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La pharmacienne a des problèmes de digestion mais ce n'est pas l'essentiel.

Embusquée dans un coin

tenu secret de l'Olympia,

La dame s'est offusquée.

Elle n'aime pas

qu'on parle de sa cuisine

La pharmacienne a des problèmes de digestion mais ce n'est pas l'essentiel.

 

Pour tout vous dire, Canaille le Rouge n'était pas devant sa télé, si ce qu'il a regardé était de grande qualité, peu friand de ce genre de soirée, a fait l'erreur de ne pas regarder la soirée des Césars.

Certes, il s'est régalé sur France5 avec une émission sur la danses, un spectacle monté à l'occasion la fermeture du Grand Palais pour travaux , allez-y voir à l'occasion, mais il a raté en direct ce qui a mis dame Rosine en fureur.

Pour ne pas rester idiot, ses proches lui demandant ce qu'il en avait pensé, , vite La canaille est aller voir les rediffusions.

Et là, oui, cela vaut le déplacement : des attaques ciselées au fleuret démoucheté tant la colère du monde du spectacle est forte.

L'humour à la place de l'invective. 

Un spectacle à la Cyrano où, nous dit la presse, c'est la ministre qui depuis son bunker tirait le nez devant les tirades qui l'habillait sur mesure pour les années à venir, récoltant au final un "0." par lequel, peau d'âne reçue, la diplomée docteur es mépris, pour cela méprisable, et donc par retour à l'envoyeur, se retrouve méprisée.

Finalement de ce qu'il est possible de dire, la profession tel bijou ciselé, brilla de toute ses facettes pour donner un palmarès où, pour le présenter, Molière avait rejoint Devos pour escorter Bedos et où singulièrement en cette année si chargée en révélation sur les pratiques "managériales" de l'industrie du film, les actrices se seront taillées la part du lion pour montrer combien les choix politiques pour l'argent et l'ordre moral, voulaient ici user du "bétail féminin", là masquer les comportements racistes séculaires bien ancrés et partout baillonner la culture et la création.

Avec cette phrase point d'orgue de la soirée, lancée à la figure de la titulaire du maroquin : 

 Alors que faire quand on n'a plus confiance en son ministre de tutelle, à l'heure où se joue l'avenir du cinéma et de l'exception culturelle française ? » 

Il parait que la marquise de la rue de Valois en a fait tout un fromage.

Evidement comment passer sous silence la façon dont Corine Masiero ignorant la Sévignée de la mouvette a tapé au plus haut avec ce "rends nous l'art Jean" lancé à la figure du premier ministre, énnonçant seulement revêtue des attributs de son propos : "maintenant on est comme ça, tout nu" faisant rebondir dans l'Olympia une onde de révolte nous renvoyant aux canuts.

Dans la salle, peu remplie certes triée sur le volet de la jauge sanitaire, une profession masquée dans tous les sens du thème. Pas de sifflet au mots de colère s'égrenant sur scène, ni de protestation à tous ces propos mais des applaudissements nourris.

Au final - Ave Cesar ! - la colère de toute une profession a fait du gouvernement et de sa ministre une sacrée compression.

Passé le côté jubilatoire, il a aussi à y regarder de plus près. La soirée d'hier porte du sens : la colère du monde de la culture a dépassé le stade d'une annuelle sympathique et habituelle vendetta pour devenir un tremplin à un mouvement social. C'est l'enseignement majeur.

Maintenant la question se pose : Ce mouvement socioal va-t-il continuer seul au risque de souffrir voir s'éteindre ou bien pour ne pas recommencer l'épisode des applaudissements de 20h00 pour les soignants, ceux qui ont rit et applaudit ce vendredi soir vont-ils dans leur propre champ d'activité professionel porter leur propre colère pour gonfler le flot pour en faire un tsunami capable de  submerger l'égoisme et la rente ?

Reconnaissez que pouvoir poser ces questions là, de cette façon là, est autrement plus fécond et mobilisateur que de savoir qui fabrique la potée électrorale qui mijote sans qu'on sache quels ingrédiants sont dans les faitouts et qui va servir à qui la soupe. 

Rien que pour cela merci aux saltimbanques de nous apporter le printemps.

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