La tenaille des périls à faire sauter

Publié le 28 Octobre 2020

une stratégie liberticide

si bien orchestrée

La tenaille des périls à faire sauter

A partir des pratiques fascistes d'intégristes religieux tentent de s'articuler les deux bras d'une tenaille. Nos libertés se trouvent au cœur de ses mâchoires:

Admettre que la liberté de dire et penser peuvent être plus ou moins contingentées au nom d'un droit à vivre ensemble, limites satisfaisant les théo-fascistes qui eux les interdisent à tous, ET ne pas aller dans l'arène aux prétextes que l'extrême droite française et ses forces racistes pour qui l'islamophobie comme tous les autres racismes -antisémitisme intégré dans cette insupportable palette- est le credo pour leur combat, est tout autant meurtrier.

Pour ceux qui estiment que l'on ne doit pas caricaturer les religions, il faut rappeler que les surréalistes farouchement anticléricaux n'avaient pas peur de le faire savoir

 
Pour ceux qui estiment que l'on ne doit pas caricaturer les religions, il faut rappeler que les surréalistes farouchement anticléricaux n'avaient pas peur de le faire savoir

La Vierge Marie corrigeant l'enfant Jésus devant trois témoins... par Max Ernst

André Breton : " à la niche les glapisseurs de Dieu !"
Jacques Prévert : "Notre Père qui êtes aux cieux, restez-y !

 

Ce n'est pas avec les nostalgiques revanchards du colonialisme que nous pourrons combattre pour les libertés, tout rapprochement même temporaire serait aussi illusoire qu'à terme liberticide, l'histoire en permanence le démontre. Mais parcequ'ils y jouent les bateleurs ne pas combattre tant eux que tous les autres participe du recil des idées de progrès et de la visée d'émancipation humaine.

Chacun peut le mesurer, ce déficit grave dans le combat et l'insufisance de mise en avant de sa nature de classe dans les explications conduit à des replis de la part des plus vulnérables au plan idéologique. Il n'épargne aucun espace du mouvement associatif et syndical, on voit même des responsables politique qu'on croyait prémunis y déraper.

Il ne peut y avoir d'issue que dans la mobilisation de tous les progressistes au nom des idéaux républicains tels que 250 ans de combat pour TOUTES les libertés les portent.

Mesurons bien ce qui est en mouvement : cette contestation du droit de blasphêmer devenu sujet de débat est le fer de lance d'une attaque de plus grand envergure.

Elle ne se cantonne pas aux actes assassins des théo-fascistes visibles mais rassemble derrière ses banières et oriflammes tous les liberticides contre toutes les autres libertés dont - point commun avec la réaction historique dans l'histoire de France - les libertés sociales, politiques et syndicales, philosophiques, religieuises, associatives, culturelles, avec une place spécifique faite par toute ces réactions dans le monde : le droit des femmes qui est toujours en premières lignes de leurs agressions. De Washington à Riyad en passant par Budapest ou Oman, Varsovie ou Ankara, suprématistes, salaphistes, harédims, gardiens de la foi, évangelistes, intégristes cathos, le noms et aspect de leur différent couvre-chef porté par leurs aumoniers prédicateurs ne peut masquer la violence des politiques communes de ceux qui les portent.

Organiser ce combat politique ici et maintenant devient une exigence constitutive de l'alternative politique dont notre pays à urgement besoin. 

Pour le mouvement démoctratique de notre pays, appuyé sur ses valeurs qu'il a su imposer par ses combats - dont la loi de 1905- est une nécessité absolue pour ombattre ce théo-fascisme. Pour autant, ne se focaliser que sur ce point laisserait les coudées franches au capital qui utilise et alimente cette part de la réaction (le négoce international en temoigne en permanence) qu'il sait à sa disposition. 

Ce qui est en jeu c'est l'émancipation  ou l'enfoncemennt dans la barbarie. En se rappelant que le capital se complaît toujours dans un ordre qui asservit les peuples, et que les peuples pour s'émanciper doivent à la fois anéantir la barbarie et s'affranchir du capital.

En n'oubliant JAMAIS que pour le capital, toute l'histoire du monde en témoigne, la barbarie fait partie de sa caisse à outil. N'ayons pas la mémoire courte.

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