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De la latitude et l'heure comme outils de mesure des offenses

J'avoue avoir des difficultés à tout suivre.


Un pékin lambda se gausse de deux fonctionnaires de police interpellant un quidam en gare de Marseille à 18h00. Il est poursuivi  pour tapage diurne et injure pour avoir dit "Sarkozy je te vois".

Quelques mois plus tôt, un autre, affublé du patronyme qualifiant l'injure énoncée ci dessus mais mieux médiatisé, devant micro et caméra en profère d'autres, répertoriés comme telles dans la jurisprudence de tous les tribunaux de la République. Il s'adresse d'un autre quidam lequel est pourtant libre de serrer la main ou pas à qui il le veut mais ne l'est surtout pas de porter plainte contre l'injurieur lequel ne subira ni poursuite ni remontrance des services de la ministre de l'intérieur ou de la justice.

Donc, si "casse-toi pov'con" n'est pas une injure et reste dans le cadre admis des décibels du salon de l'agriculture à midi à Paris, "sarkozy je te vois " est une injure dans une gare à 18h00 à Marseille.

Le traumatisme des hommes en bleu est-il si grand que de se voir étiquettés du patronyme de l'occupant à titre si honéreux pour les ditoyens des palais de la République soit ressenti comme une injure digne d'une administrative convocation au poste puis chez le juge ?

La hierarchie de l'injure classe-telle le "pov' con" présent ou cassé à un degré moindre qu'un "sarkozy" intégral vu ou seulement évoqué, pas même tronqué de sa dernière consonne ? 

Ce n'est plus de juriste dont nous avons besoin pour déméler cette question mais au moins d'un séminaire de philologues. 


                            

A la réflexion, quelles sont les causes de ces troubles manifestes de l'ordre public générés par la paranoia du contempteur de breton ?

Ce n'est ni la latitude, ni l'heure qui fait la différence mais une date :.

Ce n'est que le positionnement dans le calendrier : avant ou après la nuit du quatre août il y a 220 ans . Le problème, c'est la volonté de nous faire oublier ces plus de deux siècles de conquêtes démocratiques qui font l'intervalle et ravaler les libertés conquises durant ce temps.

L'aristocratie de l'argent rêve de remettre en place le peu de privilèges que la possession du capital ne leur donne pas déjà.
A quand un droit de vote privilégiés pour les bénéficiaires du bouclier fiscal ?
Trop tard c'est déjà prévu dans la loi de charcutage électoral.

Jacquou, Gavroche, Marianne et autre Titi de Paris et d'ailleurs vite revenez dire au monde d'aujourd'hui  comment vous avez gagné les droits et libertés dont au 21ème siècle il se laisse déposséder.

 
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