Agenda, calendrier et été Orangina

Publié le 29 Juin 2012

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Le problème, pour les hommes importants, c'est de savoir comment organiser son temps, comment planifier ses activités.


Les humanoïdes s'humanisant ont appris à mesurer le temps.


Avant, maintenant, après. Où maintenant a toujours été décisif, avant rassurait et après interpellait.


Avec le temps (comme le disait Ferré) ils ont appris à le mesurer, à se projeter dans l'avenir pour donner des rendez-vous parfois important et même inventé des outils pour le mesurer.


C'est ainsi qu'en mesurant l'avenir ils ont inventé la promesse ou la consolation.


C'est le patron qui dit "je t'augmenterai à la St Glinglin" et le syndicaliste prêtre ouvrier qui connait son bréviaire qui met la boite en grève le 30 octobre pour que le 1er novembre le patron tienne parole. 


C'est le coiffeur du demain on rase gratis qui deviendra pour des années la devise du Figaro le quel va structurer le parti des promesses non tenues et des résignations vite gagnées par d'autres forces.


C'est aussi le chef, désigné, élu, coopté, qui dit "on pensait faire mais on peut pas". Le premier qui en a usé ne savait pas qu'il inventait un concept politique majeur : la social-démocratie.


Pourquoi ce long préambule ?


Pour une raison toute bête : il semble que ce gouvernement et son rose cornac ait un problème : Si ils ont un calendrier à promesses, il n'ont pas de poche pour amener l'agenda de leur réalisation.


Encore que ils ont bien un agenda mais il sert à faire autre chose que tenir le calendrier des promesses :


A la page du 28 juin par exemple "augmentation des minima sociaux " cela aurait pu tenir dans la case du jour. Manque de pot il y avait déjà "je mets à la tête de la Caisse des Dépôt un ancien ministre du Troll qui parce que c'est un ancien copain d'école le vaut bien".

 

C'est comme le jour du coup de pouce au smic. Il y avait la nomination de De Robien au BIT. Pas assez de place sur l'agenda pour loger plus de 2%.  

 

Et d'ici la mi-juillet, pas possible de tout faire tenir d'autant que je pars à Bruxelles et qu'Hermann m'attend avec Angéla pour voir comment on se dépêtre de ces fichus engagements de campagne.


Comme le dit un bon camarade de La canaille : "Le temps passe. Le café aussi. Pourtant, personne n'a trouvé de marc de seconde au fond des pendules."


Oui, mais on y retrouve que la poussière des promesses non tenues. Leur fermentation dégage des miasmes toxiques pour la démocratie.


Parmi les outils à mesurer le temps, en politique le plus efficace est certainement le sablier : le temps s'écoule et, bien calibré, il permet aux promesses de se perdre dans le sable des agendas perdu ou des calendriers perturbés.


Le seul truc pour s'en sortir c'est d'attraper le sablier d'y donner des allures de cocotier : secouer, secouer, secouer encore pour perturber le bon ordonnancement. Un peu à la façon des métallos de PSA ou d'Arcelor, un peu comme veulent y aller les cheminots du Landy. Si ceux qui scrutent l'horizon sablier en main du haut du dit cocotier atterrissent brutalement au pied de l'arbre cela leur fera du bien.


La Canaille propose un été Orangina, et pas que pour passer le temps.

http://www.sudeducation.org/spip.php?action=acceder_document&arg=6290&cle=8a203137d9d8d4aca4d12cdd0d536e3a97011e60&file=jpg%2Fp1-003.jpg 

 

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Coup de gueule

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