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☭ A propos du front républicain (première approche)

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      Le front républicain tel qu'envisagé du coté des "hors sol"


 

L'ami Jean dans sa production dominicale vient de consacrer un article au "désespoir du Monde" devant l'incapacité des français à se glisser dans le moule ultra libéral [Les désespoirs du Monde].

 

Le même "Monde", deux jours plus tôt, avait engagé une réflexion à partir des élections partielles. Comment utiliser l'opportunité d'une accélération de l'nion sacrée autour de l'UE à partir de la condamnation de l'extrême droite avec l'objectif de toujours plus et mieux marginaliser la colère populaire. Une idée aussi vieille que l'union sacrée et relevant d'une sorte de ventriloquerie pour ne pas montrer comment elle est instillée est lancée par la rédaction du quotidien qui une fois de plus se met en déférence devant l'ordre bourgeois: le front républicain.


L'article de Jean arrive à point nommé pour montrer que ce front n'est pas dressé contre celui intitulé "national" mais bien contre en fait la monté du rejet de l'intégration européenne sur lequel tente de surfer le f-haine pour à la fois en réccupérer l'énergie et servir de rabatteur aux architectes de ce front républicain.


La rédaction du Monde (puisque quand l'édito n'est pas signé, de tradition, il engage la rédaction du titre et établie sa ligne éditoriale) se met en campagne au nom de la lutte contre le f-haine et en appelle à la construction de ce front. Sa dénonciation de la réalité de l'extrême droite sonne juste. les solutions pour le combattre font et feront flop.


L'enseignement de Villeneuve sur Lot, (impossible à l'heure où ceci est mis en ligne d'avoir un taux de participation) c'est qu'environ plus de 50% des inscrits abstentionistes n'ont ni voulu voter pour l'UE représentée par le PS et l'UMP artisan de ce front escompté et  ont refusé de voter pour le f-haine. Le candidat du PS aura beau avoir appelé à faire barrage au VRP lepeniste. Cela ne prend pas.


Là est la base du rassemblement anti fasciste et anti capitaliste puisque les trois partis en question sont les représentants du capitalisme Européen pour deux d'entre eux, des idées de toutes les droites pour deux d'entre eux et de la peur de l'intervention populaire pour les trois.


Quant aux autres, se positionnant dans leurs annonces à gauche, la vacuité de leurs propositions et le vide siréral de leur projet participent à l'impossibilité de bien combattre les trois premiers et donc leur permet de perdurer. 

 

Cet article du "Monde" est donc un des moments du désarrois de la classe politique qui sent que le rejet des causes de la crise peut se frayer un chemin et si elle prend de l'assurance et à terme pourrait submerger l'édifice nstitutionel. La responsabilité des acteurs avec ou sans emplois, actifs ou retraités, jeunes et anciens à travers tout le pays n'en est que plus grande. La fébrilité des "hors sol" et de leurs relais idéologiques est porteuse d'espoir.

 

L'article du Monde

 

 

Ségolène Royal a dit tout haut ce que beaucoup pensent, à gauche comme à droite : "L'agitation de l'épouvantail du FN ne suffira pas" pour enrayer la progression du parti d'extrême droite dans l'opinion et l'électorat.

C'était le 17 juin, au lendemain du premier tour de l'élection législative partielle de Lot-et-Garonne, qui a permis au candidat frontiste d'éliminer le candidat socialiste et d'imposer un duel incertain à celui de l'UMP. Quel que soit, dimanche 23 juin, le résultat du second tout de ce scrutin, c'est une évidence : le front républicain dressé par les partis de gouvernement contre le Front national a du plomb dans l'aile.

Depuis plus d'une vingtaine d'années, en effet, c'était la règle, presque le réflexe : à chaque fois que le parti de Jean-Marie Le Pen menaçait, gauche et droite appelaient leurs électeurs à lui faire barrage en votant pour le candidat "républicain" restant en lice. L'élection présidentielle de 2002 en a fourni le meilleur exemple : après la qualification de M. Le Pen pour le second tour, les responsables de la gauche avaient, bon gré mal gré, appelé à soutenir Jacques Chirac.

De l'ordre de 70 % des Français considéraient, à l'époque, le FN comme "un danger pour la démocratie". Et Jacques Chirac n'hésitait pas à dénoncer "un parti de nature raciste et xénophobe" pour couper court à toute "compromission" de la droite avec l'extrême droite, au lendemain des élections régionales de 1998.

Ces digues menacent de céder. Lorsque leur candidat est battu au premier tour, les électeurs de gauche refusent de plus en plus souvent de voter pour l'UMP. Laquelle a renoncé, depuis les cantonales de 2011, au front républicain au profit de la fausse symétrie du "ni FN ni PS". Et la préparation des municipales de 2014 témoigne que, dans bien des villes, sa tentation est désormais très forte depasser, d'une manière ou d'une autre, des accords avec les "cousins" du FN pourbattre la gauche.

STRATÉGIE DE "DÉDIABOLISATION"

Tout y a contribué. La stratégie de "dédiabolisation" engagée par Marine Le Pen, depuis qu'elle a succédé à son père, a gommé une partie des préventions contre son parti. Aux yeux d'un nombre croissant de Français, celui-ci s'est normalisé.

Pour sa part, Nicolas Sarkozy porte la responsabilité d'avoir favorisé la "lepénisation des esprits", en reprenant à son compte le langage, la rhétorique, et ainsi une bonne partie des idées du Front national – en 2007, et plus encore en 2012. En outre, le FN se nourrit de la défiance grandissante à l'encontre des partis de gouvernement, impuissants contre la crise économique et sociale et gangrenés par des scandales à répétition.

Aucune voix forte et légitime, enfin, ni à gauche ni à droite, ne semble déterminée à porter le combat contre un parti qui, s'il avance masqué, n'a renoncé à aucune des idées forces qui l'animent : attiser les peurs de la société française plutôt que les apaiserstigmatiser les "élites", jetées en pâture au "peuple"rejeter l'Autre dès lors qu'il n'est pas "gaulois de souche"fermer les frontières du pays contre l'Europe et la mondialisation.

Quoi qu'il en coûte aux uns ou aux autres, le front républicain reste donc la seule riposte contre ce parti rétrograde, nationaliste et xénophobe. Sans quoi, droite comme gauche n'y perdront pas seulement des élections, mais aussi leur âme.

Editorial du "Monde"

 

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