Allo papa tango ...mais qui est ce charly ?

Publié le 13 Mars 2013

13 02 13 clavier pavé

Partout chercher à comprendre et aider à la compréhension

 

Un pape au balcon et déjà des ardeurs en glaçons :

 

D'après les journalistes en direct sur France 2 le mercredi 13 mars, depuis Buenos Aires , la réaction à l'élection  du nouveau patron du Vatican ne soulevait pas les foules et le gouvernement argentin ne bondissait pas d'enthousiasme.

 

Cela pousse La Canaille à se demander si les gardes rouges de la Sixtine ne tentaient pas de nous refaire une opération à la polonaise made in Amérique du sud moins d'une semaine après l'enterrement d'Hugo Chavez.

 

D'autant que du côté de BuenosAires il y a comme de l'irritation :


le site ADNpolitico et celui de Proceso profitent de l'élection de Jorge Mario Bergoglio pour souligner ses "liens très flous avec la dictature argentine", pendant les années 1970. "Bien qu'il n'existe pas de document prouvant ses liens avec la dictature militaire, certains éléments montrent cependant que Bergoglio a soutenu le régime dictatorial, même contre certains prêtres qui étaient sous son autorité à l'époque", peut-on lire. Citant le sociologue Mallimacci Fortunato, de l'université deBuenos AiresProceso affirme ainsi que "plusieurs témoins ont déclaré que Bergoglio n'a non seulement pas lutté contre la dictature, mais qu'il aurait même contribué à l'enlèvement, la torture ou la disparition de nombreux prêtres et laïcs".

 

Bigre, pas JP2 mais un peu Pie12 ? Il va falloir y regrader de plus près et cela pourrait confirmer l'hypothèse de La canaille.


Edwy Plenel dans un papier fort passionnant où il se plante dans les grandes largeurs quant à la conclusion (avancé dès l'introduction) mais avec des éléments, eux, incontestables tend à montrer que l'hypothèse qu'avance Canaille le Rouge n'est pas forcément la moins impossible.


Attendons ce que les démocrates argentins vont nous donner comme outils decompréhension mais attention, non à tout enthousiasme (qui ne menace pas canaille le Rouge) devant un exotisme qui peut coonfirmer un conservatisme qui satisfasse les marchés et le capital.


Ce ne sera que continuité millénaire pour les pairs de l'église:


 

PAPABILE : Rattrapé par son passé sous la dictature, le cardinal de Buenos-Aires, Mgr Bergoglio, définitivement « grillé »

by Marc Viot (Articles) on mercredi 13 mars 2013, 21:09

source : Edwy Plenel sur http://golias-news.fr/article4030.html

 

Né en 1936, l’archevêque de Buenos Aires, le cardinal Jorge Bergoglio, aurait raisonnablement encore pu faire office de papabile très possible. C’est un modéré, classique, « spirituel », cultivé et nuancé, vivant simplement et en retrait par rapport au tournant de la restauration ratzingérienne. Pondéré dans ses jugements, il fait figure d’homme de consensus."Aurait pu" car ce cardinal qui aurait été le premier Pape d’Amérique latine est aujourd’hui compromis de façon définitive par des révélations concernant son passé lors des dictatures militaires. De sorte qu’une élection à la papauté devient très improbable. A moins que le Sacré Collège ne souhaite que le prochain pontificat ne commence très mal...Ce qui après les remous médiatiques de celui serait du plus mauvais effet.

 

Au travers d’un livre récent "El Jesuita - Conversaciones con el cardenal Jorge Bergoglio" de Sergio Rubin e Francesca Ambrogetti, le cardinal Bergoglio a sans doute tenté de redorer son blason et de contester les sérieuses accusations qui pèsent contre lui quant à sa conduite alors qu’il était provincial de la Compagnie de Jésus en 1973 et 1979. Suite aux accusations de deux prêtres Orlando Yorio et Francisco Jalics qu’il aurait remis aux autorités militaires. La défense de Bergoglio semble empruntée.

di Jalics.

Selon sa propre version, Bergoglio aurait conseillé à ces deux prêtres, religieux jésuites comme lui au demeurant (!) de "faire très attention" en raison de leur réputation de subvertir l’ordre social. C’est à dire qu’il aurait cherché à les protéger de la police dictatoriale qui ne pouvait que les poursuivre suite à leur engagement parmi les pauvres des bidonvilles de Bajo Flores. Toujours selon sa propre version, alors provincial de la Compagnie, il aurait proposé à Yorio et Jalics de venir vivre tranquillement et discrètement dans la maison Provinciale (ce qui voulait dire au passage abandonner leur mission auprès des plus pauvres).

N’écoutant que leur courage, Yorio et Jalics persévérèrent dans leur ministère. Ils furent finalement enlevés, comme on pouvait s’y attendre.Selon Bergoglio, il aurait alors cherché à obtenir leur libération. Et à les protéger.

Cette version n’est cependant pas la seule ! Et n’est pas celle de nombreux témoins, ni celle des intéressés.

Sans oser les accuser en face, Bergoglio se faisait volontiers et perfidement l’interprète des accusations d’autres prêtres et d’évêques. Qui démentaient quant à eux les avoir émises. Un jour, le père Bergoglio (il n’avait pas encore coiffé la mitre) recommanda aux deux religieux turbulents de s’adresser à l’évêque de Moron, Mgr Miguel Raspanti. Leur affirmant qu’ils pourraient trouver refuge dans le diocèse de ce dernier. Or, en réalité, il écrivit lui-même une lettre à Raspanti terriblement négative à l’endroit des deux religieux ! L’art du double jeu en somme. Le brave Raspanti chercha pourtant à protéger et à cacher les deux prêtres. C’est Bergoglio qui l’en aurait alors dissuadé. Ce sont les calomnies répétés par Bergoglio qui empêchèrent aussi aux deux religieux d’être accueillis dans le diocèse de Buenos Aires ou d’être incardinés à Santa Fe.

Après leur libération, Yorio se rendit à Rome o๠le jésuite colombien Candido Gavina, très bien informé, lui apprit, de source autorisée (l’ambassadeur argentin près le Saint-Siège) que les forces armées avaient arrêté ces deux religieux suite à la plainte de leurs supérieurs religieux qui les présentaient comme des guérilleros. L’Ambassadeur argentin confirma même cette information par écrit !

En ce qui concerne Jalics, il se réfugia par la suite aux Etats Unis. Bergoglio s’opposa à son retour en Argentine ! Et il le fit savoir aux évêques argentins susceptibles d’accueillir le religieux dans leur diocèse. Qui plus est, il alla même jusqu’à conseiller à Anselmo Orcoyen, le directeur national du culte catholique, de refuser la demande de passeport avancée par Jalics ! Un document existe à cet égard.

Bergoglio se défend en disant que ces méchantes affirmations visent à discréditer sa candidature comme papabile. Pour noyer son chien il faudrait l’accuser de la rage ! En fait, quelle que soit l’intention ce sont les faits qui parlent. Et très clairement. Dans une biographie très documenté du cardinal, avec des preuves à l’appui, Horacio Verbitsky en a établi la véracité.

Sans doute, lors du dernier Conclave o๠il avait ses chances d’être élu, Bergoglio incarnait-il une ligne plus ouverte que celle de Ratzinger. Avec le hondurien Oscar Rodriguez Maradiaga et le brésilienHummes. En comparaison du cardinal de l’opus dei, Mgr Juan Luis Cipriani Thorne, il est vrai qu’il n’est pas difficile d’incarner l’ouverture parmi les papabili d’Amérique. Aujourd’hui c’est l’archevêque de Sao Paulo, le cardinal Pedro Odilo Scherer qui peut faird figure d’étoile montante. Bergoglio est semble-t-il définitivement grillé. Quant à Rodriguez Maradiaga, son soutien au putsch droitier dans son pays fait qu’il est plus difficile de le considérer comme un papabile "de gauche", ou du moins social.

Ceux qui misèrent jadis sur Bergoglio, présenté un peu rapidement comme un nouveau Luciani parce qu’il prenait les transports en commun et vivait simplement, habillé comme un prêtre de base et non comme un prince de l’église avaient oublié que provincial des jésuites il combattait la ligne Arrupe. D’ouverture. Et qu’il du une promotion épiscopale à cinquante ans largement écoulés, inattendue, au soutien amical du cardinal Antonio Quarracino, son prédécesseur à Buenos Aires. Un ultra-conservateur.

 

Certains pourraient se dire c'est douteux tant Médiapart n'est pas "l'osservatore romano". Mais l'article de la Croix indiquant que les parents des enfants enlevés sous la dictature exige l'audition de celui qui n'etait pas encore habémusé renforce le doute :

"Bébés enlevés sous la dictature argentine: des victimes demandent l’audition du cardinal Bergoglio"lien la Croix ici

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Nouvelles du front

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