Après l'horreur,

Publié le 17 Octobre 2020

Comment organiser

une riposte de masse

à partir de l'exigeance de laïcité

ce pilier du pacte républicain ?

Après l'horreur,

Il y a le crime, abject, insupportable. Puis il y a les réactions qui derrière une unité de façade craquellent le vernis policés pour déjà en faire outil idéologique.

Et puis il y a ce qui dans une République laïque devrait conduire la réflexion sur comment combattre la peste obscurantiste, en vérité tous les ferments de haine ou la religion et son droit d'en pratiquer une abrite des serres qui produisent des catalyseurs et OGM du fanatisme.

Comment dans le respect de chacun produire le sursaut laïc qui ne fasse pas du crime un repoussoir stigmatisant d'une catégorie de citoyens, mais intègre tous les démocrates contre tous les fanatismes dogmatiques anti-laïcs, contre toutes les architectures sectaires et dogmatiques qui abritent les commandos de la haine de la République et de ses valeurs ?

 

D'abord ne pas segmenter, mais rassembler et bien qualifier la nature des crimes, poursuivre les auteurs faire tout ppour qu'ils puissent être jugés et punis. Mais aussi et surtout mettre sous les projecteurstous ceux qui les arment, les laisent faire. Ceux qui assurent leur logistique ceux qui ont fait le choix de les mettre en incubation puis sous serre pour s'en servir de bras armés contre les peuples en quête de liberté*.

Ceux-là doivent être isolés réprimés quel que soit la forme et les affichages des dérives homicides par eux misent en œuvre. 

Notons qu'alors que les fonctionnaires de la DCRI- ex RG alertent depuis des mois sur les trous dans les tamis interdisant leur travail, trous créés par les réorganisations successives diminuant les moyens des uns et poussant d'autres à des pratiques border-lines comme le révèlent les procès en cours, oui, notons que ce meurtre se produit le jour où le ministre de l'intérieur annonce mobiliser 12 000 policiers pour faire appliquer le couvre-feu mais par contre laisse à découvert depuis des mois les espaces considéré comme à risque par les services de police. Pas de moyens de proximité en particuliers autour des établissements publics. La dissuasion voire l'interception et donc la mission de protection commence par là.

Ensuite, comment ne pas noter que les têtes pensantes et organisateurs du financement des actes terroristes sont le plus souvent des proches voir des complices dans les relations internationales de ceux qui dénoncent la partie islamiste de ces terrorismes, ceux qui reçoivent dans les palais officiels les têtes pensantes et financeuses, font avec elles du négoce, leur vendent des armes qui pour certaines alimentent le terrorisme. C'est donc bien que ce n'est pas de ce côté-là qu'ils faut attendre une solution durable.

Où alors ? 

Une fois encore la riposte populaire. 

Les enseignants sont en première ligne pour mener ce combat. L'actualité vient dramatiquement de montrer leur place indispensable. Mais là encore pour eux, pour nous pour la jeunesse, pas de délégation de pouvoir. 

La citoyenneté est un tout, et son existence est un combat global fait de l'investissement de chacun. Pour que les enseignants puissent faire leur travail, il ne faut pas qu'ils se sentent isolés , ou tels les personnels soignants face à la pandémie, envoyés en première ligne sans moyens ni assistance, sans un glacis républicain construisant la plus efficace des protection. 

Le traumatisme va exiger que la riposte des personnels, de ce qu'on appelle plus largement la communauté éducative s'organise (Enseignants, personnels techniques et administratifs, parents d'élèves mais aussi les élèves eux-même qui jeunes adultes, souvent majeurs, ont droit d'être considérés comme citoyen.ne.s ). Il faudra que leur colère et la solidarité s'exprime. C'est du ressort des organisation syndicales des enseignants, des APE. Souhaitons que cette réaction, qui à coup sûr portera une dignité, soit à la hauteur de l'agression et au-dela de la solidarité et de l'émotion partagée, elle porte les exigences de moyens pédagogiques pour que cet assassinat reste unique et que la riposte, massive, à travers tout le pays, interdise qu'il puisse faire école.

* Souvenons nous de la déclaration sous serment d'Hilary Clinton devant la commission d'enquête du sénat des USA parlant du terrorisme en général et de sa partie islamiste en particulier : "ce sont des monstres, mais ce sont nos monstres" (sic)

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