Petit retour sur l'affaire Suez Véolia

Publié le 12 Octobre 2020

 

Une des pièces apportées sur la table 

par Médiapart

à faire connaitre 

 

Petit retour sur l'affaire Suez Véolia

Sachant que le journal n'avait pas reçu de réponse de la part de ceux à qui il s'adresse (dans l'article, dans le même esprit, le titre interpelle le ministère des finances, Engie.).

Voila de quoi démontrer la complicité active de la CFDT qui dans ses actes et sa façon de s'en défiler fait la démonstration de ce qui n'est plus qu'une inféodation mais une complicité active stratégique avec le grand capital. 

 

Le mail adressé à la CFDT :

Suite aux derniers rebondissements de l’affaire Suez (référé suspensif notamment) et dans le cadre de la poursuite de mon enquête, je suis amenée à vous poser quelques questions.

Le 6 octobre, lorsque je vous ai joints, vous m’avez déclaré : « M. Laurent Berger a effectivement donné consigne de voter contre ou de s’abstenir lors du vote d’Engie », propos que j’ai reproduits dans mon article. Par la suite, M. Berger a démenti toute pression  et appel de l’Élysée, et justifié la position des administrateurs de la CFDT, en reprenant les explications qu’ils avaient données sur leur sortie du conseil au moment du vote : « Les administrateurs n’avaient pas suffisamment d’éléments pour voter. » Ce qui n’est pas la même chose.

Quelle est finalement votre position : avaient-ils consigne de voter contre ou leur sortie était-elle justifiée ?

Comment expliquez-vous que vos administrateurs, auparavant, aient pris une position favorable à la cession de Suez, ce dont Bercy n’a manqué de vous informer, selon nos informations, donc jugeaient alors qu’ils avaient assez d’éléments pour se prononcer et que le lundi soir, ils n’en avaient plus assez pour voter contre ou s’abstenir ?

Il est totalement inhabituel que vos représentants au conseil d’Engie ne suivent pas les consignes données par la confédération. À plusieurs reprises, notamment sur des questions relatives à la rémunération de M. Mestrallet, ceux-ci ont indiqué qu’ils votaient contre pour suivre les consignes de la CFDT mais que s’ils avaient eu liberté de vote, ils auraient approuvé. Pourquoi cette fois-ci ont-ils estimé ne pas devoir suivre les consignes de votre confédération ?

Le conseil d’administration d’Engie du 5 octobre a été retardé d’une heure, à la dernière minute. Pendant cette heure, M. Clamadieu s’est réuni avec vos deux représentants au conseil, MM. Alain Beullier et Christophe Aubert, ainsi qu’avec le représentant coordinateur CFDT d’Engie M. José Bello. Êtes-vous au courant de cette réunion ? M. Laurent Berger a-t-il été joint pendant cet échange ? Y a-t-il été associé d’une façon ou d’une autre ? Si oui, quelle a été sa position ?

Comment expliquez-vous que M. Clamadieu ait expressément demandé au moment du vote que « toutes les personnes qui ne comptaient pas prendre part au vote devaient quitter la salle » ? Vos représentants avaient-ils informé le président d’Engie au préalable de leur position ?

Selon nos informations, M. Laurent Berger a adressé par la suite une lettre d’explication à la CFDT Suez. Dans cette lettre, M. Berger explique : « Nous n’avons pas pu faire prévaloir une position conforme au communiqué interfédéral CFDT de vendredi et à mon tweet de samedi. » Confirmez-vous ces propos ? Comment expliquez-vous un tel dysfonctionnement, qu’il ait été impossible de faire prévaloir la position interfédérale ?

Dans cette même lettre, M. Berger semble douter de la pertinence des actions judiciaires contre cette opération ? Au vu de l’ordonnance en référé du tribunal de Paris qui demande la suspension de l’opération, M. Berger a-t-il toujours la même analyse ? Si oui, pourquoi ?

Je vous remercie pour les réponses que vous pourrez apporter à mes questions.

Pour reprendre l'image utilisé il y a quelques années par l'UIMM, nous sommes en droit de savoir ce qu'en retour il y a eu, il y a, il est prévu d'avoir comme lubrification sociale, individuellement et organisationnellement.

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