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A démarche inaccoutumée réponse circonstanciée...et militante

A démarche inaccoutumée réponse circonstanciée...et militante

Avouons le d'entrée, ce n'est pas une mobilisation qui conduira Canaille le rouge à prendre seau balais colle et affiches de nuit entre Noel et jour de l'an.

 

Pour autant c'est un débat souvent politique.

 

Dans les différentes conversations qui parfois au rythme de l'actualité ramène ce serpent de mer du "Qui au Panthéon" si les gens savent en général que s'y croise les mannes de J Moulins et de J Jaurès, que Marie Curie mis du temps à s'y mettre à l'abris, que Malraux y à rejoint Moulin ou que certaine nuit Monge Condorcet et l’abbé Grégoire peuvent ensemble jouer aux osselets, par contre les propositions pour savoir qui peut y prétendre partent tout azimut avec parfois, une précipitation à y loger des recipiendaires encore en bonne santé.

 

Quand ce débat arrivait jusqu'à lui, La Canaille souvent attirait l'attention sur le fait que s'il est lieu où la parité pourrait tendre à s'établir sans froisser les susceptibilités ou entraver des déroulements de carrière, c'était bien celui là.

 

Les noms d'un homme et d'une femme ont toujours (parité absolue) bousculé ses interlocuteurs pour des raisons qui les réunissent dans l’engagement les valeurs et l'action. L'homme c'est Ambroise Croizat, la femme Martha Desrumaux un sort de naissance quasi commun, un engagement sans faiblesse qui va les conduire à subir la répression pour les valeurs et l'engagement à les défendre avec des transformations sociales historiques majeurs nées du fruit de leur capacité à impulser de grandes actions jumelé à une modestie qui n'est pas le fond de commerce des notables qui sont aujourd'hui sur liste d'attente.

 

Quand on voit qu'un grand commis du capital comme J Monet a trouvé le moyen de monter sur la plate forme du bus des grands hommes, ce serait bien le bout du monde qu'il ne se trouve pas deux places assises pour accueillir ces deux complices de l'émancipation humaine, au hasard entre V Hugo et R Cassin, celui qui donna dans la littérature la parole au peuple, celui qui dit que la culture était un trésor de la paix du monde.

 

Des amis du nord m'ayant fait passer une courte biographie de Martha Desrumaux plus un lien pour soutenir leur démarche, et sachant que pour Ambroise Croizat Michel  Etiéven a fourbi depuis des années ses armes, Canaille le Rouge met en ligne le papier que les éditions du Geai bleu lui a fait parvenir.

 

UNE FEMME ISSUE DE LA CLASSE OUVRIÈRE AU PANTHÉON :
UN ENJEU POUR LA CITOYENNETÉ DU 21ème SIÈCLE

Le Président de la République a décidé d’ouvrir à nouveau le Panthéon à de « Grands Hommes et Grandes Femmes » qui ont marqué l’Histoire du siècle dernier. Choix difficile et complexe car elles et ils furent nombreux à marquer de l’empreinte de leur engagement, de leurs valeurs, de leur courage l’histoire de notre pays.
Lorsqu’aujourd’hui nous pénétrons au Panthéon, que nous visitons ses immenses salles, nécropole depuis plus de deux siècles, nous trouvons maints hommes illustres et peu de femmes. Un oubli pourtant, et il est de taille : aucune femme n’est issue de la classe ouvrière, à croire que les travailleurs, les mineurs, les métallos, les ouvriers du bâtiment et du textile, les cheminots et les ouvriers agricoles n’ont pas particulièrement participé à modeler la France, à en faire le pays que nous connaissons aujourd’hui, à construire ses villes, ses usines, ses richesses. Pouvons-nous oublier que leurs luttes, souvent associées à celles des artisans, des commerçants, des intellectuels, des chercheurs et des créateurs, ont été à la base du socle républicain, des lois de la laïcité de 1905, du programme du Conseil National de la Résistance, du suffrage universel né lors de la Révolution de 1848, du vote des femmes décidé en 1944, alors que les femmes jouaient un rôle essentiel dans la résistance populaire ?
Il est temps que des femmes ouvrières entrent au Panthéon, ce qui n’enlèverait aucun mérite à d’autres qui pourraient les accompagner. Aujourd’hui, reconnaître le rôle et la place de la classe ouvrière, des gens de peu, du peuple, n’est-ce pas donner une vivacité nouvelle et un sang neuf à notre République ?
Permettez-moi d’offrir à votre méditation, à votre choix, à votre intelligence, le nom de Martha Desrumaux : elle commença à travailler à 9 ans, ouvrière dans le textile à Comines (Nord). A 13 ans, elle se syndique. Le 1er août 1914, apprenant l’assassinat de Jaurès, elle met en berne le drapeau rouge qui ornait la Maison du Peuple ; elle n’avait pas 17 ans. Durant l’entre-deux guerres, elle organise la lutte des travailleurs du textile dans le Nord-Pas-de-Calais. Elle sait le rôle que jouent les femmes dans la vie des classes populaires. Elle les organise afin qu’elles défendent leurs intérêts d’ouvrières et ceux de leurs enfants. Son rôle est tellement important qu’elle sera la seule femme présente lors de la signature des accords Matignon le 7 juin 1936. Elle prend la parole dans le célèbre film de Jean Renoir « La vie est à nous », appelant toutes les femmes à faire voter leurs maris ou leurs frères pour les candidats du Front Populaire. Arrêtée le 26 août 1941 pour faits de résistance, elle est déportée au sinistre camp de Ravensbrück. Tout de suite, elle participe à la résistance clandestine du camp où elle trouvera Geneviève Antonioz de Gaulle, Germaine Tillion et tant d’autres. A peine rescapée de l’univers concentrationnaire, elle décrit dès le 27 avril 1945 à Somain (Nord) l’horreur des camps. Elle sera parmi les premières femmes députées choisies par les organisations de la Résistance, au printemps 1945. Et elle reprendra surtout sa place au milieu des travailleurs du Nord et du Pas-de-Calais dans les années complexes de la Libération. Jusqu’à sa mort en décembre 1982, elle n’aura de cesse de témoigner afin que vivent les flammes de la justice, de la liberté et de la résistance.

Dominique Belmer,
Professeur de Lettres, co-présidente de CRIS (Création Recherche Innovations sociales)

Pour connaître le parcours de Martha Desrumaux, consultez l’ouvrage de Pierre Outteryck :
« Martha Desrumaux : une femme du Nord, ouvrière, syndicaliste, déportée, féministe » aux Editions du Geai Bleu 166 avenue de Bretagne 59000 LILLE – Tél. : 06 75 68 59 61 –



Ci-dessous le lien vous permettant de choisir Martha Desrumaux

http://www.monuments-nationaux.fr/fr/actualites/a-la-une/bdd/actu/1619/rendez-vous-le-2-septembre-pour-la-consultation-sur-le-pantheon-//

 

 

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aline.cauvin@orange.fr 06/09/2013 16:20

Bonjour Canaille, quelle plaisir de vous accueillir dans ma boîte à courriers à nouveau, c'est une pure mesquinerie de nous cantonner à deux propositions féminines alors que les hommes largement représentés bénéficient d'une confortable avance et que les femmes méritantes et dont nous sommes fières sont nombreuses (Lucie Aubrac (et son époux), M.C. VAILLANT-COUTURIER, Elsa-Triolet, Louise MICHEL, Hélène BOUCHER.......)et tant d'autres , tant d'autres ...... Aline

RBOBA 05/09/2013 22:54

Mes commentaires concernant Martha Desrumaux, dont j'avais vaguement entendu parler ont été les suivants : d'origine modeste, travailleuse à 9 ans, militante syndicaliste et politique, déportée à Ravensbruck, elle continua sa lutte résistante.etc..... Il serait temps que le Panthéon ne soit pas résservé seulement aux "Grands Hommes"issus tous ou pour la plupart des mêmes classes sociales.

RBOBA 05/09/2013 22:50

Mission accomplie. En deuxième choix (car nous avons droit à deux choix), j'ai nommé Henri Alleg, c'est-à-dire, Henri Salem. avec le commentaire suivant : IL avait "choisi la Justice contre sa mère". Militant anti-colonialiste, torturé, il n'a cessé de lutter contre l'injustice et la guerre loin des spots et des caméras, à l'inverse de pseudo-philosophe va-t-en-guerre qui font les beaux jours des médias.