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2009 voeux : éviter le demi neuf, ce n'est que du vieux rapiécé



L'omni-tout de l'Elysée a condescendu à présenter ses vœux au pays puis il a décidé de se maintenir comme grand Babuyaka de l'UE avec plus ou moins l'assentiment d'une grande part de la classe politique.
 

 

Devant les dégâts de la crise, pour les uns peu nombreux, s'ils ont craint un instant qu'il ait changé ; nous, de plus en plus nombreux; nous  espérions qu'il nous lâche la grappe.  

Hélas, les premier mènent toujours à la marque, pour les seconds, encore raté : Fa# 1er s'occupe de tout, et donc aussi de nous.

Rien n'échappe à son attention pour peu que les plus pauvres paient et que les plus riches encaissent.

Tout ce qui conduit à des régressions sociales, culturelles, même morales (laïcité, valeurs républicaines etc.) a son soutien. Tout ce qui conduit aux solidarités pour une répartition plus juste des richesses créées subit les foudres de notre autocrate.

Margareth Thatcher qui pourtant s'est révélée en son temps inégalable dans la casse des mineurs et celles des chemins de fer, la répression des patriotes irlandais va être doublée sur sa droite : notre petit Thiers s'occupe de la santé, de l'industrie et des services publics, et, comme tout réac qui se respecte s'exerce à la répression.

Chantilly, Nice,  Rambouillet, Neuilly et les quartiers chics de Paris sont aux manettes. Les ZUP, les quartiers populaires, les villes de banlieues trinquent et durement, les campagnes sont de moins en moins épargnées.

 

Parmi les plus vindicatifs (ou les plus lucides), d'aucuns disaient qu'il personnifiait ce qui se fait de plus réac au plan intérieur, ce qui n'est pas faux. Pourtant, ils se sont trompés : aussi réac à l'extérieur qu'à l'intérieur, mobilisation des finances publiques pour soutenir les banques, noyau dur du capital a précédé son silence puis au delà des effets de manche, sa caution tacite de l'agression israélienne sur Gaza après son mutisme sur la montée en puissance des tensions liées au non respect revendiqué par le gouvernement de Tel-Aviv des droits historiques du peuple palestinien. Ils n'ont d'égal que son aventurisme militaire en Afghanistan ou (et) son soutien permanent des forces du capital en Europe comme dans le monde. Si l'automobile est en crise, les marchands de canons, les avionneurs militaires, les chimistes des poudres et explosifs et autre armes de destructions massives vont bien, à eux le Nobel du taux de profit.

 

Et Fa# persistera tant que le mouvement populaire n'aura pas décidé de s'occuper de lui et réaffirmé le prima de sa souveraineté sur celle de la nouvelle aristocratie du fric et de la spéculation, celle qui s'est substituée en deux siècles à celle de la naissance et de la rente.

 

Comment s'en débarrasser?

Quand on regarde le spectacle des éléphants de Reims et le manque d'ambition de celui de leurs perfusés de la Défense, il est vrai qu'il aurait tord de s'en priver. Tant que toutes les forces politiques qui se réclament d'un changement n'auront comme objectifs que d'être aussi respectable que celle qu'elles ambitionnent de remplacer, il n'y aura pas d'issue transformatrice.

Pour faire la révolution, il faut une organisation révolutionnaire. La maxime à plus d'un siècle; elle est toujours formidablement jeune.

Faire du neuf impose d'être différent des autres. C'est ce qui a discrédité la SFIO au milieu du siècle précédent, ce qui a conduit dans la période qui a suivi le PCF  à emprunter le chemin du renoncement.

Combattre ce pouvoir et l'autocrate qui le pilote demande de se distancer des règles de gestion du système et de sa crise, de rechercher d'autres voies, proposer d'autres choix.

La lecture des textes du PS n'y conduit pas, ceux du PCF contournent l'obstacle, le NAP de Besancenot est tellement préoccupé de la logique d'appareil qu'avant même de naitre il est déjà dans ces sillons stériles.

Plus ils s'enferrent plus notre Sarkodonosor se régale.

Oui, pour trouver l'issue, Il serait-temps que les acteurs du mouvement social se positionnent du point de vue du mouvement populaire et travaillent à affirmer sa souveraineté.
 

Le capital l'a compris, c'est pour cela que toutes ses modifications structurelles et institutionnelles cherchent à culpabiliser et criminaliser toutes les formes de luttes, de résistances, d'organisations, de pensées, d'actions qui pourraient venir à le menacer. C'est cela le totalitarisme du XXIème siècle : de Tarnac aux luttes pour des arrêts de trains ou le maintien d'un hôpital, d'un bureau de poste, des présidents d'universités aux lycéens avec ou sans papiers, des salariés aux artistes, des intermittents aux "fin de droit", des apprentis aux retraités, tous, pour le CAC 40 le Medef et leurs forces politiques à la barre, sont des ennemis intérieurs à contrôler, à réprimer, à neutraliser.

En ce moment en France on ferme les collèges, les hôpitaux, les gares, on rase les HLM et on construit des prisons, des centres de rétention.

 


Grande est la responsabilité de ceux qui le perçoivent et ne font rien pour l'empêcher. Qu'ils sortent de leurs permanences, des hémicycles, des plateaux de télé. En ce début d'année qu'ils délaissent les petits fours. Leur silence est terrible quand la démocratie est en jeu.

 

Le jour ou le peuple affirmant sa souveraineté se mettra en marche, il ne pourra avoir que mépris et colère pour ceux qui n'ont pas tenu leur place dans ce combat.

 

Raison de plus pour nous souhaiter une bonne année de colère, de résistance, de luttes, une bonne année de paix et d'acquis démocratiques et sociaux pour les peuples.

Souhaitons ensemble une mauvaise année au capital et aux forces réactionnaires à travers le monde.

Une fois cela posé, à chacun de voir comment efficacement y contribuer.



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