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La trahison de l'état major en temps de guerre

Le généralissime médite, soupèse, hésite, 

ses hors-sols sont

suspendus à ses lèvres

La trahison de l'état major en temps de guerre

A l’automne 2020, Canaille le Rouge s’était fait vertement tancer pour avoir osé écrire qu’en un an de COVID il y avait plus de morts en France que de victimes des persécutions durant la seconde guerre mondiale. Cet outil de comparaison avait choqué.

Persistons dans le comparatif, la France (colonies comprises) comptera 350 000 morts civils pour fait de guerre au bout de 5 années de guerre. Aujourd’hui, les médecins nous annoncent que la barre des 100 000 morts du COVID sera dépassée durant le mois d’Avril. La presse reprend l’image bannie d’hier pour en faire info aujourd’hui.*

Mais derrière la façon de traiter la question reste la réalité de la situation..

La seule réponse officielle du gouvernement est de nous faire part des méditations du monarque élyséen solitaire lequel, hors de tout respect de la constitution, s’arroge un droit privé à l’hésitation à la place des responsabilités constitutionnelles du 1er ministre et de son gouvernement, persistant à ignorer le parlement.

Les J.T. audio, TV, la presse écrite nous tiennent en haleine : de quelle couleur sera la fumée qui sortira de l’athanor de l’avenue Gabriel?

Rue de Varennes ou Rue du Faubourg St Honoré, rive droite-rive gauche, certains diront qu’au bilan cela ne change pas grand-chose, sauf que cela participe à l’opération en cours de "dé-républicaniser" la République en poussant les feux de la monarchisation de ses institutions.

Jupiter monarque de la Ve ayant utilisé le premier le terme de guerre, la comparaison reste pertinente. Mais alors que fait l’état major ?

S’il fallait une raison de plus d’user de cette métaphore, l’annonce publique par une déclaration des directeurs médicaux de crise qui gèrent l'urgence dans les 39 hôpitaux de l'AP-HP de leur obligation de faire un tri des malades, expliquant clairement les choix qui s'imposent à eux de choisir qui sera soigné et donc d’en laisser mourir. C’est la conséquences de 40 ans de politiques de casse et refus de la modifier devant l’affluence de malades et l’absence de moyens pour faire face à la déferlante. 

"Nous ne pouvons rester silencieux sans trahir le serment d’Hippocrate que nous avons fait un jour, écrivent les médecins. Dans les quinze prochains jours, nous avons une quasi-certitude sur le nombre de lits de soins critiques qui seront nécessaires, et nous savons d’ores et déjà que nos capacités de prise en charge seront dépassées au terme de cette période."

les 41 signataires  parmi lesquels figure le directeur médical de crise de l’AP-HP ajoutent dans leur texte :

"Dans cette situation de médecine de catastrophe où il y aura une discordance flagrante entre les besoins et les ressources disponibles, nous serons contraints de faire un tri des patients afin de sauver le plus de vies possible",

Ces médecins relèvent enfin que les mesures actuelles sont "insuffisantes pour inverser rapidement la courbe alarmante des contaminations". Par ailleurs, ils estiment qu’il est "trop tôt pour que la campagne de vaccination puisse améliorer significativement les choses".

Vont-ils se faire estampiller complotistes par l’inculte en charge de la place Beauvau ? Vont-ils voir leurs association poursuivie et menacé de dissolution pour séparatisme sanitaire quand la passerelle du navire France fait le choix du Titanic ?

Les appels à des mesures plus strictes s’intensifient dans le monde médical, qui prône en particulier une accélération de la campagne de vaccination, la fermeture des établissement scolaire, voir un confinement stricte pour bloquer la diffusion du virus. Tout ce que freine ou refuse le pouvoir mandaté par le Capital pour maintenir au plus haut régime possible les pompes à profits et les arroseuses à dividendes.

Un pouvoir qui maintient le cap des sous-effectifs et de la fermeture des lits d’hôpitaux en pleine crise sanitaire. Un gouvernement qui sans vergogne accorde 500 millions d’€ au groupe accord pour maintenir ses dividendes quand le Président qui le nomme vient faire la manche devant les caméras du Sidaction pour financer la recherche de vaccin...pour la COVID

Un pays où la presse peut retranscrire sans être démentie les propos d’une infirmière qui craque : « Tu manipules des produits dangereux, des machines extracorporelles hypercompliquées, tu es dans un stress permanent, dans des situations de plus en plus dangereuses, et tu gagnes 1 780 euros par mois… Ma mère, vendeuse, gagne mieux sa vie »,

Oui puisque de guerre il est question nous sommes en présence d’un chef d’état major soit incapable, soit vendu à ceux qui font passer leur intérêt avant ceux de la population et certainement une conjugaison des deux.

 

*: Peu de temps après la mise en ligne de cette p@ge, une info est tombée :

"Au total, 668 800 décès sont survenus l'an dernier, toutes causes confondues, soit 55 500 de plus qu'en 2019 (+9,1%). L'espérance de vie a elle reculé de six mois pour les femmes (85,1 ans) par rapport à 2019, et de 7,2 mois (79,1 ans) pour les hommes... "

S'il fallait une preuve supplémentaire que nous ne sommes pas devant un simple épisode -certes graves- d'une "mauvaise grippe"mais devant un moment lourd de l'histoire contemporaine, l'information donnée par France Info -radio France nous l'apporte.

Un moment qui aura des suites à partir d'un bilan déjà dramatique dans l'instant non mesurables. Cela montre le dégré de responsabilité de ceux qui ont fait le choix de faire produire de la rente plutôt que de donner les moyens de combattre efficacement la pandémie.

+10% de mort en un an, cela exige comme pour le Médiator,  que le pouvoir et ses hauts fonctionnaires, l'industrie pharmaceutique et les dirigeants actionnaires de tous le système de soins et de santé publique rendent des comptes. 

Cette bataille politique ne fair que commencer.

 

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