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Les condottieres sont à l'œuvre


le condottière 

Mourir du travail au travail.
 

Il y a ceux qui se la jouent pirouette, en fait des pitres, qui rappellent les bons mots des autres du style "le suicide est un manque de savoir vivre".

Ceux qui s'offusquent de celui ou celle qui y est poussé avec des mots du genre "comment aux jours d'aujourd'hui cela puisse arriver".

Ceux qui vont gratter le fond de leur patrimoine judéo chrétien pour dire que "c'est contre nature". Ceux aussi qui s'en foutent et attendent le tableau de la L1 ou fort Boyard sur leur écran.

Il y a ceux qui théorisent sur ses liens avec "La Crise et ses dévastations morales". Les porteurs  de compassion, que de compassion. 
 

Peu qui osent dire qu'il s'agit d'un crime par destination dont les meurtriers sont connus : le commanditaire s'appelle le Capital, son condottiere est le libéralisme.

Condottiere, oui!! L'encyclopédie précise :
Les condottieres s'épargnaient mutuellement : tandis qu'ils rançonnaient les habitants des pays vaincus et réclamaient des sommes importantes pour prix de leurs services. On croirait lire la stratégie des opérateurs téléphoniques ou des majors des banques et du pétrole.
 

Quand une personne défaille cela peut (et encore) être de sa faiblesse mais quand les vies éclatent comme grêlons en mars, il s'agit d'une gestion social comme arme de destruction massive.
 

Les responsabilités sont doubles: ceux qui aujourd'hui mettent en œuvre ces choix assassins : politiques et patrons des entreprises atteintes du mal, responsabilités de ceux des cadres dirigeant qui accepte et accompagnent ces orientations. Rien de plus urgents là comme dans les industries sinistrées, les filières économiques anéanties,maintenant les service et la grande distribution, les centres d'appel, d'organiser la riposte social et politique.
 

Mais peut-on pour autant oublier ceux qui ont permis que s'ouvre cette chasse à courre : les artisans des privatisations qui à France Télécom sont connus. Le gouvernement Jospin et sa majorité, contre toute promesse, n'ont pas stoppé la privatisation. La direction du PCF d'alors ses ministres et ses parlementaires y ont une part et pas mineure.
 

Nous avons le souvenir de la façon cavalière dont R Hue avait refusé de s'expliquer lors de la Fête de l'Huma de 97 avec les communistes de FT qui demandaient des comptes sur la non remises en causes de la privatisation de leur service public. Réponse conjointe avec son compère Gayssot lors de leur fuite peu élégante dans les futaies du parc paysager : "c'était trop engagé pour faire marche arrière". Quel aveu de capitulation et d'acceptation de la logique du capital.
 

Le capital dominant en 36, 44, 68 est-il insuffisamment engagé pour qu'il puisse être contraint à des reculs possibles alors et impossibles depuis? L'industrie de la collaboration était-elle insuffisamment engagée pour qu'elle puisse être si énergiquement combattue en 44 ?
 

N'est-ce pas la démonstration de l'acceptation dans les années 90 de la mixité des capitaux publics et privés (où le privé pilote et encaisse) comme horizon indépassable d'une pensée à bout de souffle… et dès lors hors du champ communiste ? Sauf erreur, aucun congrès du PCF depuis n'a contesté ces choix et ne les a remis en cause alors que la crise du capital demande un réinvestissement populaire fort de l'espace économique pour imposer d'autres choix.
 

C'est de cela qu'il devrait être question en cette rentrée. En terme revendicatif pour un syndicalisme de lutte, en terme politique pour contrer l'offensive des assassins. Syndicalement les rendez-vous en l'état ne semblent pas en mesure d'atteindre les niveaux nécessaires pour bousculer le patronat.Un débat en soi que le congrès de la CGT va devoir mener.
 

Pendant ce temps, au plan d'une actualité politique, on nous parle des régionales, du montage des listes avec qui y aller ou non "vers qui je lorgne toi tu louches". Rien sur le contenu et sur les moyens de rassembler autour de celui-ci pour combattre la droite. Un seul objectif : garder les régions. Pour qui ? Pour faire quoi ? Dans l'intérêt de qui ? La bourse l'Elysée et leurs dépendances se frottent les mains. Ca roule à fond pour eux au point que les propos raciste du Vidocq de service n'oblige même pas l'Elysée à sortir du gouvernement l'auteur des propos abjects.
 

Alors que le débat environnemental est une ouverture pour agir contre les dégâts du Capital non seulement les patrons condottières de SUEZ et CGE (dans leur nouvelles livrées et logo ripolinant leur passé) se pavanent dans les allées de la Fête de l'Huma, dont un au moins qui, embusqué, attend de se goinfrer de stock-options d'EDF privatisé et liberticide, le panier des propositions politiques reste vide alors que la fête de l'Huma aurait pu et pu être le moment de cette bataille frontal à d'urgence engager.
 

Rien qui ne fixe comme objectif la réappropriation publique des leviers industriels et économiques, dont les réseaux de communication, d'énergie (et sa production), de transports, de traitement de l'eau et des déchets. Rien qui ne réaffirme en matière de services publics l'égalité de traitement de tous en tout point du territoire (transport, écoles santé communication etc.).
 

Où cela est-il encore visible dans le projet du PCF? C'est ce qui donne de l'espace aux condottieres pour mener leurs offensives.
 

Dans l'espace internationale de la fête, de l'Afrique à l'Asie des pétitions débats motion dénonceront le groupe Total, condottière toujours, mais personne qui n'exige la nationalisation immédiate du groupe et une reprise en main tournée vers l'humain et les coopérations économiques conformes à l'intérêt des peuples et des salariés du groupe et non les profits des actionnaires et l'armement des dictateurs.

Est-ce hors de portée pour une force politique se réclamant des idéaux de la Commune et de Jaurès ?
 

Lorsqu'après une liste interminable de suicides tentés et hélas souvent réussis des listes sans fin de traumatisés au travail une salariés de FT se précipite par la fenêtre, il y a la responsabilité globale, totale de ceux qui les ont insidieusement voir parfois brutalement poussée au désespoir, il faut leur faire rendre des comptes. N'oublions pas celle de ceux qui s'indignent mais qui se battant pour plus conserver des places et sièges que pour changer la société ne font rien de concret, ne propose rien pour réparer leurs fautes, celles qui ont conduit à cet état de fait.

 

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