Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Algérie : une lutte des cheminots qui continue, marque des points, ils ont même leur Chérèque...hélas.

Du 14 au 16 mai au soir, les cheminots d'Algérie sont toujours en lutte.

Des similitudes avec la France : ils ont leur Bussereau et même leur ...Chérèque, des différences puisqu'en Algérie les salaires des cheminots augmentent :

 

Et pourtant, sous réserve de confirmation (méfions nous ici comme là-bas des intox: 

Grève de la SNTF : accord conclut avec le ministère, reprise du travail lundi

Après neuf jours de grève pour réclamer une hausse de leurs salaires, les cheminots devraient reprendre le travail, lundi 17 mai, a-t-on appris auprès de représentants de travailleurs grévistes. La décision de mettre fin à la grève est intervenue après un accord conclu avec le ministère des Transports.

Il prévoit l’application de l’accord entre le gouvernement et l'UGTA sur la hausse du salaire de base de l’ensemble des travailleurs. L’accord prévoit l’alignement du salaire de base des cheminots sur le salaire national minimum garanti de 15.000 dinars. Un comité mixte composé de représentants des travailleurs et de la direction de la SNTF sous la supervision du ministère veillera à l’application de cet accord.

Les cheminots ont réussi à obtenir gain de cause malgré les tentatives de l’UGTA de casser leur mouvement de protestation. La centrale syndicale a appelé à maintes reprises les travailleurs à reprendre le travail, mais elle n’a pas été entendue. Les grévistes voulaient du concret et ils l’ont obtenu.

Les cheminots algériens sommés de reprendre le travail après 4 jours de grève

Vue de la principale gare d'Algers située dans le centre-ville (2006). AFP/Fayez Nureldine

 

Les cheminots algériens sommés de reprendre le travail après 4 jours de grève

La justice algérienne a ordonné le 13 mai « l'arrêt du mouvement de grève » entamé par les cheminots qui exigent des revendications de salaire. Le mot d'ordre de grève lancé par les sections syndicales dissidentes de la fédération des cheminots (UGTA) a paralysé plus de 50% du réseau national, et au cinquième jour de ce mouvement, il n’y a pas de solution en vue. 


La direction des chemins de fer algériens a saisi le tribunal administratif qui a ordonné la reprise du travail et déclaré « illégale la grève des cheminots ». Ce mouvement a été déclenché en dehors du syndicat officiel UGTA, auquel est affilié le syndicat de l’entreprise. Du coup, le secrétaire général de l’UGTA (Union générale des travailleurs algériens), Madjid Sidi Said, a estimé que « c’est une grève logique et légitime », tout en appelant à « l’ouverture d’un dialogue ».

Entre cet appel solennel et l’injonction judiciaire, les cheminots mécontents (environ la moitié des 20 000 salariés) ont choisi de poursuivre la grève. Ils exigent une augmentation, d’au moins 20% de leur salaire, avec effet rétroactif à janvier. S’il n’y a pas d’opposition de principe à une hausse salariale, la direction de l'entreprise souligne toutefois, que l'entreprise n’a pas les moyens de payer des rappels.
Ce blocage se traduit par une paralysie d’environ 50% du trafic, laquelle se répercute négativement sur le transport des voyageurs et du fret. La grève entre dans son cinquième jour, et il n’est pas exclu que les cheminots soient réquisitionnés pour empêcher une paralysie totale du réseau ferroviaire.

 

14 mai ALGER - Le secrétaire général de l'Union générale des travailleurs algérien (UGTA), M. Abdelmadjid Sidi Said a réitéré vendredi son appel aux cheminots à geler leur grève pour permettre à leurs représentants de "favoriser la négociation dans la sérénité", a-t-on appris auprès de la centrale syndicale. Au cours d'une rencontre avec les représentants de la Fédération nationale des cheminots et de la base syndicale, M. Sidi Saïd a indiqué que "la reprise du travail se fera le samedi 15 mai", soulignant que cet acte des travailleurs sera "un geste de solidarité à l'endroit du citoyen".

 

Les cheminots toujours en grève malgré l’appel à la reprise de la Fédération nationale des cheminots

 

16 mai 9h00 -Alger :Aucun train n’a quitté les gares d’Alger (centrale et Agha) dimanche matin au huitième jour du mouvement de grève lancé par les cheminots, malgré l’appel à la reprise de la Fédération nationale des cheminots (FNC). « L’administration ne veut pas négocier sans la reprise du travail et les travailleurs s’obstinent à maintenir la grève tant qu’ils n’ont pas reçu une preuve tangible d’une prise en charge de leurs revendications, notamment l’article 52 de la convention collective de branches », a déclaré un représentant de la cellule de crise, installée par le syndicat des cheminots au niveau de la gare d’Agha.

 

16-05-2010

LES CHEMINOTS DÉTERMINÉS

«Il n'y aura pas de service minimum mais une grève maximum»

ImageLes cheminots ne semblent pas lâcher leur seule et unique revendication qui se résume à l'application de l'article 52 de la convention collective signée en 1997.

Le secrétaire général de la centrale syndicale a appelé, dans un communiqué, les cheminots à la reprise du service, tout en accentuant le rythme des négociations avec la direction générale.

Chose d'ailleurs que les cheminots balayent d'un revers de la main.  «Il n'est pas question de reprendre, nous n'assurerons ni le service minimum ni le maximum, mais il y aura une grève maximum», a tonné un syndicaliste fédéral, ajoutant : «Nous pointons du doigt la fédération des cheminots qui est complice avec la direction générale, parce chacun d'eux a des intérêts personnels à défendre.»

S'agissant de la déclaration du ministre de tutelle, en l'occurrence Amar Tou, les cheminots ont commenté de façon virulente ses propos. 
«Il aurait dû venir nous voir pour qu'on lui explique la situation et le mettre au courant de ce qui se trame dans notre société, au lieu de sortir pour inaugurer 2 km de rails de tramway», a abondé Djamel Berrached, cheminot et membre fédéral syndical de la FNC.

Le syndicaliste n'y va pas par quatre chemins pour culpabiliser le ministre et l'inciter à prendre des mesures radicales concernant le directeur général de la SNTF. «Il est le premier responsable du secteur. Il peut bien instruire le directeur général de notre société pour qu'il applique l'article 52 de la convention collective. Malheureusement il n'a rien fait.» Nous avons tenté vainement de joindre le directeur des ressources humaines de l'entreprise pour plus d'explications et d'informations sur ce mouvement qui pénalise toute l'économie nationale.

Les cheminots des quatre régions du pays étaient tous présents à Alger, rassemblés en face de la direction générale dans l'attente d'un geste du directeur général. Jusqu'à l'heure actuelle, les cheminots restent décidés à maintenir le mouvement de grève qui dure depuis huit jours, avec des conséquences fâcheuses pour l'entreprise qui perd quotidiennement plus de sept milliards de centimes. 

«Mauvaise gestion»
Il est utile de rappeler que la SNTF est déjà dans une situation financière des plus critiques, vu les déficits causés par «la mauvaise gestion» des responsables en place, disent les cheminots.  Mais le souci majeur de l'entreprise est le nombre de jours d'arrêt qui ne font qu'aggraver la situation.

Les cheminots sont conscients du danger, mais la direction générale ne fait aucun effort, surtout que ces derniers ne demandent que leurs droits légitimes.  C'est d'ailleurs le mot d'ordre donné par la cellule de crise qui s'est réunie hier et arrêté la décision de maintenir la grève, jusqu'à satisfaction des revendications.

Par Elias Melbouci

 

A suivre... Le salaire de base passerait ainsi de 12 500 DA à 15 000 DA, environ 20% d'augmentation!!) et à apprécier... pour ici aussi.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article