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Ils convoitent la belle Hellène pour mieux la rançonner

Sont repris ici pour l'essentiel des éléments du Blog de "Dimitri" et des éclairages apportés par "le Fennec". (merci à eux d'avoir donner la matière à ce qui suit)

Les uns éclairent les autres et donnent une lumière nouvelle sur la situation en Grèce.
Ils permettent de mieux voir les conséquences ici d'un affrontement droite-PS en 2012 sans irruption puissante d'un mouvement populaire déterminé : les fourches caudines du FMI aidées par la BCE finiraient de liquider les acquis sociaux. 

 

"Avant les élections de l'automne dernier, en Grèce, tout allait bien. Le Club Bilderberg avait choisit la Grèce pour sa réunion l’année dernière pour rendre hommage à son dynamisme et la bonne gouvernance.

Le ministre des finances grec est devenu membre à cette occasion du prestigieux club des élites planétaires.

Les « reformes » tardaient peu.

La partie facile a été réalisée avec succès par la Droite : la démolition du Code du Travail.

Il faut rendre hommage à Karamanlis : Il a fait mieux sur cette question, sans les socialistes, que Sarkozy, avec les socialistes : Vingt neuf milliards aux banques. Quelques privatisations (bradage au secteur privé) en industrie et les transports.

Les capitaux français et allemands se portaient bien en Grèce.

Petite diminution du taux de profit comme partout ailleurs, à cause de cette maudite Crise extraterrestre.

Il restait la partie difficile. Les impôts, les retraites, la santé, l’éducation. Tout ce que la Droite ne sait pas faire, le PS est prêt à essayer.

Les Grecs ont voté le 4 octobre 2009. Le PS a gagné avec 10 points d’avance sur la Droite.

Les Grecs ont voulu le changement. Ils l’ont et ils ne sont pas contents.

Après les élections. Comment annoncer au peuple la « faillite » ? Deux mois de manipulation pour prévenir les « notateurs » de se réveiller et mettre à l’aise l’autorité de tutelle (l’Europe, BCE, FMI, ...). Le déficit est de 12,7% le lendemain des élections contre 6% la veille des élections ! Qui ment ? La Droite ? Le PS ?

Aucune importance. Les cyclopes (spéculateurs essentiellement français et allemands) mangent un par un les contribuables grecs.

- Oui, mais le peuple vient de voter avec une grande majorité pour des vraies reformes de gauche.

- Nous sommes en régime post-démocratique. Il n’y a que les communistes et les gauchistes qui utilisent de telles catégories : peuple, élections, souveraineté.

Les élites qui savent pensent autrement.

Pendant ce temps-là. Le déficit public global moyen de la zone euro avoisine les 6 % du PIB, les Etats-Unis et le Royaume-Uni battent tous les records et le Japon est hors concours. D’après l’INSEE la France connaît la pire récession depuis 1945.

Pendant ce temps-là, les banques se refinancent auprès de la BCE à des taux entre 0,5% et 1%. La Grèce doit emprunter à 6%. L’euro protège ... les banques.


Le verdict des élites. Les élites (qui savent !) de la classe supérieure : « La zone euro avait fini par accueillir en son sein la Grèce, berceau de la civilisation occidentale mais aussi génie de l’artifice comptable » (Le Monde). Artifice comptable ? Par qui ? Le Diable ? Les communistes ? Ben Laden ? Comment se fait-il que les élites grecques, de religion libérale, formées dans les meilleurs écoles de Paris, Londres, Harvard trafiquaient les bilans comptables d’un pays de l’Euroooooope (Saint Synode) ?

Mezalors, les « grandes agences de notation », les anges gardiens de l’orthodoxie du marché catholique, n’ont rien constaté pendant dix ans ? Pas assez de diplômes ? Pas assez de prix Nobel ?

Et le directeur de la Banque centrale européenne (salaire six millions de dollars par an) n’a pas vu les copains de promotion qui trafiquait les bilans ? Génie lui aussi de l’artifice comptable ? Pas assez de diplômes ?

Et le FMI (de DSK -note de C-le-R)? Il faisait quoi ? Il s’occupait de l’affaire hongroise ? S’il avait fait Harvard …


La classe supérieure française s’inquiète. « La Grèce a vécu au-dessus de ses moyens et maintenant les contribuables français et allemands vont payer l’addition, voilà la seule vérité. » Parole d’expert initiée par un éditorial du journal du groupe Lagardère. Le racisme, élément fondateur de l’identité française (celle des collabos).

Le Crédit Agricole a mis la main sur le Crédit Agricole grec
La Société Générale a absorbé son homologue grec.
Carrefour ouvre son 25e supermarché en Grèce.

Les couches populaires grecques envoient la plus-value à la classe supérieure française qui n’est pas satisfaite.

Les caissières grecques ne travaillent pas assez. Les ouvriers et employés grecs se bronzent au soleil au dépend du contribuable français.

La veille de la réunion de Bruxelles « pour sauver la Grèce » le premier ministre grec est passé par Paris. La classe supérieure grecque a confirmé l’achat de six frégates furtives FREMM (2e génération !) et des avions Rafales Dassault (que personne ne veut). 


La classe supérieure allemande s’inquiète. « L’éventuel renflouement de la Grèce suscite une forte opposition en Allemagne. Le sentiment qui domine est que l’Allemagne paye plus qu’elle ne reçoit, alors si elle doit en plus aider la Grèce, ce sera très difficile à expliquer ».
« On n’aide pas un alcoolique en lui donnant encore une nouvelle bouteille d’eau-de-vie ». La pauvre Mme Merkel ne pourra pas expliquer à son peuple une aide aux alcooliques (les élites grecques qui ont fait des études en Allemagne !). La dure vérité …

Mais aussi nous apprend Le Fennec, cela : Dans l’article Verkauft doch eure Inseln, ihr Pleite-Griechende de l’hebdomadaire à grand tirage Bild am Sonntag , le député FDP Frank Schäffler a déclaré : "La Chancelière ne doit pas violer le droit, ne doit pas promettre des aides à la Grèce. L’État grec doit se débarrasser de façon radicale de ses participations dans des entreprises, et également vendre des terres, par exemple des îles inhabitées". Ce député a été rejoint dans ses propos par le député CDU Marco Wanderwitz.

Dimitri nous éclaire: La Grèce avait payé quatre sous-marins allemands qui avaient tendance à … remonter de travers à la surface. La Grèce a demandé que l’Ecole polytechnique d’Athènes expertise la camelote.
Refus de la chancelière ; trop humiliant pour la technologie allemande ! Que l’OTAN se porte garant ; refus nouveau. Les Grecs ont payé mais ils n’ont pas vu les sous-marins. Comment alors, l’expliquer au peuple allemand ?

La correspondante du journal suisse Le Temps, Angélique Kourounis, dans son article L’amertume des Grecs envers l’Allemagne  ( 27 02 2010), rapporte que « le maire d’Athènes s’en est pris à la chancelière allemande, lui rappelant les dettes de l’Allemagne vis-à-vis de la Grèce. “Vous nous devez 70 milliards d’euros pour les ruines que vous avez laissées”, a-t-il déclaré dans un communiqué, faisant allusion à une bataille qui oppose les deux pays sur les réparations de guerre. “Vous nous devez Distomo et Kalavrita”, a-t-il également rappelé dans une conférence de presse évoquant les deux villages martyrs de Grèce dont les habitants ont été massacrés par l’armée allemande en retraite.

 

Berlin a rejeté ces accusations, estimant que le dossier était clos depuis un versement d’indemnités, en 1960, de 4,4 milliards d’euros. C’était sans compter le rappel à l’ordre du tonitruant Théodore Pangalos, numéro deux du gouvernement et ancien ministre des Affaires étrangères : “En partant en 1945, les Allemands ont pris tout l’or de la banque de Grèce ! On ne demande pas qu’ils le rendent, mais qu’ils disent au moins merci et qu’ils cessent de parler de nos déficits.” » cet éclairage interressant nous est aussi apporté par le Fennec.

 

Dimitri poursuit : De plus, beaucoup de commentaires ont aussi montré du doigt l’entreprise allemande Siemens impliquée dans l’un des plus grand scandales de corruption en Grèce et le journal athénien Eleftheros Typos a voulu contre-attaquer en présentant une photo de l’ange de la colonne de la Victoire, à Berlin, une croix gammée à la main, avec la légende : "Le nazisme financier menace l’Europe".

Le président de la Bundesbank, Axel Weber, avait déclaré fin janvier : "Il est impossible de justifier auprès des électeurs qu’on aide un autre pays afin que ce dernier puisse s’épargner les douloureux efforts d’adaptation qu’on a soi-même endurés"

« La moitié de députés grecs (UMP et PS grecs) ont reçus de pots de vin et commissions de la part de Siemens, premier employeur privé allemand ». Un de plus gros scandales du siècle portant sur les marchés de la firme allemande (1,3 milliard d’euros de fonds douteux) avait comme cerveau le directeur de cabinet de … Mme Merkel.

La classe supérieure a même réussi à rapatrier, grâce à une fuite à la Polanski, l’organisateur grec avec la complicité des libéraux grecs. Comment alors, l’expliquer au peuple allemand ?

Mais Mme Merkel ne doit pas désespérer. Elle a de quoi expliquer au peuple allemand. Les négociations pour l’achat de quarante avions Eurofighter (EADS sans Gergorin) par la Grèce est en bonne voie.

Merci le peuple grec, génie du sacrifice comptable ! (moins de congés plus de chasseurs et bombardiers, moins de retraites mais plus de corvettes, ces socialistes, sont forts quand même-note de C-le R)  Elle a intérêt à composer avec les gentils socialistes grecs, car la droite libérale (qui connaît bien les notions d’actif-passif) réclamera (qui sait?-C-le-R) les dédommagements qui tardent à venir de la deuxième guerre mondiale.

La Grèce doit s’adapter quitte à en crever. Le Monde, journal de la droite décomplexée.

 Le journal libéral des élites du groupe Lagardère nous avait prévenus déjà le 12 décembre

2009 :

« En théorie, le traité de Maastricht interdit toute forme d’assistance à un Etat de la zone euro

en situation de banqueroute. Dans la pratique, on voit mal comment les pays d’Europe du Nord
 

et la Banque centrale européenne pourraient laisser tomber un pays défaillant, sous peine de

provoquer une grave crise de défiance vis-à-vis de l’euro
.

Le député allemand Frank Schäffler a aussi rajouté dans l’article "Rechtsbruch mit Folgen" du 02/03/10 que "le non-respect des traités européens a d’importantes conséquences sur l’économie, comme le montre le cas de la Grèce. En laissant entrevoir à la Grèce qu’ils pourraient l’aider financièrement, lors de leur réunion informelle du 11 février 2010, les chefs d’État et de gouvernement de l’U.E. ne mettent pas seulement en danger la stabilité de l’euro. Ils se sont mis d’accord pour une violation collective du droit [...] La Grèce s’est livrée à une violation du droit pour pouvoir entrer dans la zone euro. [...] Cette violation du droit ne peut pas être réparée par la violation collective du droit décidée le 11 février 2010, elle ne peut l’être que si la Grèce sort de l’euro".

La Grèce qui sort de l’euro…Elle devrait ne pas être la seule car « le pays est, semble-t-il, loin d’être le seul à avoir eu recours à des astuces financières conseillées par des banques de New York et de Londres. Le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie le Portugal ont, eux aussi, “optimisé” leurs comptes avec l’aide de Goldman Sachs, JP Morgan, Barclays ou encore “feu Lehman Brothers”. »  C'est Le fennec qui pointe ces déclarations

Dimitri précise: "Reste à savoir comment les contribuables allemands, néerlandais ou français réagiront quand leurs impôts augmenteront pour sauver Grecs ou Portugais. » Exactement comme pour les dépenses de la famille royale (en France) ou pour les frais de mission de Barroso."

Toujours dimitri : Le Monde et la politique. Le journal vespéral des marchés titre : « Papandréou, l’homme qui fait trembler l’euro ». Mon dieu ! Hercule arrive. Et sa « journaliste » libérée fait le portait politique de celui qui fait secouer l’euro : « Le raffinement est son arme. Costume bleu marine, chemise blanche, cravate délicatement violette, Georges Papandréou a la silhouette longue et distinguée, la moustache taillée au millimètre, la politesse souriante, l’anglais parfait du brillant élève passé par Harvard et la London School of Economics, la graisse évanouie dans des heures quotidiennes de fitness et de cyclisme à haute dose. Si peu balkanique, si différent. » Le vocabulaire de Paris-match est plus riche.

Le Figaro, journal de la Gauche responsable. Le groupe Dassault, s’est démené, il est vrai, dans sa campagne pour aider la Grèce et le gouvernement socialiste. « On ne laissera pas tomber la Grèce » titrait son Figaro (il est vrai que le marché des rafales incite bien à quelques efforts – note de C-le-R). Mme Lagarde découvre la démocratie athénienne et la solidarité entre les peuples. Amour foudroyant avec le ministre grec socialiste de l’économie.

* * *

Et maintenant, à nous l’Espagne !(certainement aussi le Portugal voire l'Italie-note de C-le R))

Les milliards de la « dette » grecque coulent à flot. « Les banques françaises et allemandes cumulent plus de 115 milliards de dollars d’exposition en Grèce et six fois plus dans l’ensemble de l’Europe du Sud. L’Espagne, probable prochaine cible des marchés, inquiète beaucoup plus. » Français, Allemands, Anglais, Américains, boivent à la santé du peuple grec ! Le "contribuable français" (en fait le dessus du bouclier fiscal-note de C-le-R) (dirait le Monde) en met plein les poches !

 

Pour les élites françaises (incapables de gérer quoi que ce soit malgré des rémunérations exorbitantes) il y a les Spéculateurs qui, de temps en temps, perturbent le marché. C’est une farce maintes fois répétée. Le christianisme (ses fondateurs illettrés et ses élites lettrées) avait inventé le Diable (le mal) face à Dieu (le bien). Or, Dieu n’a jamais réussi à éliminer le Diable. On connaît les dégâts. Obscurantisme, misère, guerres, absence de droits fondamentaux, promesse de paradis. Même, lorsque le Diable n’est pas en cause, les élites vous diront que les ouvriers ne travaillent pas assez, les employés ne foutent rien, le temps libre ne sert qu’à « boire et à battre sa femme », … Le peuple ne travaille pas assez et les classes supérieures se donnent du mal à trouver des solutions. Et le comble ; ils vous diront sans honte que les structures, qu’eux mêmes conçoivent régulièrement, ne sont plus performantes !

A vrai dire, il y a un point sur lequel nous sommes d’accord : Ils s’emploient avec ardeur à défaire méthodiquement le Programme nationale de la Résistance, en clair, le programme élaboré par le peuple combattant. La revanche de Vichy.

Le gouvernement grec doit bientôt « choisir entre un appauvrissement généralisé de la population et une sortie de l’Euro » (Jacques Sapir). Le gouvernement socialiste grec a déjà choisi. D’après vous ?

Et le Fennec de conclure en attirant notre attention : Si les Allemands cherchent les escrocs, Étienne Chouard économiste et fiscaliste en donne une bonne définition :

 

« Autrefois, les États partageaient avec les banques privées le droit de création monétaire. Comment faisaient-ils ? L’État avait la possibilité d’emprunter auprès de sa banque centrale et de lui rembourser au fur et à mesure de ses recettes. La différence, c’est que l’État ne payait pas d’intérêts.

 

C’est là qu’il s’est passé quelque chose d’absolument majeur. En 1974 a eu lieu la dernière émission de monnaie par la Banque de France et depuis, l’État s’est, de fait, interdit de créer de la monnaie. Concrètement, il s’est interdit d’emprunter auprès de la banque centrale. Cela a comme conséquence de payer beaucoup plus cher tout ce dont l’État a besoin et qui est financé par le crédit. Je ne sais pas comment les banquiers ont fait pour obtenir du gouvernement cette espèce de hara-kiri monétaire qui consiste à se priver soi-même d’un pouvoir considérable et essentiel dans la politique du pays. Ce sabordage monétaire a été monté au plus haut niveau du droit, à la faveur des "traités constitutionnels", par l’article 104 du traité de Maastricht, devenu l’article 123 du traité de Lisbonne consolidé, qui rend ce sabordage irréversible, hors d’atteinte des citoyens. » 

La dette publique, une affaire rentable pour les banquiers et les grands capitalistes, leur permettant en particulier de s’approprier les richesses des nations.

(Note de la canaille: c'est ainsi comme c'est rappelé ci dessus que les états ont emprunté à 1% auprès des états et qu'en retour elles prêtent à ces mêmes états à 6.5%) 

Le poète grec Georges Séféris, dans son discours prononcé lors de la remise du prix Nobel de littérature en 1963 avait déclaré : "J’appartiens à un petit pays. Une pointe rocailleuse sur la Méditerranée, où il n’y a pas d’autre richesse que la lutte de son peuple, la mer et la lumière du soleil. Elle est petite notre terre, mais son patrimoine est énorme." 

 

Le Fennec conclus : Ces propos sont plus que jamais d’actualité. Le peuple grec vient de nouveau de rentrer en lutte et je suis de tout cœur avec lui. (la Canaille aussi)

 

 

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