Police : toujours les fautes lourdes de la police masquées par la justice

Publié le 1 Décembre 2020

Quand le parquet

prend avec zèle le relai

des boeufs carottes

Police : toujours les fautes lourdes de la police  masquées par la justice

Disclose est un site journalistique dont le sérieux est peu contestable. C'est lui qui entre autres a sorti les affaires Besnier, les ventes d'armes françaises au Yemen, la pédophilie dans le sport,  le pillage du Brésil par la grande distrib à base française. Il publie ce lundi une analyse fouillée à partir d'étude scientifique conduisant à mettre en evidence une protection par le parquet de la police dont la responsabilité se confirme dans la mort de madame Zineb Redouane tuée par une grenade lancée en tir tendu vers son appartement le 02 décembre 2018.

Cette enquête arrive deux jours après la révélation par Médiapart d'une bavure cachée énorme, avec les tirs sans sommation ni brassards, ni gyrophare, contre des jeunes totalement innocents dans le Bois de Boulogne. Cela  charge la barque déjà au bord du naufrage des dysfonctionements policiers et d'une certaine complaisance pour ne pas dire une complaisance certaine de l'appareil judiciaire.

Après l'affable gentillesse de l'IGPN avec ses policiers délinquants voici maintenant la démonstration que la justice met la main à la pâte pour couvrir cette délicatesse hors normes.

Dommage pour Darmanin, cela fait upercut dans son numéro de claquettes télévisée en direct ce 30 novembre.

Devant la Commission des Lois de l'AN, celui qui s'autoproclame le "chef" des chaussettes à clous tente de démontrer la rigueur de la discipline policière avec ce chiffre brandi comme un certificat de bonne conduite :

"55% des procédures disciplinaires engagées contre des fonctionnaires concernent la police nationale".

Ce qui veut donc dire que dans le corps de ces 3.5% des effectifs totaux des fonctionnaires du pays (4 560 000  au total*) les policiers fautifs (quelque soit la qualification adlinistrative ou pénal de la faute) concentrent plus de la moitiés du besoin de sanctionner en interne des comportements contraire à la déontologie et au code de la fonction publique.

Et cela n'interroge pas le gouvernement, ni le parlement ?  

 

Telle la dialectique de Hegel, en remettant les choses sur leurs pieds en posant ainsi la question, nous avons une visibilité de la profondeurs d'une crise structurelle et systémique de ce qui normalement devrait être un des points d'appuis majeurs d'un fonctionnement serein de nos institutions.

A force d'être formée au tout repressifs, au primat du teaser et du tonfa, à laisser se déployer la haine raciste et ses critères premiers de tri dans le vocabulaire jusuqu'à le relever de façon recurente dans les PV validés par la hierarchie, traduction écrites des actes de chasses au facièes, la stigmatisation des quartiers populaires, l'abscence de reprises en mains tant administrative que pédagogique par une hierarchie elle-même gangrènée jusque dans ses structures de formations et les formateurs des écoles de police - les vidéos diffusées par les TV sont pour cela affligeantes -   le corps entiers devient un corps étranger à la société qu'il a pour mission constitutionnelle de protéger.

 

Les observateur de ce corps social datent l'origine de cette trajectoire au discours de Toulouse de Sarkozy interdisant la proximité sociale et la suppression de l'immersion des fonctionnaires de police parmi les habitants,  la fin de l'ilotage et la transformation des équipages de polices de types police secours en commando répressifs sautant sur les citées.

Le même Sarkozy avec son gouvernement demandant aux centres d'instruction de formater pour cela les nouveaux arrivants, et récompensant au mérite les plus violents et vindicatifs, les gouvernement qui lui ont succédé gardant voir creusant le sillon. Valls en étant un exemple posant en hyper réaliste représentation.

Le pouvoir a faillis, l'encadrement des états-majors nationnaux et prefectoraux, en alimentant ces pratiques ou au moins les laissant perdurer, ont faillis. La nommination de Lallement et son maintient à tout pris est en cela une caricature emblématique.  

 

Et est-ce une simple coincidences? Dans ces 3.5% de fonctionnaires qui comptent 55% des pousuites disciplinaires de toute la fonction publique, procédures où les question de racisme remontent en permanence en surface, 60% des fonctionnaires de police émettent des votes anti républicains en  votant FN puis RN.

Il ne s'agit plus de dégats latéraux mais plus vraissemblablement d'un lien de causalité.

 

 

 

* source : INSEE, Ministère de l'intérieur et loi de finance 2019

Repost0
Commenter cet article