La reprise attendue

Publié le 11 Juillet 2020

La reprise attendue

 

Elle est bien marquée

et presque datée.

Ce n'est pas celle de l'économie, pas celles de la croissance, pas celles d'un fonctionnement normal des institutions. Pas la reprise des activités culturelles, sportives, associatives.

Non, pour le MEDEF, son pouvoir et sa brigade ministérielle des crimes et délits, c'est celle de la pandémie appelée 2e vague qu'ils attendent avec impatience.

Le moyen d'avoir toute la vie civique, sociale, culturelle, économique sous contrôle administrativo-policier.

Avoir clés en main un outil permettant au nom de la santé publique d'interdire tout mouvement social de masse, pouvoir en 48h 00 réquisitionner la force de travail au nom de la la lutte contre la maladie, interdire manifestation et pouvoir alors lâcher ses escadrons bleus de la haine sociale, faire payer les salaires par les salariés eux même via le chômage partiel, les patrons se garnissant les poches par des commandes publiques passées hors contrôles au nom de l'urgence, disposer de l'arsenal politique et juridique pour menacer, voir reprimer ceux qui s'y opposeraient, la voilà la vraie feuille de route du secrétariat administratif de l'Elysée installé à Matignon 

Le pouvoir fait danser devant les micros et les caméras ses sorciers chargés d'annoncer un armageddon pour exiger soumissions et repentance et contrition. Cela occupe les écrans en attendant un hypothétique Tour de France. Le moyen idéologique majeur pour pouvoir interdire à titre préventif tout rassemblement idéologiquement et socialement risqué.

Prendre un présummé violeur assisté du spécialiste de l'antiterrorisme pour la partie police et un Bigard du barreau pour la justice prend alors tous son sens : mettre en (légitime) colère en agitant cette main garnie de doigts puants pour masquer comment une lune-chappe de plomb organise la thatcherisation de la société française.

Avez vous remarqué l'extrême discrétion du MEDEF dans la période ? Comment l'agent orange de la casse sociale se démène pour limiter les risques de la colère redoutée par le patronat ?

Leur projet ? Nous transformer tous en intermittents de la liberté voire en fin de droit d'humainement exister.

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