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Mesquineries, bassesses et Fa# ou le neuvième dessous

Il y a quelques mois, un ministre de la République, dans différents média a fait savoir qu'il aurait souhaité que la France s'engage plus haut, plus vite et plus fort au côté de G Bush Jr dans l'aventure irakienne.


Notons au passage que le même aujourd'hui, sans consulter le parlement, va annoncer le renforcement militaire de notre pays en Afghanistan.


Ce ministre, à l'époque, avait pris soin de préciser qu'il intervenait comme citoyen engagé, militant et non dans le cadre de sa fonction. En application des lois de la République, il a pu continuer cet exercice qui doit demander des prédispositions particulières puisque d'usage semble-t-il réservé.


Un sous préfet usant des locaux de la République organise à Metz la suite de la campagne de la droite aux municipales, il est dans la légitimité de sa fonction telle que cadré par sa tutelle.


Un sous préfet dans une tribune libre, dans un langage qui est le sien, mais sans appel à la violence dit que le respect des décisions du conseil de sécurité de l'ONU s'appliquent à tous, qu'il en est de même de la définition du terrorisme qu'il soit d'état ou de factions.


Un citoyen rappelle enfin qu'aux yeux du droit international la revendication du droit à l'espace vital et l'anéantissement de ceux qui s'y opposent est contraire aux lois internationales issues du procès de Nuremberg. Il est révoqué par le gouvernement présidé par le premier mentionné sur décision d'une ministre de l'intérieur qui, entre autres exploits récents, a su mettre les forces dont elle dispose à disposition du patronat des îles de l'océan indien pour emprisonner des syndicalistes en grève (droit constitutionnel et à ce titre protégé par les lois de la République).


Ce n'est pas la fonction qui est en cause. Outre les deux exemples ci-dessus, personne n'osera comparer Blanqui qui le fut à ce Lecornu qui dans la fonction désigna les otages de Châteaubriant.


De même que dans le corps préfectoral ont cohabité Jean Moulin avec les quelques uns qui ont dit NON et des Papon avec la majorité de ceux qui ont participé ou accepté de collaborer.


Nous ne sommes plus dans un débat d'idées où les arguments s'échangent mais dans une partie de bras de fer où le contrôle par un pouvoir politique de l'outil administratif et répressif d'état  accompagne, simultanément à un quadrillage politique du territoire, une réforme de la justice et un rôle redéfini du parquet : éloignement des lieux de justice des justiciables, mise au point des peines plancher. Qu'on les approuve ou qu'on les combatte, la volonté de contourner le conseil constitutionnel pourtant garant des institutions, est la clef de voute de ces opérations. La révocation du sous préfet, point d'orgue d'un trop long processus, permet d'affirmer leur qualification de liberticide.


Il est certainement plus facile d'appeler la Chine (à juste titre concernant la répression) à la retenue que d'en user soi-même avec les garanties constitutionnelles et démocratiques ici dans notre pays.


Il est vrai que les plateaux tibétains appellent à prendre de la hauteur alors que les coteaux de Neuilly promeuvent  que l'échelle de leurs valeurs : celle des solidarités impérialistes contre les valeurs humanistes.

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Sur l'échelle des références politique, Fa# va devenir monsieur 1/9 : le tiers de Thiers, en mathématique l'inverse du neuf.


Ce qui selon Victor Hugo ne vaut pas  lourd. 







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