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Télé Fa# ment, télé Fa# ment. Télé Fa# ment tellement

 

Depuis quelques temps les images de la TV dégagent une singulière cohérence :


Arrestation d'un forcené comme si vous y étiez (au mépris des garanties juridiques dues à un présumé coupable)
 
 

Stupide bagarre entre jeunes imbéciles gare de lyon portée au niveau d'une nuit de la St Valentin à Chicago

Images agressives des conflits sociaux

Focalisation exclusivement sur l'aspect piraterie de l'effondrement de civilisation dans la corne de l'Afrique de l'est. Où est passé l'homme au sac de riz alors que c'est la faim semée par le FMI qui pousse des pêcheurs à ces extrémités?

Celui qui nous sert de chef de l'état mentant comme un arracheur de dent en Afrique?

Là, plus de télé. Les ondes ne passent plus. La légion à pris les groupes électrogènes pour faire dans son humanitaire ?

Et ces pauvres patrons qui n'en peuvent mais, brutalisés par les hordes ouvrières (tient donc, y en a encore de c'te machin là ?) Ce pôvre monsieur Mittal si bien défendu par M Seillière qui n'ose plus venir dans ses usines. Et quand dame Parisot se prend les pieds dans les câbles frauduleux de l'UIMM, les caméras doivent être en réparation ou la lumière insuffisante suite à une grève d'EDF et donc rien à voir, circulez!!.



 




















Pour mieux éclairer, ou au risque pour les peu ou pas intéressés, mieux les lasser, cela vaut quand même le coup de mettre à plat le mécanisme et les raisons d'une "fait-diverdisation" de l'actualité présentée par des journalistes de moins en moins critiques au 20h00 quitte à lâcher un peu la bride pour d'autres moments moins regardés.













Les mécanismes jouent sur deux registres à partir d'idée forte de Fa# :

"Ce que je montre doit faire écran à ce que je veux taire".

Ce n'est pas nouveau : depuis que le droit à l'information est partie intégrante de la démocratie, un droit conquis, il gêne. Les pouvoirs, tous les pouvoirs,  se sont toujours échinée à montrer ce qui sert leurs intérêts ou ceux qu'ils représentent.  

Et donc ici en France en 2009 : Gros titre sur un vol à la tire mais silences sur les centaines de milliards (choisissez l'unité monétaire de votre choix, vous ne ferez qu'approcher du vrai) du crime financier organisé, celui que l'opération médiatique sur les paradis fiscaux travaille aussi à masquer. Les coups de menton de notre sinistre de la police sont là pour donner le change : la police et la gendarmerie sont là, braves gens, dormez en paix (pendant ce temps là, la marmotte savoyarde qui ne dort que d'un œil fait sa pelote et pilote le fraudeur vers les coffres du sous sol de Genève ou de Zug, les rats de cave s'occupent ensuite de gérer le fromage.

 

Second registre, au nom de la lutte contre la criminalité obtenir un consensus permettant l'adoption de lois liberticides en aidant au besoin la dite criminalité. Cela a été le cas à Strasbourg  où sinistres préfets de la susnommée sinistre de l'intérieur, en osmose avec Fa# impérator, organisent un cycle provocation-répression de masse qui s'accompagne, en plus ciselée, de l'opération J.Coupat. Ce gars, présumé innocent et de plus en plus à libérer tant le peu de charges s'effondrent est toujours encristé sans raison pour délit de "ne vit pas comme les autres donc l'est donc ennemis des autres". C'est Ponia qui doit jouir : son ennemi intérieur est enfin reconnu.

Pendant ce temps, pas la marmotte mais la prévote de Beauvau  banalise benoîtement son dispositif de répression : la réorganisation des RG, l'intégration de la gendarmerie aux forces de l'ordre du ministère de l'intérieur participe de la même stratégie.

Coté robe, l'hagarde des sots fait de même place Vendôme avec le rabotage du parquet et la tutelle du pouvoir sur les tous les magistrats,  tout comme le CSA qui se couche devant le Midas de l'Elysée (or et oreille, le notre fait l'affaire)

Pour faire quoi ? Pour  lutter contre le grand banditisme, les délinquances ? D'après les fonctionnaires de police, et ceux des services judicaires, ce dont souffre leur mission, ce n'est pas de la faiblesse du cadre d'action mais de leurs moyens pour agir; ceux-ci étant déplacés vers d'autres tâches répressives ou d'intimidation du mouvement social (voir plus haut). Cet été il y aura moins de maitres nageurs sur les plages pour la sécurité des vacanciers afin de pouvoir traquer les sans papiers ou assurer la liberté du capital à surexploiter le travail. Voila aussi pourquoi le sergent de ville d'antan qui assurait la sécurité à la sortie des écoles est remplacé par un retraité ou un p'tit boulot avec son gilet fluo et sa raquette.

Petits moyens ? Non la raison est tout autre : La liste des cadeaux fiscaux à tous les détenteurs de capitaux et les prébendes aux copains financés par une aggravation du poids de la crise pour tous les autres rend urgent pour le pouvoir de maitriser son dispositif de contraintes tout azimut. Au sein d'un système en crise qui fait supporter intégralement au travail les conséquences de ses choix, le capital produit un aiguisement des tensions qui va s'exacerbant. Il redoute les colères qu'immanquablement il va provoquer.

Le pouvoir doit à la fois faire face à la montée de la colère que sa politique produit et taire la raison des luttes, étouffer leur croissance, empêcher par tous les moyens leurs convergences. En usant  de la répression si nécessaire. Intimider ceux qui résistent, terroriser ceux qui pourraient les rejoindre, rassurer son parti de la peur.

Ce n'est pas un hasard si des termes comme "séquestration", "otages" etc. sont utilisés. Ils se conjuguent en "grévistes preneurs d'otage", alors que les "contraintes extérieurs exigent de taire les égoïsmes"(sic). Ils participent à cette criminalisation des luttes sociales et justifient l'usage de forces de l'ordre réorganisées pour assurer la légitimité d'un droit pénal adapté à ces circonstances pour prémunir leur Etat. Voila pourquoi la réforme à la hussarde de l'appareil juridique et judiciaire. Voila aussi pourquoi la frénésie de reprise en main de la presse écrite et de l'audiovisuel public, la tentative de casser l'information à la source en cassant des outils comme l'AFP.

Voila pourquoi le 20h00 ouvre sur du fait divers, pourquoi l'hôtel ibis à pu tranquillement cramer, pourquoi la City du G20 restera un authentique paradis fiscal tout de blanc revêtu et pourquoi Julien Coupat reste en prison. 

Si le risque n'était pas si grand pour eux, se protégeraient-ils ainsi ?

Confiance, les rictus et transpiration de Fa#, les aigreurs et piaillements de marie-Moutarde sont autant d'encouragements.

Raison de plus pour certes réussir le premier mai mais ne pas attendre le 30 avril pour garantir sa réussite.




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