Minneapolis, ce qu'en disent les communistes des USA

Publié le 30 Mai 2020

« Quand on voit quelque chose

comme ça, c'est incroyable.

Quand on entend ce son

- ce grondement -

on imagine

combien c'est dangereux. »

D. Trump 31 mai 2020 

 

Le Docteur Folamour ne parlait pas de la colère du peuple américain qui déferle mais du lancement de la privatisation de l'espace

Pendant ce temps 

Minneapolis, ce qu'en disent les communistes des USA

des affrontements éclatent devant la Maison Blanche, malgré le couvre-feu imposé à Washington

Selon le New York Times, Donald Trump a du être exfiltré vers un bunker souterrain par le Secret Service, alors d’une manifestation devant la Maison Blanche.

La police a tiré des gaz lacrymogènes devant la Maison Blanche pour disperser la manifestation. Les heurts ont repris ce 1er juin au matin

la traduction de NY Times relatant la situation à la Maison Blanche

Il faudra noter cete troublante concordance du vocabulaire : à travers la planète, singulièrement en France comme aux USA quand la colère face aux violences policières s'exprime ce sont toujours les victimes qui sont estampillés casseurs et le clan des assassins qui est chargé de rétablir l'ordre.  

Minneapolis, ce qu'en disent les communistes des USA

Parmi les réactions politiques , la déclaration du Parti Communiste des Etats-Unis. Elle ne souffre d'aucune ambiguité. 

"Nous appelons nos adhérents et sympathisants à se joindre aux protestations pour la justice de toutes les manières possibles et à faire de la justice pour George Floyd une partie intégrante de chaque manifestation à venir."

Le Parti communiste des États-Unis se joint aux habitants de Minneapolis pour exiger l'arrestation immédiate et la poursuite des policiers responsables du meurtre de George Floyd.

Les horribles preuves de huit minutes, diffusées dans le monde entier, sont claires et indéniables. Elles révèlent que le meurtre de George Floyd a consisté en une véritable exécution publique par la police. Le refus de procéder immédiatement à l'arrestation des policiers a, à juste titre, déclenché la rage à Minneapolis et dans tout le pays. Une fois de plus, "Je ne peux pas respirer/ I can't breathe" est devenu le cri de ralliement de millions de personnes. Ne vous y trompez pas, les protestations continueront jusqu'à ce que justice soit faite.

La rébellion de Minneapolis est la faute, non pas des manifestants, mais du système de racisme et de violence institutionnalisé qui permet en premier lieu à de telles atrocités de se produire. Ces meurtres racistes se produisent encore et encore, "en direct et en couleur", et le plus souvent sans poursuites judiciaires - c'est un miracle qu'il n'y ait pas eu plus de rébellions.

La menace irresponsable de Donald Trump de "tirer sur les pilleurs" est aussi méprisante que prévisible. Nous nous souvenons avec dégoût de sa menace d'ordonner aux troupes de tirer sur les immigrés à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. En effet, les menaces de violence font régulièrement partie de sa panoplie d'outils. En réalité, il encourage ouvertement les forces de police à malmener les personnes arrêtées. C'est Trump le criminel en chef !

L'utilisation du racisme par Trump comme outil d'organisation central ne prendra fin qu'avec sa défaite en novembre. Mais le pays ne peut attendre pour s'attaquer à l'épidémie de violence raciste. Le Congrès, les assemblées législatives des États, les conseils municipaux, les dirigeants syndicaux, le clergé et les représentants d'organisations communautaires de toutes tendances doivent s'attaquer à cette crise à travers le pays. Il est grand temps que la population exerce un contrôle sur la police. En premier lieu, les néo-nazis, le KKK et les autres éléments néofascistes doivent être chassés des services de police du pays. Enquêtez là-dessus ! En outre, notre pays a besoin d'une réforme radicale de la police.

L'impact du COVID-19 sur les communautés de couleur de la classe ouvrière sous tous ses aspects vient s'ajouter à la violence habituelle contre les Afro-Américains. Ce sont elles qui meurent dans des proportions démesurées. Ils sont les premiers à servir en première ligne et, comme dans toute guerre, les premiers à mourir.

Nous appelons nos adhérents et sympathisants à se joindre aux protestations pour la justice de toutes les manières possibles et à faire de la justice pour George Floyd une partie intégrante de chaque manifestation à venir.

Nos cœurs, nos pensées et notre solidarité vont à la famille de George Floyd et à Floyd lui-même, qui pleurait sa mère décédée alors qu'un voyou se tenait à genoux sur son cou. Nous disons, soulevez-vous et protestez !  Nous nous joignons aux millions de personnes qui demandent justice maintenant !

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