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A propos des trains de la mort et la SNCF (suite)

 

 

 

Trouvé ceci dans la presse qui une fois de plus fait bondir La Canaille.

"Le rôle de la SNCF dans le transport des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale est à nouveau mis en lumière par la récente adoption d'une loi californienne la sommant de s'expliquer si elle veut exploiter le futur TGV devant relier San Francisco à Los Angeles.

Une loi votée la semaine dernière par le Parlement local impose à tout candidat à un contrat dans le TGV californien d'expliquer son éventuel rôle dans le transport des prisonniers vers les camps de travail, de concentration ou d'extermination entre le 1er janvier 1942 et le 31 décembre 1944, et la façon dont il a dédommagé les victimes."

Ce texte ne fait réagir qu'à cause de la nième tentative de s'en prendre à toute une profession avec en arrière pensée des raisons qui sont moins humanitaires que commerciales dans le cas d'espèce mais de s'interroger sur le sens précis de cette démarche.

Pour autant le respectable parlementaire a-t-il, s'est-il posé la question de savoir ce que fricotaient avec les dirigeants politiques, ceux de l'économie, la police et l'armée du troisième Reich ou des génocidaires japonais les fabricants de l'ordinateur et (ou) des composants qui lui servent ?

Il semble bien que le fichage et mise en mémoire des internés et déportés et les critères de sélections aient fourni du travail grassement rémunéré avec représentants sur place entre autre, côtés allemand déportophiles génocidaires à la société certes encore à un niveau préhistorique de développement avec son actionnariat US qui est resté de référence mais qui se rendra célèbre sous le nom d'IBM.

Wikipédia qui certes n'est pas la bible mais qui n'a pas été contesté sur ce plan nous indique:

Dès 1934 la filiale allemande d'IBM, Dehomag (pour « DEutsche HOllerith MAschinen Gesellschaft ») fournit au régime nazi des machines mécanographiques de poinçonnage de cartes perforées qui servent au réarmement, à la gestion de la force de travail des prisonniers politiques et aux nombreux recensements de la population allemande dès 193312, ce qui fit de Dehomag la filière d'IBM la plus profitable à la fin des années 1930. En parallèle, ces mêmes machines servirent au décompte de la population juive dans les ghettos et les camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale.

Ce sont aussi ces recensements efficaces, contenant des données ethniques et religieuses, qui permirent aux nazis de se saisir rapidement et presque totalement des populations de Juifs et de Roms en Allemagne et, avec une efficacité plus variable, dans les autres pays sous domination allemande.

J'espère que notre vigilent pourchasseur d'auxiliaire économique du nazisme va aussi jeter un œil du coté de BASF, Siemens, BMW ou VW et quelques autres avant de passer ses commandes.

Cela dit, je vais tenter de faire passer en pièce jointe aux destinataires réguliers du blog un texte qui éclaire sur cette histoire où la confusion est savamment entretenue entre les dignitaires fascistes à la tête de l'État Français et l'entreprise publique soumise (ce que le texte démontre) aux décisions politiques de l'occupant et de Vichy via la commission d'Armistice et ensuite la pratique institutionnelle de la collaboration.


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