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Birmanie : les cheminots en première ligne des coups de la répression

Selon les estimations de la presse locale,

90 % des 30 000 employés

des Myanmar Railways

sont en grève.

la © Fredskitchen

Ci dessus, la gare de Rangoon.

Génocide à l'encontre des Rohingyas, répression sanglante tout azimut, quelle solidarité internationale avec le peuple Birman ?

Un article de la Vie du Rail :

Par : Samuel Delziani

 

Rien ne va plus en Birmanie. Depuis le coup d’Etat du 1er février dernier, un mouvement de protestation a émergé pour tenter de sauver le processus d’ouverture démocratique. Lancé initialement par les médecins, le mouvement de désobéissance civil a rapidement été rejoint par les cheminots. Aujourd’hui, ceux-ci se retrouvent en première ligne et subissent une intense répression…

Les images de la répression qui s’abat actuellement sur les manifestants birmans sont insoutenables. Tabassages de manifestants entravés, exécutions sommaires, blessures consécutives aux tirs de balles en caoutchouc, de balles réelles : il suffit d’aller sur les réseaux sociaux pour constater toute la violence de la police et de l’armée birmanes depuis le coup d’Etat que cette dernière a perpétré le 1er février dernier, mettant ainsi fin à une ouverture démocratique lancée en avril 2012 avec les élections législatives partielles remportées par la LND, la Ligue nationale pour la démocratie. Les élections législatives de 2015 avaient également été remportées par le parti d’Aung San Suu Ky, qui accède au pouvoir en 2016. Une expérience qui s’est donc achevée dans la violence.

Depuis, d’importantes manifestations ont lieu à travers le pays, dans les grandes villes, comme Yangon, Mandalay ou la capitale Naypyidaw, mais également dans des localités plus modestes comme Monywa, Dawei, Myitkyina, Bago, Kalaw ou encore Myingyan.

Lancé initialement par les médecins, le mouvement de désobéissance civil a rapidement été rejoint par des fonctionnaires, des agents des banques et presque immédiatement par des cheminots. Aujourd’hui, ceux-ci se retrouvent en première ligne et subissent une intense répression de la part de la police et des forces armées. Selon les estimations de la presse locale, 90 % des 30 000 employés des Myanmar Railways sont en grève.

Déjà en mars les militaires avaient engagé une répression féroce (Le Monde):

 

En Birmanie, les forces de sécurité lancent un raid contre des cheminots grévistes

Des véhicules militaires et plusieurs centaines de policiers se sont déployés, mercredi, autour de l’enceinte où réside le personnel ferroviaire de la gare Ma Hlwa Gone.

Des véhicules militaires et plusieurs centaines de policiers se sont déployés autour de l’enceinte où réside le personnel ferroviaire de la gare Ma Hlwa Gone, dans l’est de la capitale économique, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux. « Nous sommes unis ! », ont scandé en retour des employés des chemins de fer.

« Ils bloquent les portes [des appartements] et les détruisent pour entrer », a rapporté à l’Agence France-Presse un membre de la famille d’un cheminot, sous couvert d’anonymat par peur des représailles. « J’ai réussi à m’échapper, mais je m’inquiète pour les travailleurs » et leurs proches encore coincés, a-t-il poursuivi. Selon lui, quelque 800 cheminots sont impliqués dans le mouvement de désobéissance civile dans cette gare.

Une des causes majeures de la crises en Brirmanie depuis des années, lié à la pratique génocidaire à l'encontre des Rohingyas acceptée par l'ex présidente " prix Nobel de la paix" débarquée par les militaires qui sont auteurs du génocide, est liée à la présence du groupe pétrolier Total.

Depuis son siège de La défense, le groupe continue d’exploiter ses stations off-shore dans les eaux birmanes. En 2019 il a versé plus de 229 millions de dollars de taxes et autres royalties à l’État birman.

Mais avec le maintient des royalties ils finance les massacreuurs. Il finance aujourd’hui clairement un régime qui assassine son peuple.

Alors qu'il  fournit plus de 50 % de l’énergie du pays, Total a en main des leviers pour faire arrêter le crime.

Total s’est dit « préoccupé » par le coup d'Etat. 

 

 

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