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Le travail et la santé, Ce qui est à l’ordre du jour

 

A qui profite la crise.

Combattre cette crise

et ses profiteurs.

Le travail et la santé, Ce qui est à l’ordre du jour


"Ces choses-là sont rudes, il faut pour les comprendre avoir fait des études ".  C'est ce que Victor Hugo pouvait écrire au XIX siècle dans "les pauvres gens", une époque -1859- où l’école publique laïque et obligatoire n’existe pas.

La vie quotidiennement aide à y voir clair et permettent d'ouvrir les horizons sans avoir besoin de faire HEC ou l’ENA. 

Partons de notre réalité quotidienne. Dans la Période ceux qui ne travaillent que 3 h face à leur écran un téléphone à l’oreille avant d'aller pérorer devant les Caméras ou les micros puis se détendre dans la piscine et sa terrasse nous expliquent que la France, pour tourner a besoin que de faire trimer 60 heures sur les chaînes de montage ou dans les entrepôts, les chantiers, au manche des trains des camions ou des caisses enregistreuses, à trier le courrier ou ramasser les poubelles, à s'effondrer d'usure au pied de l’entassement des brancards et des lits d’hôpital.

Se remettre au travail alors que sans ces professeurs "Jédifokvoufacié" ne produisent rien, le pays tourne, les gens mangent - certes par endroit pas à  leur faim, mais pas de la faute des agriculteurs, pas de la faute des fonctionnaires et agents des services publics ni des caissières des supermarchés.

Il va falloir nous dire pourquoi en France, 5e ou 6e puissance économique de la planète, le pays où la rente se distribue 50 milliards de dividende, où le gouvernement lui débloque plus de 300 milliards d’un coup, à 7km du siège du MEDEF des gosses ne mangent pas à leur faim, que des gens, des enfants dorment dans la rue. Un pays où la spéculation sur les masques a induit l'explosion de la production -et de vente, très cher- de cercueil, marché où sont présents les organisateurs de la rétention de masques.

Moment décisif dans la Période, chacun se rend compte que si ceux à qui ils ordonnent d'aller produire ne vont pas au travail, il n’y a pas de richesse produite. Voila qui explique la haine des grèves ouvrières pour ceux qui ne le comprendraient pas.

Expérience que ceux qui exigent d'aller produire, eux, ne produisent rien. Rien de matériellement utile sauf les moyens de captation des richesses. Une captation des richesses qui conduit à ce que là où habitent ceux qui les produisent apparaissent ces cas de disettes qui accompagnent les foyers d’infection ayant conduit à l’arrêt de l’économie.

Si cette production réelle de richesses échappe au contrôle de ceux qu'ils veulent faire travailler 60 Heures par semaine c'est qu'on peut se passer d'eux.

Parce qu'il en attendent profits et dividendes, ils clament qu'ils sont l'unique solution quand la vie démontre qu'ils sont LE problème. 

Démonstration qu'ils ne sont que des parasites sociaux. 

Regardons encore de plus près : Ils exigent que vite les producteurs réels de richesse retournent au boulot quitte à mettre en péril la vie de leurs enfants après avoir laisser mourir les plus anciens qui ont construit l’outil économique dont ils se gavent.

Ils mettent ainsi le pays en péril d’un point de vue sanitaire, mais grâce à  la grande distribution qui versent des dividendes comme jamais connus, ils vont pouvoir vendre ces masques qu’ils avaient caché à temps pour ne pas avoir à en donner aux soignants et même à leur propre personnel ? 

De tout qui précède que peut-on en Tirer ?

Il est évident que ce qui fait la force de ceux qui organisent le pillage de la Société en exploitant ceux qui la font réellement vivre est lié à manque de confiance ses derniers en leur force,  de la difficulté à prendre conscience de leur place et rôle, eux qui tiennent le pays debout : salariés de la santé, des transports, des approvisionnements, ceux qui dans les gares stations dans les bus les rames les trains permettent à tous les autres d'être à leur place au travail. Celles et ceux qui cueillent qui trient qui expédient. Ceux dont les gestes de culture donnent du soleil à la vie compléments des acteurs des services publics .

La place réelle de ces vrais actifs est incontournable. Alors que la capacité à produire des pilleurs de richesses s’affiche comme une procession de zéro démontrant leur inutilité.

Un patron ne donne pas du travail, il capte la richesse crée par celle ou celui qui est au travail. Le lien de subordination lié au salariat légalise ce vol. La société, ses codes et ses lois fonctionnent pour organiser la façon de faire toujours plus bosser. 

La nature de classe de la société, c’est cela.

Sans toi, rien n’existe. La preuve par ce moment où tout fonctionne sans qu'un seul ne soit présent sur les lieux de production.

A-t-on vu un seul dirigeant des boites du CAC40 sur une chaîne d'assemblage ou se frotter avec un fenwick,  décharger un camion ?

Et pourtant , sans la bourse, sans les banques, cela tourne pour ce qui est des besoins de la population. 

Là encore regarde bien les insuffisances. Elles proviennent quasi exclusivement du pillage et son organisation par les flibustiers du dividende qui créent les lagunes et structurent les dysfonctionnements. Les masques, les respirateurs , la rétention des produits de première nécessité, la casse des usines qui produisaient ici, c'est eux.

Notre force à nous, issue du collectif de travail fait des compétences de chacune et chacun , la consciences rassemblant ceux qui produisent autour de leur intérêt commun, doit conduire à se poser la question de l'appartenance de classe, de se penser comme membre de cette classe, celle qu'on s’appelle classe ouvrière et qu'on doit continuer d'appeler classe ouvrière dans l'acceptation de son contenu de 2020. 

Parce que ses intérêts coïncident avec les intérêts de tous ceux qui souffrent des pillages gabegies et spoliations, cette classe a vocation à porter l’avenir du pays : Paysans non productivistes, ouvrier.e.s Ingénieurs.e.s, technicien.ne.s, cadres, formateurs, soignants, artistes, tous les agents des services publics. 

L’enseignement majeur du moment, c’est que la cause de nos maux est maintenant pour tous clairement identifié. 

Si le virus est une plaie catastrophique, il est aussi le révélateur de ce que doit être notre "après" commun débarrassé de ceux qui se servent de la maladie pour aggraver le sort de ceux dont ils se gavent.

Ainsi se mettent en place les conditions du rassemblement de toutes nos forces pour les chasser et récupérer tout ce qu’ils nous ont volés. 

C’est à l’ordre du jour. 

et comme le dit Paul Eluard en point d'orgue de "Liberté" :

Parce que ce long  poème d'Hugo porte ce qu'est la vie du peuple et que le temps manque moins dans ce moment pour le (re)découvrir : Les-Pauvres-Gens-Victor-Hugo.

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