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Ici aussi des reculs peuvent être imposés

Donc, Fa#  a du refouler(1) Et sur une sacrée distance.

 

La carte famille nombreuse semble rester dans le giron de l'Etat même si ses névroses idéologiques anti entreprise publique le poussent à imposer une compensation par la SNCF de ce qu'il doit idéologiquement lâcher (nous allons en reparler un peu plus loin).


Avec cette carte,  l'accès au transport qu'elle a institué dès 1921 (après la saignée de 14-18), c'est directement un droit à la mobilité choisie, celle  de 

sortir pour les jeunes les plus financièrement dépendant , qu'il a attaquée : pour beaucoup de famille c'est le sésame qui assure cette liberté des jeunes.


Au passage rappelons que cette carte 'Famille Nombreuse" sert aussi à beaucoup d'autres choses qu'aux réductions tarifaires à la RATP (en Ile de France) ou à la SNCF. Elle permet des réductions pour le cinéma, le théâtre, la piscine, les musées, des parcs de loisirs ; elle est un des vecteurs de l'égalité culturelle en tout point du territoire, elle participe du service public.

Alors que nombre de personnalités, d'organisations politiques ou syndicales protestent, et à juste titre, sur la volonté de ce pouvoir d'effacer 68 des mémoires, sauf information complémentaire, le sort du billet de congés payés, lui, n'est pas réglé. Ils restent l'arme au pied face à la liquidation annoncés d'un des principaux acquis du front populaire indissociable du droit aux vacances, aux loisirs. Il est regrettable de voir que si l'attaque contre la politique familiale a su mobiliser largement, un silence pesant persiste sur la suppression de ce second acquis social d'importance.


Rappelons que ce sont ces deux acquis dans ces moments de l'histoire qui ont permis avec les ceux de la libération de faire du tourisme et des loisirs une des principales richesses économiques du pays. 


Donc la carte famille nombreuse est non seulement maintenue par peur des réactions populaire, mais le joueur-entraineur-juge-arbitre-distributeur de citron à la mi-temps, paniqué devant la déferlante en marche a en plus élargit son champs d'action.

Tien donc ? Il ne serait pas invincible ? Non. La preuve.

Comment faire progresser cette réflexion ? La question nous est à tous posée.

Revenons au financement.

Dans son arbitrage, le tzar de tous les Passy décrète que la SNCF va payer.

Mais Fa# , comme le premier marxiste venu, propose de financer le social à partir des richesses produites. Conversion brutale du dogme du libéralisme échevelé au paradigme de la régulation économique par l'état ?

Oh que non. Juste une entreprise concernée, et publique !

Vite, élargissons le champ des possibles. Regardons les potentialités à partir des profits du CAC40. Qu'il mandate Fillon et Lagarde pour qu'en urgence un plan finance à partir des richesses produites, avant impôts et dividendes, la politique sociale, les investissements collectifs, les services publics, qu'ils mettent en place les emplois publiques pour réaliser tout cela.

Stop, canaille, réveille-toi, faut atterrir. Même s'il doit céder du terrain, il poursuit dans sa logique : taxer les services publics est aussi  vertueux que les suppressions de charges, le bouclier fiscal qui asphyxient les finances publiques ?

Sortir de l'impôt tout ce qui relève de la solidarité nationale, mobiliser les finances publiques et se servir de l'impôt pour aider le capital.



Toutefois, ne boudons pas notre plaisir devant ce recul. Si les forces politiques et sociales qui veulent battre le capital s'en emparent, comme on su le faire les métallos en Roumanie, il n'y a de limite que le rapport de force. L'épisode de la carte "Famille nombreuse" montre que cela est possible.

Là encore, "avec un bon rapport de force, l'utopie est à portée de main"



[1] Chez les cheminots, un train, une machine, un mouvement ne recule pas, il refoule.

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