Plus sérieux que les 20km, y aura-t-il des skieurs à Noel ?

Publié le 28 Novembre 2020

la grave et incontournable

question de l'ouverture ou pas 

des pistes de ski

Plus sérieux que les 20km, y aura-t-il des skieurs à Noel ?

D'entrée un constat : ouvertes ou pas , sauf à les faire à vélo, pas beaucoup de possibilités : il n'y a pas de neige . Et la chargée ministérielle de nous vendre l'environnement à la sauce Macron, occupée à valider la mise en vente des pesticides, reste d'une grande discrétion sur cette question.

Ensuite et là réside le plus cynique, à force de chercher à nous faire pleurer sur les hôteliers (en oubliant de nous parler des saisonnier.e.s esclaves parqué.e.s mal payés qu'ils regrettent ne pas pouvoir saigner), une question ne semble pas hanter les rédactions. Dans une France avec 8 millions de pauvres, celle des millions de smicards qui sont en permanence près d'y basculer ne connaissent la neige qu'à la télé ou ceux qui ne la fréquentent que pour racler les routes, déneiger les pistes d'aéroports et voies ferrées pour des salaires de misères, pour les aides soignants brancardiers personnels d'entretien des hopitaux surchargés, oui, cela veut dire quoi la réouverture des pistes de ski ? Surtout en période d'appel aux sacrifices au nom de la crise sanitaire. Cette réouverture, quelle Frange sociale et combien de personne concernées ? 

Avec un petit rappel historique : la quasi totalité des stations de sport d'hiver ont vu le jour avec les avancées sociales dont les comités d'entreprises et les maison familiales des municipalités dans la dynamiques de l'après guerre. Ils y ont investit, payé impôts et taxes, assurés les recettes du commerces local. Ce sont leurs invrestissement financiers et social qui ont installé le premières remontées mécaniques et créés des emplois alors non précaire. Les ravageurs de l'or blanc avec une accélération sous Giscard se sont lancés à la conquête des vallées et en ont chassé le tourisme populaire. Ils ont fait flamber les prix, organisé la spéculation foncière, précarisé les emplois. La dispartition des classes de neige, celles des weekends à la neige des CE et MJC symbolisent les effets financiers de cette chasse au peuple afin de pouvoir se doter de leur réserve avec palaces, casinos et restau étoilés. Maintenant, crise sanitaire oblige et manque de neige, les requins versent des larmes de crocodiles. 

 

Les palaces des saisonniers trimant pour les pleurnichards

 

Vous ne serez pas surpris si Canaille le Rouge vous dit qu'il ne pleurera pas sur le sort de cette amicale des pleurnichards. Notez combien eux qui dénoncent à longueur d'année "les assistés"  dont les fonctionnaires maintenant exigent de l'état un statut dérogatoire d'assistés de luxe, eux qui depuis plus de 70 ans hurlent "contre le poids des charges qui les étranglent" payées non par eux mais par la part socialisée des salaires des précaires saisoniers,  ceux qui - salauds de pauvres- si elles ils ne triment pas en cuisines ou buanderies damment les pistes à la nuit tombée leur pourrissent leur horizon.

Il y a des moments où il est nécessaires de mettre les point sur le "i" et les barres aux "t". Cela fait du bien de lacher sa colère.

 

 

 

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