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A propos des tiers de notre petit Thiers, ou les fadaises de Fa#

Sortie du chapeau de l'illusionniste comme chantilly d'un St Honoré, voici que surgissent la règle des 3 tiers pour la répartition des profits.

Pour éclairer le propos une courte citation de Fa# : « Mais je fais de la démago... Euh... De la pédagogie ! »  Relevé par le Parisien, ce lapsus, en réponse à Laurence Parisot, lors de la rencontre du 18 février" relève une parole d'expert qui n'en rend que plus exotiques l'indignation de la médefienne dame Parisot

 

 

D'ailleurs, en aparté, ne serait il pas mieux de parler "Medef-hyène" tant sa hargne et sa haine des salariés suent à chacun de ses propos. Encore que les hyènes sont-ils (elles) si vils ? Comme je refuse Parishyène tant mes camarades et amies salariées de la capitale ne méritent pas ce risque de confusion avec la croisée du capital, médefhyène fera l'affaire.

Donc, revenons à nos trois tiers.

Un tiers pour les salariés dit Fa#, un tiers pour l'investissement et un tiers pour les actionnaires. Et là, immense courroux médiatique de la médefhyène.

Pourquoi tant de rage? Sont-ce des propos si subversif qu'a prononcé le président ? Faut-il s'engouffrer dans la brèche ? Regardons-y de plus près.

Donc, de toute la richesse produite par les salariés seulement un tiers devrait leur revenir ? Première curiosité.

Sur l'investissement, je tire cela d'un article cité par Marianne :   "la part des dividendes versés dans la valeur ajoutée est passée de 3,2 % en 1982 à 8,5 % en 2007. Et selon l'agence de notation Standard & Poor's, les 500 principales entreprises des Etats-Unis ont dépensé 1 318 milliards de dollars en trois ans pour racheter et détruire leurs actions". L'Europe et donc la France n'est pas en rupture avec ces pratiques. Ce qui revient à dire que les directions d'entreprise et leurs actionnaires majoritaires (grands groupes industriels et financiers) investissent dans le rachat de leurs actions pour concentrer les profits ...à leur profit.

Le sommet de la duplicité de notre joseph prud'homme du 21ème siècle est atteint quand on met en perspective une idée forte adossée à deux données qu'il ne faut jamais cesser de garder à porté de main et s'en servir : par définition, ce sont les actifs qui produisent les richesses à partir du socle économique bâti par ceux qui ne le sont plus et financé par des apports public de capitaux publics ou de commandes publiques de garanties financières publiques à l'exportation (rôle entre autre de la BFCE privatisée depuis)

Les salariés représentent 95% de ces actifs.

Sans avoir fait Normale Sup il est facile d'en déduire que les 5% qui ne sont pas salariés se trouvent plus surement côtés ISF et bouclier fiscal que bénéficiaire du RMI.

dividendes de la Société générale (2008, il y a eu des dégats colatéraux liés au système dira-t-on pudiquement) à comparer à l'évolution des salaires nominaux  

Poursuivons donc.

Ainsi un tiers des profits serait à consacré à 95% des actifs, un tiers à 5% et le troisième tiers permettrait au 5% de se répartir la plus grande part de ce qui ne va pas à l'investissement.

Comme le patronat ne cesse d'exiger des incitations financières et fiscales pour investir (où, quoi, quand, comment) que chaque cadeau fiscal est une ponction sur la part socialisée du salaire ou dans les crédits publics abondés majoritairement par la fiscalité et donc part majoritairement les salariés, la prise de bec entre la médefhyène et Fa# ' se révèle n'être qu'une sinistre farce, de la poudre aux yeux.

Fa# va donc proposer des états généraux pour les DOM TOM mais nous ressort ce brouet que notre peuple à balayé en 1789 : il y a un tiers qu'est beaucoup plus gros que les deux autres et ne devrait survivre qu'avec le quart de ce que s'accapare tous les autres ;

Il se moque de nous du tiers comme du quart.

Je ne sais si ma démonstration est assez persuasive, mais pourquoi aucune des forces politiques qui prétendent vouloir combattre le capital ne livrent pas ce type de réflexion à l'ensemble des salariés ? Il est vrai que pour l'instant, occupés tous qu'ils sont à se bousculer pour être devant les projecteurs, cela semble ne pas être leur préoccupation première.

Je ne résiste pas pour clore ce billet à vous donner en citation cette phrase de JB Say, des sucreries et du libéralisme réunis, phrase qui est le fil d'Ariane du capital, son gyroscope, sa boussole. Cette phrase à elle seule montre combien du CNPF d'hier au Medef d'aujourd'hui il n'y a pas eu modernisation mais un recentrage sur le cœur de métier celui d'exploiteur :

"Quand on loue sa terre, qu'on place ses capitaux, quand on reçoit un salaire pour son travail, on vend le service rendu pendant un certain temps par ces divers agents de la production, et l'on renonce aux droits qu'on avait à leurs produits. Leurs produits appartiennent alors à l'entrepreneur qui a acquis leurs services productifs." Jean baptiste Say, Traité d'économie politique, 3ème édition, 1817

 

Essayer donc pour la prochaine manif, si possible avant un mois...quand même!!, sur l'air de la Carmagnole:

"M'adme Parisot s'était promis,

M'adme Parisot s'était promis.

De se garder tous les profits,

De se garder tous les profits.

Mais son coup va rater,

Nous on va les chercher...


Refrain:
Augmenter les salaires

On veut des sous, on veut vos sous

Augmenter les salaires

On veut vos sous

C'est à nous.



 

 

 





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