47 années et rien d'oublié. La douleur, la rage.

Publié le 11 Septembre 2020

 

11 septembre

de quoi parlons-nous?

 

Chili. 1973? Non 2020 !

Chili. 1973? Non 2020 !

 

L'anniversaire de l'attentat contre les tours jumelles va à coup sûr être évoqué plus ou moins longuement. Certes, l'événement est d'importance. Mais pour Canaille le Rouge - 21 ans à ce moment- si nous remontons l'arbre des causes, c'est dans un autre 11 septembre qu'il faut trouver la racine contemporaine de tout ce qui pourrie aujourd'hui la vie de l'humanité.

11 septembre 1973

C'est le jour où les intégristes du capital formés à Chicago assassinaient Salvatore Allende, instauraient la torture systématique par des officiers formés par un général français, rendait le catéchisme obligatoire dans les écoles, déclaraient la guerre à la culture en faisant couper les mains à Victor Jara avant de le tuer, assassinaient Pablo Neruda, violaient et massacraient communistes syndicalistes démocrates.

Derrière Pinochet, le portant en triomphe, tout le panel réac fascisant de la planète Thatcher et Nixon en tête avec déjà et encore Kissinger.

Oui le 11 septembre 1973 est la date générique du démarrage de la contre-offensive de l'ultra réaction qui va mettre en route la géhenne qui pourrie la vie des peuples.

La réaction mondiale applaudira à tout rompre. En France elle ne cachera pas sa jubilation.

L'impérialisme sachant idéologiquement et politiquement s'adapter engageait la phase de reconquête de la planète pour le compte des multinationales aidé en cela par faillite du système soviétique qui semera ses oligarques à mesure de sa déliquescence.

Nous vivons toujours la suite de ce crime contre l'humanité.

Mais comme le dit Neruda : 

Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux.Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu’il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!
Risque-toi aujourd’hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d’être heureux!

Pablo Neruda

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