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Interlude : Après le succès de la manif, utopie de février. Faudra un sacré rapport de force pour voir cela

Songes d'une douce nuit de février emportés par des images euphorisantes

Hélas ce n'est encore qu'en rêve.


Il neigeait. On n'était plus au temps des fêtes.

Pour la première fois Fa# baissait la tête.

Sombres jours ! Le hâbleur revenait lentement,

Laissant derrière piailler un Darcos écumant.

Il neigeait. L'âpre hiver fondait en avalanche.

Après la plaine blanche une autre plaine blanche.

On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.

Derrière la Grande Armée, à droite de Puteaux.

On ne distinguait plus ni extrême ni le centre.

Il neigeait. Les blessés se cachaient dans le ventre

Des chevaux morts ; à l'ouïe des couacs accumulés

On voyait des Besson à leur poste, gonflés

Imbus de tout, cassants mulets aussi blancs que ivres,

Collant leur bouche en fiel aux trompettes de cuivre.

Boutin, Marleix, Jego, mêlés aux flocons blancs,

Pleuraient ; tout l'UMP, surpris d'être tremblants,

Avançait ventre à terre, derrière Fillon Le Neant,

Kosciusko-Morizet branchée sur internet

Cherchait sans grand espoir Wauquiez à sa fenêtre.

La crise se creusait; Devedjian était là,

Grâce à ses efforts tous faisaient un grand pas....

en avant.


Il neigeait, il neigeait toujours ! La froide bise

Sifflait ; sur le verglas, dans des lieux inconnus,

De moins en moins de copain, ils ne se voyaient plus.

Les SDF en colère prenaient les ministères,

Les restaus du cœur voyaient finir leur queue

Première journée de liesse; Partout du pot au feu.

Hortefeux vers Vichy prenait la fille de l'air,

Morin de tous les fronts

Erraient dans la débâcle. L'un voulant un Falcon,

L'autre prenant un Mystère,

Et tous pressés de passer les frontières.

Une procession d'ombres sous le ciel noir.

L'ex neuillytude faste, épouvantable ce soir.

Partout apparaissait, muette obscène.

Le ciel faisait sans bruit avec la neige une scène

Pour cette majorité un immense linceul.

Chacun voyant l'autre faiblir se sentait seul.

- Sortira-t-on jamais de cette crise qui empire ?

Deux ennemis ! la Crise, le peuple. Le peuple est  le pire.

On jetait Rama Yade pour sauver du raffut.


Ceux qui pouvaient encore s'écarter de cette glue

Ceux qui là s'échappaient, groupe morne et confus,

Oui, Ils fuyaient. Le désert dévorait le cortège.

On voyait Novelli qui soulevait la neige,

Amara, Dati, Jégo s'étaient endormis là.

Ô lendemains de bals! Triomphe d'Attila !

Letard blessée, Laporte en caissons, Goulard en  civières,

On s'écrasait aux ponts pour passer les rivières,

Eviter les prisons.

On s'endormait dix mille, on se réveillait cent.

Kouchner, qu'une une armée naguère adulait

A présent seul s'énervait,

Lui jadis si fringuant  fut vu à refuser

De prendre l'antenne à la télé

Toutes les nuits, autour des forteresses

C'était qui vive ! Alerte, assauts ! Attaque !

Le territoire prend l'eau mais que fait donc Idrac

Bachelot prenaient son  fusil, et tous

Voyaient se ruer, effrayants, ténébreux,

Avec des cris pareils aux voix des vautours chauves,

Woerth et Santini, tourbillons d'hommes fauves.

Toute une majorité dans la nuit se perdait.


Fa# était là, debout, qui regardait.

Il était comme un sabre dépourvu de poignée.

Une tuile sans charpente, un écrou sans boulon

Bien loin de l'ombre de son Napoléon

Sur ce néant, glandeur tel un arbre épargné,

Le peuple bûcheron, était enfin monté ;

Et lui, chaîne des gens, par la foule exécré,

Tressaillant sous les Hourras de joyeuses  revanches,

Regardait tomber autour de lui chaque branche.

Caciques, barons, de Borloo à Aliot-Marie

tous étaient défaits, de même pour Chatel y compris Karoutchi.

D'Albanel à Lagarde En passant par Pecresse,

Tous commis bêlant se faisaient botter les fesses

Chacun avait son tour.


Tandis qu'environnant sa tente avec amour,

Gueant et Gallo gens de cour

Voyant son ombre aller et venir sur la toile,

Ceux qui restaient, croyant toujours à son étoile,

Accusaient le destin de lèse-majesté,

Vomissaient le peuple qui l'osait tourmenter.

Lui se sentit soudain dans l'âme épouvanté.

Stupéfait du désastre et ne sachant que croire,

Fa# se tourna vers Dieu ; et il trembla ;

"Petit homme de peu de gloire!!"

Nicolas comprit que l'heure était venue

D'entendre ce que lui imposait la rue.

La rumeur montait.

Livide, inquiet, aux abois

Devant le Medef, ses légions et son ex majorité réunis

il s'entendit demander :

«Est-ce le châtiment ? Ai-je encore du sursit ? »

Alors la Voix l'appela par son nom

Et montant de l'ombre, puissante, elle lui dit :

"Nicolas Sarkozy, Non.

Le pire est devant toi".


Canaille le Rouge osant s'inspirer de Victor Hugo.



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