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Et si on profitait de la météo pour prendre le temps de faire le point ?

Il gèle ? Réchauffons-nous les neurones en parlant de l'air du temps : un premier bilan des privatisations par exemple.

Paris







Paris 2009, image d'une soupe populaire dans le 13ème (plusieurs centaines de repas par jour)








Gelées de janvier; la gauche traine des pieds.

          Frimas de février, ne pas l'affoler.

                     Cette mauvaise farce va continuer en mars?


Les privatisations jusqu'ce jour n'ont eu de débat que très théorique.

Entre les ultralibéraux qui vantaient  leurs mérites (arguments du choix, hypothétiques baisses des coûts et donc des tarifs, esprit d'entreprise etc.) leurs silences sur les monopoles privées, le captage des financements publiques d'un côté et les affreux ringards partisans de la maitrise publique de l'autre, le débat  jusqu'à aujourd'hui n'est resté essentiellement que théorique voire, pour utiliser le jargon des premiers, qu'idéologique. Bien sur, pas pour les salariés concernés qui voyaient fondre leurs garanties sociales et statutaires, sommés d'accepter en silence au nom d'une solidarité avec les plus mal lotis qu'eux, solidarités doctement énoncée par ceux qui empochent de gras dividendes abrités derrière leur bouclier fiscal.

 

Avec maintenant 25 ans de privatisations de services, d'industries menée par TOUTES les forces politiques institutionnelles, personne du cotés de Neuilly ne propose de Bilan. Normal.

 Mais curieusement à "gôche" on ne se précipite pas non plus pour vérifier les vertus de la mixité des capitaux qu'ils ont inventées, théorisées et qui ont justifié des reculs de société qui confinent à des reculs de civilisation.

 Au fait, il est où le Gayssot et TOUS ceux qui l'ont cautionné, accompagné (dont MGB co-ministre d'alors et les membres de leurs cabinets) et toute la direction du PCF, ceux qui vantaient avec lui l'ouverture du capital d'Air France, justifiait au nom du marché la privatisation du SERNAM, la casse des DDE et autres menues mesures dont nous devons chaque jour payer les conséquences? Et ceux qui dans les CA d'hôpitaux ont légitimé la rigueur comptable, où sont-ils aujourd'hui ?

Et si nous prenions le temps de faire un point d'étape, la trêve hivernale n'est-elle pas propices à l'exercice ?

Donc, si nous regardons biens, cette période de réchauffement climatique valide les choix d'un risque calculé de limiter les moyens pour faire face au froid et à la neige, en 2009 :

Techniquement :

Marseille bloquée par la Neige ?

Par économie de réchauffeurs d'aiguilles (SNCF et RFF) plus de trains sur Marseille qui comme chacun sait est la configuration avancée habituelle du sahel en janvier.

Le crayon de l'ami Burki, depuis son Helvetie qui sait ce que neige veut dire, a bien vu le ridicule de la sitaution : 
  



















Roissy bloqué ?

Les aéroports (privatisés et livrés au MEDEF via les CCI) pariants sur une météo clémente n'achètent plus assez de produits de dégelage, ne dispose plus des équipes techniques suffisantes et les avions restent cloués au sol; on s'en gondole de rire de Vancouver à Vladivostok, de Tulé à Pékin.

L'Auvergne, ou le Var, ou la Drome, ou la Bretagne, ou... dans le noir ?

Edf n'a plus les moyens d'entretenir le périmètre de ses lignes, d'élaguer durant l'été (cela vaut pour France télécom et la SNCRFF) et de rétablir l'activité alors qu'il y a 20 ans ne pas rétablir le fonctionnement des réseaux en moins de 24h était considéré comme une défaillance grave. Aujourd'hui c'est la norme à minima, et au cœur de l'échec de cette stratégie ils ont en plus l'impudeur d'annoncer des hausses de tarifs.

Les autoroutes mutées en patinoires ?

Les DDE  et les infrastructures routières livrées aux grands groupes du BTP et hop, mort au cantonnier : il coute ce pelé ce galeux : bingo pour les carrossiers, eux, ils goûtent.

 

Fermeture des écoles et arrêt du transport scolaire : les routes patinent encore plus que l'économie.

Humainement aussi :

Il n'est plus possible de garder ce ton de la dérision quand on aborde la question de la santé publique : la canicule tue, l'hiver tue. Pas forcément les mêmes mais toujours parmi les plus vulnérables. A technologies et connaissances équivalentes la civilisation régresse. Et que dire de l'hécatombe annoncée et maintenant vérifiée aux urgences ?

 Là où la privatisation frontale n'est pas encore arrivée, les critères de gestion libéraux, "l'esprit d'entreprise" à l'hôpital, la priorité à la gestion des moyens et non l'objectif sanitaire assure dans la durée la pérennité des pompes funèbres... privatisées.

Sans parler de ces agonies moins sur le devant de la scène qui repoussent   le pays vers l'obscurité. Système éducatif démantelé, le budget de la culture basculé vers l'élitisme rentable du mécénat et l'éducation populaire à l'encan

Quel secteur livré au capital échappe-t-il à ce constat ?

Qu'on n'en cite qu'un seul pour voir. Sauf, coïncidence évidente, les banques et assurances choyées par le pouvoir, du moins leurs actionnaires ; certainement pas leurs salariés.

"Y a pas de sous". Ah bon et pourtant combien de milliards sans contrôles pour le système bancaire et financier ?  Au nom du contrôle des déficits pas de réponse aux exigences sociales. Mais d'un seul coup le 04 décembre 26 milliards, qui le 04 janvier se voient démultiplié comme petit pains.

"Y'a pas de sous". Ah bon et le bouclier fiscal et ses niches dorées, supprimés ?
combien des présents sur la photo du haut connaissent-ils l'existence même des niches dorées ci contre

"Faut économiser". D'accord : l'aventure afghane combien de lits d'hôpitaux coûte-elle par jour?

Avec la droite chaque niveau de choix politique est mis au service de la régression et du captage des richesses pour le profit. Les chiffres parlent (sources alternative économiques (n°276 janvier 2009):

Pourquoi avec ces arguments, ces questions élémentaires ne font pas la une de la presse dites d'opposition, ne font pas la parole permanente des partis dit d'opposition ? Lisez les textes du congrès du PS, ceux du PC, les projets du NPA. S'ils en parlent, ils ne sont pas au cœur de leur choix. Ils vivent là où le gaz n'augmente pas, où on mange des légumes frais, où la viande est sur les tables bref pas là où se trouve la majorité du peuple. La composition sociale de leurs organismes de direction explique pour une grande part cela. Plus ou pas d'ouvrier(e)s, d'instits, d'employé(e)s. Un très grand nombre ne se revendique que ...politiciens de profession, parmie eux, des noms dynastiques montrent qu'ils ne fleurissent pas qu'à droite.

A quoi alors s'opposent-ils ? Sur quoi veulent-ils rassembler ?

Est-ce la peur de devoir rendre des comptes parce qu'ils savent qu'ils ne mettront pas en œuvre les actes d'appropriations collectives indispensables à la reconquête des services publics plébiscités par les populations ? Leur volonté de rassurer le bourgeois les ont conduits à être coincés pour les uns, obnubilés pour les autres par le maintien à l'intérieur d'une UE qui dénie la souveraineté populaire indissociable de la maitrise des services publics ?

Il est vrai que le mouvement syndical ne les aiguillonne pas trop, le courant de classe est si ce n'est en panne du moins très poussif.

Avec mes potes de Rougesvifs, plutôt que de tricoter des combines autour des listes des élections européennes ou de dénoncer depuis les tribunes les erreurs d'un mouvement social freiné par les hésitations de ceux qui devraient l'impulser, nous proposons de réfléchir le plus largement possible à ces questions, de rassembler pour contester la logique qui sous-tend les reculs de civilisation, construire une autre voie.

Les privatisations ont montré leur nocivité économique, sociale, elles ont construit des espaces sinistrées, des drames de dépendances, de morts.  

 

Il faut choisir : agir contre leur choix ou s'asservir. Au quotidien dans le combat revendicatif en tant que projet, et en combattant idéologiquement le capital pour le subvertir et le supprimer, poursuivre sur la voie de 1871, d'octobre 17 en tirant expérience de l'utopie des premiers, du bureaucratisme dictatorial qu'a pu générer le second.

Montrer largement en quoi la souveraineté populaire est la réponse fondamentale à un projet politique au service du capital ou au mieux l'aménageant.

La question n'est pas de peser sur les règles du jeu mais de s'emparer des cartes, éloigner de la table les tricheurs fermer leur casino et de trouver d'autres voies. Rejeter ce libéralisme et ses structures politiques, expressions achevées d'un capitalisme. Sa crise saigne littéralement à blanc tout les peuples.

 

Il n'y a que les batailles qu'on refuse de mener qu'on est sur de perdre.

Pour ceux qui partagent toujours cette idée : être communistes, ce n'est pas se lamenter sur l'état du monde, c'est non seulement chercher à le comprendre mais surtout travailler à le changer.



 


 







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