CICE et appréciations

Publié le 23 Septembre 2020

 

Comment participer à la tromperie

 

 

CICE et appréciations

A la suite de l'éclatemment du scandale prévisible "Bridgestone, les commentateurs les uns après les autres nous expliquent que cela montre l'inéfficacité des Zaides et autres Zincitations fiscales mises à disposition de la rente et de l'exploitation pour créer, maintenir voire, selon leur propos à limiter la casse de l'outi industriel et de ses emplois.

Les mêmes s'indignent de voir comment l'UE subventionne directement la casse pour aller mieux surexploiter ailleurs la force de travail dans des pays où les conditions sociales tirées vers le bas sont le critère essentiel d'implantation

De Whirlpool à Amiens à Bridgestone à Béthunes, en passant par toutes ces boites  où l'alibi COVID le dispute à l'affichage obscène de la recherche d'augmentation des profits, toutes et tous ont été grassement perfusés d'argent public.

Outre les reports ou remises gracieuses de cotisations sociales, les entreprises de plus de 250 salariés ont été particulièrement choyées. D'entrée le soucis des PME-PMI montre combien l'approche est fallacieuses.

 

Devant le scandale les répétiteurs de la doxa libérale tentent de nous faire croire qu'il s'agit d'un echec.

Tout le mensonge est là.

C'est un immense succès : les actionnaires ont pu sans avoir à rendre de compte sur l'utilisation de ces sommes les affecter directement à la rémunération du capital pendant que les commentateurs tentaient de nous faire croire qu'ils sauveraient ainsi les emplois que par charter les DRH étaient chargé de laminer.

Vieille pratique capitaliste qui pour sauver les profits sait dévaloriser le capital (casse industriel pour le capital constant laminage des effectifs concernant le capital variable constitué des salariés.

Et là, nous arrivons au cœur du mensonges et de la tromperies.

Ces dispositifs n'ont pas été institués pour limiter des effets de la crises mais pour s'adosser à ces effets pour organiser le pillage des finances publiques en abondant les coffres de la rente et du dividende par les contributions directes (peu) indirectes (essentiellement) pour alimenter la masse de profits pour limitéer la baisse tendancielle de rémunération tant ceux ci s'accumulent alors que la productivité du travail ne permet plus d'assurer le taux de rémunération.

Que cette question soit abordée ainsi par le Figaro et toute la presse dont il est l'historique vaisseau amiral est dans le logique des choses.

Mais voir des supports qui se veulent plus ou moins opposé au système ne pas croiser le fer avec les croisés de la rigueur et de l'attaque sociale ne devrait-il pas interroger les partisans d'une authentique volonté de combattre le système ?

Ces mesures sont habillées de la tenue de camoufflage destinée à faire croire à l'affichage pour masquer le fond : dans cette phase de crise aiguë du capital, il lui est indispensable pour assurer sa survie de puiser dans toutes les ressources disponnibles le temps qu'il trouve d'autres espace pour se redéployer et persister dans sa prédation organisée autour de l'exploitation de ceux qui créent les richesse qu'il pille.

Le CICE , tout comme ce qu'ils appellent le pilotage par l'aval de la recherche, les conditions de maitrise de la formation de la force de travail, les exonération de charges sociales qui de fait sont le rackett sur la part socialisée de nos salaires, la construction sur fonds publics des infrastructures de toutes natures leur permettant installation, adaptation puis déménagement à la cloche de bois comme Bridgestone ne sont que les variables indispensables au branchement sur l'ensemble de la richesse disponible produite par le travail de celles et ceux qu'ils jettent comme des Kleenex.

Dans ces conditions, ceux qui ont pensé, construit, et fait fonctionner à leur profit cette architecture économique, les voir exposer une pseudo indignation et faire semblant d'être en colère ne révèle que leur tartuferie institutionnelle.

Il n'y a point d'autre issue de les chasser au plus vite et avec les mêmes moyens dont ils usent. C'est d'avoir quitté cette ligne de front qui a fait passer le PCF de 23% en 1969 à un P"c"F à 2.3%. en 2019.

Le capitalisme ne se dépasse pas , il se combat pour être éradiqué. Tout autre circonvolution langagière cache l'absence de volonté de s'y affronter et donc son acceptation.

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