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COLERE : Arrêtons les crimes de guerre



















Je n'ai pas le goût du sensationnel ni morbide et j'ai du me bousculer un peu pour décider de mettre en ligne cet article du Monde de ce jour.


Des médecins évoquent l'usage "d'un nouveau type d'arme" à Gaza

LE MONDE | 12.01.09 | 08h50  •  Mis à jour le 12.01.09 | 08h50

Al-Arish (Egypte), envoyée spéciale

Des blessés d'un type nouveau - adultes et enfants dont les jambes ne sont plus que des trognons brûlés et sanguinolents - ont été montrés ces derniers jours par les télévisions arabes émettant de Gaza. Dimanche 11 janvier, ce sont deux médecins norvégiens, seuls occidentaux présents dans l'hôpital de la ville, qui en ont témoigné.

Les docteurs Mads Gilbert et Erik Fosse, qui interviennent dans la région depuis une vingtaine d'années avec l'organisation non gouvernementale (ONG) norvégienne Norwac, ont pu sortir du territoire la veille, avec quinze blessés graves, par la frontière avec l'Egypte. Non sans ultimes obstacles : "Il y a trois jours, notre convoi, pourtant mené par le Comité international de la Croix-Rouge, a dû rebrousser chemin avant d'arriver à Khan Younès, où des chars ont tiré pour nous stopper", ont-ils dit aux journalistes présents à Al-Arish. 

Deux jours plus tard, le convoi est passé, mais les médecins, et l'ambassadeur de Norvège venu les accueillir, furent bloqués toute la nuit "pour des raisons bureaucratiques" à l'intérieur du terminal frontalier égyptien de Rafah, entrouvert pour des missions sanitaires seulement. Cette nuit-là, des vitres et un plafond du terminal furent cassés par le souffle d'une des bombes lâchées à proximité.

"A 2 MÈTRES, LE CORPS EST COUPÉ EN DEUX; À 8 MÈTRES, LES JAMBES SONT COUPÉES, BRÛLÉES"

"A l'hôpital Al-Chifa, de Gaza, nous n'avons pas vu de brûlures au phosphore, ni de blessés par bombes à sous-munitions. Mais nous avons vu des victimes de ce que nous avons toutes les raisons de penser être le nouveau type d'armes, expérimenté par les militaires américains, connu sous l'acronyme DIME - pour Dense Inert Metal Explosive", ont déclaré les médecins.

Petites boules de carbone contenant un alliage de tungstène, cobalt, nickel ou fer, elles ont un énorme pouvoir d'explosion, mais qui se dissipe à 10 mètres. "A 2 mètres, le corps est coupé en deux; à 8 mètres, les jambes sont coupées, brûlées comme par des milliers de piqûres d'aiguilles. Nous n'avons pas vu les corps disséqués, mais nous avons vu beaucoup d'amputés. Il y a eu des cas semblables au Liban sud en 2006 et nous en avons vu à Gaza la même année, durant l'opération israélienne Pluie d'été . Des expériences sur des rats ont montré que ces particules qui restent dans le corps sont cancérigènes", ont-ils expliqué.

Un médecin palestinien interrogé, dimanche, par Al-Jazira, a parlé de son impuissance dans ces cas : "Ils n'ont aucune trace de métal dans le corps, mais des hémorragies internes étranges. Une matière brûle leurs vaisseaux et provoque la mort, nous ne pouvons rien faire." Selon la première équipe de médecins arabes autorisée à entrer dans le territoire, arrivée vendredi par le sud à l'hôpital de Khan Younès, celui-ci a accueilli "des dizaines" de cas de ce type.

Les médecins norvégiens, eux, se sont trouvés obligés, ont-ils dit, de témoigner de ce qu'ils ont vu, en l'absence à Gaza de tout autre représentant du "monde occidental" - médecin ou journaliste : "Se peut-il que cette guerre soit le laboratoire des fabricants de mort ? Se peut-il qu'au XXIe siècle on puisse enfermer 1,5 million de personnes et en faire tout ce qu'on veut en les appelant terroristes ?" 

Arrivés au quatrième jour de la guerre à l'hôpital Al-Chifa qu'ils ont connu avant et après le blocus, ils ont trouvé un bâtiment et de l'équipement "au bout du rouleau", un personnel déjà épuisé, des mourants partout. Le matériel qu'ils avaient préparé est resté bloqué au passage d'Erez.

"Quand cinquante blessés arrivent d'un coup aux urgences, le meilleur hôpital d'Oslo serait à la peine, racontent-ils. Ici, les bombes pouvaient tomber dix par minutes. Des vitres de l'hôpital ont été soufflées par la destruction de la mosquée voisine. Lors de certaines alertes, le personnel doit se réfugier dans les corridors. Leur courage est incroyable. Ils peuvent dormir deux à trois heures par jour. La plupart ont des victimes parmi leurs proches, ils entendent à la radio interne la litanie des nouveaux lieux attaqués, parfois là où se trouve leur famille, mais doivent rester travailler... Le matin de notre départ, en arrivant aux urgences, j ai demandé comment s'était passé la nuit. Une infirmière a souri. Et puis a fondu en larmes." 

A ce moment de son récit, la voix du docteur Gilbert vacille. "Vous voyez, se reprend-il en souriant calmement, moi aussi..."

Sophie Shihab

Napalm, agent orange, bombes à fragmentation ont conduit la communauté internationale à s'indigner légitimement. Va-t-on laisser tranquile un gouvernement et sa classe politiqe  continuer ainsi.

Souvenez vous il y a quarante ans au VietNam:


Comble d'indécence, nous apprenons au même moment ceci (source "capjpo Europe palestine") :

« LE SALON DU TOURISME ISRAELIEN VA OUVRIR SES PORTES A PARIS.

NON au Salon du Tourisme Israélien, cette semaine à Paris ! Au 15ème jour du génocide israélien dans la bande de Gaza, alors que les escadrons de la mort massacrent hommes, femmes et enfants, que le camp de concentration de Gaza est bombardé et affamé, que la population palestinienne ne sait plus comment enterrer ses morts et soigner ses blessés, LE SALON DU TOURISME ISRAELIEN COMPTE OUVRIR SES PORTES A PARIS, CE JEUDI 15 JANVIER, au Grand Hotel Intercontinental de Paris !

Alors qu'Israël interdit à tout journaliste, à tout médecin, à quiconque, de pénétrer dans la Bande de Gaza et que, de manière générale, il est interdit de se rendre en Palestine depuis des années, que ce soit à Gaza ou en Cisjordanie, Israël contrôlant toutes les issues et refoulant tout visiteur annonçant qu'il se rend en Palestine ou le soupçonnant de vouloir s'y rendre, le SALON DU TOURISME ISRAÉLIEN annonce qu'il " fêtera le centenaire de Tel Aviv " et " permettra à une cinquantaine d'exposants de présenter leur offre aux visiteurs " !

Si vous ne le croyez pas, allez voir le site http://www.juif.org/go-news-76503.php [] et lisez la prose de M. Benabou, directeur général de l'Office national israélien du tourisme (ONIT) à Paris, qui vante "une offre variée pour les visiteurs" et " ne doute pas du succès de la troisième édition du STIFE, le Salon du Tourisme Israélien en France, organisé de nouveau au Grand Hôtel Intercontinental à Paris, le 15 janvier prochain." "La manifestation est en effet l'occasion pour les différents acteurs du secteur du tourisme israélien de rencontrer leurs partenaires français, TO, agences de voyages et incentive, CE et représentants d'associations culturelles et cultuelles. « C'est devenu un rendez-vous incontournable pour ceux qui organisent des voyages sur Israël. Sur un total d'une cinquantaine d'exposants, nous compterons une trentaine de voyagistes »", précise-t-il.

Mais le mieux, pour en avoir le coeur net, et surtout pour dire NON à une telle infâmie au coeur de Paris, est de CONTACTER D'URGENCE LA DIRECTION DE L'HOTEL INTERCONTINENTAL, qui se trouve au 2,rue Scribe, place de l'Opéra.

IL faut appeler tous les responsables de l'hôtel, dont Laurant GABARD (directeur du marketing et des ventes), Olivier ALLIEL (responsable des meetings), Madelijn Vervoord (directeur Général). TEL 08 00 90 65 69 ou 01 40 07 32 32 (réservations)

Il faut leur envoyer des fax au 01 42 66 12 51 et des e-mails à legrand@ihg.com.

Il faut leur dire que nous allons leur faire une publicité d'enfer dans le monde entier et que leur réputation en sera irrémédiablement pourrie, s'ils accueillent des criminels de guerre et s'associent à des gens qui devraient être traînés devant un tribunal international pour crime contre l'humanité.

Il faut leur dire que même un journal conservateur comme le Wall Street Journal titre "Israel commet des crimes de guerre" [] preuve que le vent tourne et que même leurs clients "bien pensants" risquent d'être gênés. Et puis, nous étions près de 50 000 dans les rues de Paris aujourd'hui, des centaines de milliers en France.

Les Parisiens ne sont pas seuls concernés, bien entendu, par cette ignominie. Nous nous nous adressons à tous ceux qui veulent lutter contre la barbarie, ici en France, pays dont nous avons de plus en plus honte pour la collaboration de son gouvernement avec les criminiels de guerre israéliens. De n'importe quelle région de France, ou du monde, nous devons interpeller les responsables de cet hôtel.


Le communiqué poursuit, je cite mais avec ensuite mon commentaire "Il y a des choses que nous ne pouvons plus laisser faire. Ce pays n'appartient ni au CRIF, ni à ses affidés, les Sarkozy, Kouchner, ou Delanoe (qui a fait élire un soldat israélien "citoyen d'honneur de la ville de Paris") . Ce pays appartient à ceux qui y vivent, qui y travaillent et qui défendent, encore et malgré tout, les principes de liberté, d'égalité, et de fraternité, c'est à dire l'exact opposé de ce que représente Israël" (fin de citation)

Sur le fond d'accord,  sauf que la référence globalisée au CRIF n'est pas juste : des organisations fondatrices ou adhérentes au CRIF étaient dans la rue samedi contre le massacre des palestiniens, certaines depuis 1967 refusent de hurler avec les loups. 
Là aussi le discernement empêchera les amalgames qui desservent le rassemblement pour imposer la paix (voir par ailleurs le relatif échec des manifs pro-israéliennes, tant à Paris qu'ailleurs, organisées par les organisations sionistes)   


Aujourd'hui, au bord de la méditerranée.

Qui osera prétendre que cette photo est compatible avec un quelconque tourisme ?

Ce salon est une provocation.

Ici, interpellons les élus de tout mandats, de tous les groupes, les parlementaires pour que ce salon de la honte ne s'ouvre pas.
 




 


 
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