15 Août 1944. Un oubli ou un choix politique ?

Publié le 24 Août 2012

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Un maquis FTP-MOI © Amicale Carmagnole-Liberté 

 

 

 

La Canaille a reçu le texte qui suit de son camarade et ami Léon Landini.


Quoi de mieux pour en illustrer la pertinence que de s'appuyer sur la mémoire des combattants qui donnent à Léon la pleine légitimité de son indigntion que La Canaille partage.


Le dirigeant FTP MOI, un communiste internationaliste et donc patriote s'offusque à juste titre du silence médiatique et politique qui entoure l'anniversaire du débarquement en provence du 15 aout 1944.


Ses arguments claquent comme rappel du lien démocratie, engagement citoyen et progrès social.


A vous d'en prendre connaissance et de les faire connaitre :


 

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Parmi les forces alliées de ce débarquement  :


Les trois quarts de la Force Garbo étaient sous commandement français avec pour moitié de troupes coloniales (moitié de soldats d'origine européenne et moitié de soldats Africains et Nord-Africains ).

 

Et la mobilisation active de toutes les forces de la Résistance qui ouvriront, accompagneront et joueront un rôle irremplaçable dans la débacle des armées d'un Reich prévu pour durer mille ans.

 

Le texte de Léon Landini :


15 Aout 2012, 68ième anniversaire du débarquement des troupes alliées en Provence.

Ce 68ème anniversaire est scandaleusement passé sous silence, sans qu’un seul rappel aussi minime soit-il, n’ait été fait par l’ensemble de nos médias.

Pourtant, c’est bien dans ce débarquement, que pour première fois de très importantes unités des Forces Françaises Libres (FFL) étaient engagées sur le sol de notre pays (94 000 soldats et 11 000 véhicules)  qui se distinguèrent par leur courage et leur combativité.

En quelques jours, l’armée allemande défaite était mise en fuite.

La montée des troupes alliées dans la vallée du Rhône se fit à marche accélérée et huit jours plus tard Grenoble était libérée.

Dans cette vallée du Rhône, les soldats allemands harcelés de toutes part et sans arrêts, par les maquisards, pris de panique au lieu de résister n’avaient plus qu’une idée en tête, fuir et rejoindre leur pays le plus rapidement possible et dans n’importe quelles conditions.

A la fin août 1944, (moins de 15 jours après le débarquement) les lyonnais virent passer sous leurs fenêtres une armée de fuyards en guenille, des soldats dépenaillés, ayant abandonnés leurs armes en route, certains montés sur une charrette tirée par un cheval, (volé à quelque paysan) d’autres à vélo, d’autres encore à pied et trainant la patte en s’aidant d’une canne pour marcher.

C’en était fini de l’orgueilleuse armée allemande, regardant avec mépris ces Français qu’ils avaient terrassés en quelques semaines.

La peur avait maintenant changé de camp, l’angoisse et la « trouille » se lisaient sur le visage de ces hommes qui pendant 4 ans avaient fait régner la terreur sur les pays qu’ils occupaient et cela dans le but de nous imposer, sous leur férule, une Europe allemande qui devait durer mille ans.

Cette Europe impériale revit aujourd’hui sous des formes nouvelles ; pilotée par l’Allemagne réunifiée, forte de la chute des pays socialistes et de l’annexion de la RDA ;  une Europe allemande que les financiers internationaux souhaiteraient faire durer mille ans.  

Une Europe que, malgré le refus du peuple français le 29 mai 2005, nos gouvernants continuent à nous imposer de plus en plus férocement.

Pourtant, ce débarquement de Provence que l’on voudrait nous faire oublier, avait eu un effet psychologique très important, non seulement  sur l’ensemble de la population qui souhaitait se débarrasser le plus vite possible des « boches », comme le prouva l’insurrection de Paris et de Villeurbanne, mais également  dans les prisons, où les nazis puisaient de plus en plus souvent des internés pour les fusiller.

« A Lyon entre le 14 juillet et le 20 août 1944 il y eut 450 internés, exécutés et enterrés dans des fosses communes ».

Au Fort-Montluc à Lyon, où tant de crimes furent commis et où fut massacré Jean Moulin,  en apprenant la nouvelle du débarquement l’ensemble des prisonniers laissèrent éclater leur joie convaincus que désormais leur libération était toute proche.

Il est incontestable qu’avec ce débarquement, l’engagement et la combativité des Forces Française Libres (FFL)  ainsi que celle des Forces Française de l’Intérieur (FFI) contribuèrent grandement à rendre à la France son prestige, ainsi que son titre de grande Nation.

Cela permit à notre pays, (le seul en Europe occupée) d’être présent le 8 mai 1945 à Berlin, pour recevoir, aux côtés des alliés  la capitulation sans conditions  (ce que certains continuent à appeler l’armistice) de l’armée allemande.

Alors pourquoi ce silence de la part de l’ensemble des médias ?

Faudrait-il croire que tous nos commentateurs ignoraient tous, que le débarquement  du 15 août avait très grandement contribué à la libération de la France ?  

Non ! Nous croyons plutôt que dans le but de satisfaire et surtout de ne pas mécontenter leurs employeurs, ils ont volontairement oublié cette date.

« Ne dit-on pas que qui paye les musiciens choisit la musique ».

Nous savons tous que les détenteurs des médias ce sont les puissances d’argent qui contrairement aux directives du programme de CNR qui préconisait : « La pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression, La liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères », régentent  en maître tout-puissants la presse et l’audiovisuel public et privé.

Sachant que leurs « patrons » ne souhaitaient en aucun cas que l’on rappelle, à Angela Merkel,  représentante de la grande finance européenne, ce qui était arrivé à ses concitoyens lorsqu’ils ont cru qu’en martyrisant les peuples épris de liberté on pouvait les soumettre.

En serviteurs serviles qu’ils sont, les journalistes qui ont fait volontairement silence sur un des plus grands évènements de la dernière guerre, espèrent sans doute réactualiser la phrase du vieux maréchal félon : « Français vous avez la mémoire courte »

Pour eux il n’y avait qu’à ne pas  parler du débarquement pour que les français  oublient.

De même que l’on tait le rôle primordial joué par l’Union Soviétique dans la défaite du Reich ainsi que la bataille de Stalingrad qui changea le cours de la guerre.

Par ailleurs, le rôle des combattants des FFI et des FFL est régulièrement sous estimé afin de laisser croire que seuls les Etats-Unis auraient libéré la France, alors que, sans la Résistance armée française et notamment les batailles menées par les FTPF et les FTP-MOI et sans l’intervention du gouvernement  soviétique pour mettre la France à la table des puissances victorieuses de l’Allemagne, notre pays serait officiellement passé sous administration américaine directe, comme le prévoyait initialement les plans anglo-américains de l’AMGOT.

Et bien non ! Ceux qui se souviennent ne peuvent que manifester un profond mépris aux « speakeurs » qui pour une poignée d’argent  contribuent par leur silence volontaire à falsifier la vérité historique.

Et encore si ce n’était que par leur silence, mais la falsification de la vérité toute simple et aujourd’hui devenue une de leur spécialité : il suffit pour cela de consulter certains manuels « d’histoire » en usage dans les collèges ou Lycées de notre pays, où l’histoire de la seconde guerre mondiale est honteusement déformée (pour ne pas dire falsifiée) dans le sens d’une négation de rôle de l’URSS, des communistes français et de la Résistance armée en général, au point que l’on ne retrouve quasiment nulle part mentionné le débarquement de Provence, comme nous avons pu le constater dans les médias du 15 août dernier.


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 Les femmes du groupe MOI Carmagnole-liberté défilent dans Lyon libéré

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par canaille le rouge

Publié dans #Mémoire et Histoire

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