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Quand la presse s'appuie sur le MEDEFDT pour s'en prendre aux cheminots

COVID, arrêt de travail

Responsabilité patronale

complicité "syndicale"

Mensonges et falsifications, tout leur est bon

Mensonges et falsifications, tout leur est bon

C'est le Parisien libéré de tout scrupule, toujours à la tête de la croisade crontre les nantis, feignants à statut, grévistes trop payés, trop protégés preneurs d'otages, qui ouvre le feu en balayage sur la filière des agents de train (ceux que les usagers appellent de façon générique "les contrôleurs".

La Fédération CGT des cheminots vient de riposter de façon ferme, exigeant de la direction qu'elle dénonce ceux qui colportent et légitiment  de tels trumpisme, elle appelle à être offensif face à cette agression caractérisée.

Voici son communiqué :

Quand la presse s'appuie sur le MEDEFDT pour s'en prendre aux cheminots
QUI ALIMENTE LE DISCOURS ANTI-CHEMINOTS ?

Communiqué au cheminots

 | Fédération
 

Nous sommes en droit de nous poser la question à la vue de l’article publié ces derniers jours dans un quotidien national et repris depuis par plusieurs médias. Est-ce que ce sont certains journalistes en mal de buzz ? Pire encore, est-ce ceux qui, en mal d’audience électorale dans l’entreprise, sont prêts à tout pour exister, y compris à jeter les cheminots en pâture ?

L’article en question prétend donc que certains contrôleurs auraient dissimulé leur contamination à la Covid 19 afin de ne pas perdre de rémunération. Ces allégations, par nature difficilement vérifiables, provoquent légitimement colère et incompréhension chez les ASCT et plus largement dans la population cheminote.

Comment accepter d’être à nouveau la cible des anti-SNCF chroniques, alors que nous sommes de celles et ceux qui, en première ligne, avons assuré la continuité du service public en pleine pandémie ?

L’organisation syndicale minoritaire qui est tombée dans le panneau du sensationnalisme et qui s’est épanchée dans la presse porte donc une lourde responsabilité dans ce « bashing » récurrent auquel nous ne nous habituerons jamais.

Elle porterait également une lourde responsabilité si, d’aventure, les relations entre les cheminots et les usagers devaient se dégrader suite à cette énième saillie.

La direction SNCF, quant-à-elle, pourtant prompte à s’afficher pour vanter les mérites de la casse organisée de l’entreprise publique, tant en interne qu’en externe, reste particulièrement silencieuse.

La Fédération CGT des Cheminots demande donc qu’elle se positionne publiquement en faveur des cheminots en réfutant ce type d’allégations et en désavouant ceux qui les propagent.

Enfin, cette situation, si elle était avérée pour les motifs évoqués, démontrerait une nouvelle fois la faiblesse des salaires des cheminots qui subissent un gel depuis 6 ans et l’importance qu’ont pris les EVS et pour cause, dans la rémunération globale.

Alors qu’une négociation annuelle obligatoire sur les salaires tarde à venir, la question est donc simple :

Qui seront ceux qui, le stylo déjà dégainé, accepteront sans broncher l’augmentation de la part d’éléments variables, aléatoires et à la « gueule du client » et ceux qui, sans relâche porteront une augmentation générale et la consolidation des éléments fixes, pérennes, reconnaissant l’exercice du métier et finançant notre protection sociale, comme éléments centraux et principaux de la rémunération ?

La CGT a déjà choisi !

La Fédération CGT appelle les cheminotes et les cheminots à ne rien faire qui puisse les mettre en danger et assure une fois encore qu’elle continuera de se tenir aux côtés des ASCT et des cheminots en général pour la défense des intérêts collectifs.

Unis dans notre quotidien,
combatifs pour le ferroviaire !

Quant il a fallu accompagner les fameux TGV COVID , quand il a fallu assurer le transport des personnels de santé, accueillir dans les gares et aider les usagers à respecter les mesures sanitaires dont la SNCF demandait la suppression pour assurer ses recettes, celle-ci a su trouver ceux qui se sont mobilisés pour assurer le service public. Maintenant qu'ils sont stigmatisé par les chiens de garde elle laisse les abboyer sans réagir.

Outre l'argumentation avancer par la fD CGT des cheminots, ce qu'il faut préciser c'est que cette offensive se produit dans un moment où la protection sanitaire (médecine de santé et de soin à la SNCF) est dans le collimateur et subit fermetures de cabinet médicaux sur compression de la carte sanitaire, moment où la caisse de prévoyance de la SNCF voit au ses capacités d'intervention et d'assistance fondre même rythme que les autres régimes  de couverture sociale.

Faut-il préciser qu'au moment où alors que la COVID est reconnue maladie professionnelle elle ne semble pas l'être pour les cheminots qui atteint en service  se voient appliquer les jours de carence. Cela pose par ailleurs la rersponsabilité légale et pénale de l'employeur en matière de protection sanitaire au travail ainsi que la question de l'organisation du dépistage systématique.

 

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