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07 juin un débat officiel aussi fade que peu convaincant



Ça se bouscule au portillon pour vous inviter à voter le 07 juin.

De la part de ceux qui poussent les feux de l'intégration européenne et qui de Bruxelles à Strasbourg en passant par Versailles s'assoient sur la souveraineté populaire, cela ne nous étonne pas.

La défense de cette souveraineté n'est pas le souverainisme chauvin et racorni de la droite et son extrême fascisante mais la souveraineté établie depuis la première Constituante de la Révolution française.

Le peuple l'a reconquit et remis en vigueur voila 65 ans par les combats de la Libération. Se référant à ce moment  fondateur de l'histoire, ceux qui disent porter les valeurs du programme du Conseil National de la Résistance aurait du conduire tous ceux qui combattent ici ce gouvernement qui poursuit le démantèlement des acquis de la  Libération à se distancier d'un scrutin qui entérine l'abandon de ces valeurs.
C'est d'ailleurs contre ces valeurs progressistes que le capital disqualifié alors par son comportement est repassé à l'offensive par des voies supranationales pour rétablir son hégémonie. La SFIO, a renouvelé alors son opération de 1914 : union sacré autour des coffres forts du capital.

Comment participer à cette mascarade qui a pour but de livrer les travailleurs mis en concurrence maximale aux exigences du patronat et prétendre promouvoir au plan économique "l'instauration d'une véritable démocratie économique et sociale impliquant l'éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l'économie" ? (Programme du Conseil National de la Résistance, deuxième partie, "mesures à appliquer dès la libération du territoire".

La recomposition politique en cours à gauche conduit à ce que ceux qui historiquement ont combattu le marché commun capitaliste ont fait alliance avec les partisans du oui à tous les traités qui ont laminé la souveraineté populaire et justifié abandon et casse des outils de promotion des atouts économiques et industriels:

Sidérurgie, charbonnage dès la CECA des années 50, la navale, l'automobile, le textile, la chimie, les privatisations et la casse des services publics et de la protection sociales au nom de la concurrence et du marché régulateur exclusif. A coup de normes européennes, toutes les générations du PS les a promus, Mélenchon en tête lors du référendum où le peuple à dit non avec une participation à plus de 70%.

Ce Mélenchon, mieux que Mitterrand en 1972 qui ne visait que les voix, est maintenant domicilié avec son état major au siège historique du PCF 120 rue Lafayette : il veut la fin des voix, s'est installé dans les murs...et dans une partie conséquente des têtes.

Des syndicalistes, c'est leur droit incontestable de citoyens s'engagent et font campagne pour ces élections. C'est aussi le droit de ceux qui ne partagent pas de les interpeller : Comment ceux qu'ils soutiennent, de la gauche du NPA à la lisière la moins à droite du PS ou des opportunistes de tout poils rassemblés derrière Cohn-Bendit, pourront-ils se justifier devant les travailleurs ? Sachant d'avance l'impossibilité de sortir du cadre, ils seront co responsables des coups que l'aréopage antidémocratique qui sortira des urnes minoritairement fréquentées au soir du 07 juin continue de dire qu'il va porter au salariat.

Ce lien conduit au texte publié par RougesVifs Ile de France :  07 juin position de RougesVifs IdF .
Il fait causer et c'est bien. Il dérange et tant mieux.
Les objections ne portent jamais sur le fond mais sur du quasi sentimental "au nom des positions passées accompagnez nous" ou vous désertez. Mais rien sur leur cautionement de fait des désastres à venir, rien sur la capacité de les mettre en échec au sein des structures de l'UE si ce n'est de développer un lobbying plus grand que l'adversaire.

Compte tenu que je fais plus confiance au luttes qu'au lobbying, cela confirme ce que pour ma part je disais ici le 19 avril : je ne participerai pas à cette mascarade.

Autre argument : défense du droit de vote. Sans parler de l'abstension sur un référendum il y a que peu d'années,  nous sommes devant le même cas de figure qu'au second tour de la présidentielle de 1969 bonnet blanc-blanc bonnet.

Le PCF qui avait appelé à l'abstention avait fait le bon choix : ne pas s'engager dans une impasse reste la meilleure solution pour pouvoir chercher à avancer. Manifestement ce n'est pas son choix d'aujourd'hui ni celui de ceux qui cherchent à occuper le terrain qu'il a laissé en jachère.

Pourtant, pour le mouvement ouvrier, c'est un des enseignements majeurs de la seconde moitié du 20ème siècle, on ne prend pas de retard en politique, on se trompe dans ses choix et c'est à chaque fois irrattrapable.

Persister c'est pire que de la gourmandise.

Le 07 juin, ce sera sans moi.

 

 


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