Le paquebot Renault SA dispose de bien dévoués écubiers

Publié le 10 Mai 2020

A propos du jugement

condamnant Renault SA

et ses commentaires 

la CGC avec  enthousiasme revendique une place dans la bordée.

la CGC avec enthousiasme revendique une place dans la bordée.

Dis-moi qui tu défends, je te dirai qui tu est 

Le quotidien Paris-Normandie qui n'est pas spécialement le correspondant local de la NVO  a été interroger l'avocat qui avait plaidé pour le syndicat CGT de Sandouville.

Il a donné à ses lecteurs les  explications que Canaille le Rouge vous transmet ci dessous.

De quoi éclairerl a question et  les enjeux.

En creux, et vu la gravité des faits qui poussent à condamner Renault, chacun mesurera ce que valent les propos des écubiers de service.

 

« Je pense qu’il y a eu là une volonté de reprendre vite, comme le demandait la centrale », estime Karim Berbra, avocat de la CGT Renault Sandouville. Se félicitant de la décision du tribunal, il précise que celle-ci conforte les failles pointées par les salariés sur deux points : « L’obligation de consultation des représentants du personnel », mais aussi « l’évaluation des risques et la formation des salariés » face à ces derniers. 

S’il reconnaît qu’une réunion du CSE (Comité social et économique) a bien eu lieu avant la reprise, il précise qu’il ne s’agit pas là d’une « consultation régulière des représentants du personnel. Il y a notamment eu des soucis dans l’envoi des convocations, certains documents n’ont pas pu être consultés ».

Ce que confirme le jugement rendu par le tribunal, qui stipule en outre que la reprise du travail dans le contexte de coronavirus représente « des mesures d’adaptation importantes au niveau local […] et nécessite la consultation et donc l’avis du CSE d’établissement et non pas sa simple consultation ».

Mais au-delà, « l’évaluation des risques » fournie par Renault est pour l’avocat « insuffisante, et même, pour moi, totalement farfelue. Ils ont plus fait du copier-coller de leur Power Point qu’un véritable document d’évaluation », estime-t-il. Ce document se contente en effet, comme le souligne le tribunal, de rappeler « les gestes barrières applicables sur l’ensemble des sites du groupe » et ne présente rien concernant « les risques liés au virus du Covid-19 auxquels les salariés de l’usine de Sandouville seraient exposés ».

En plus de ce manque de précision du plan de reprise à l’échelle de l’usine et des différents postes occupés par les salariés, Maître Berbra souligne « l’absence de formations pratiques pour les salariés sur comment travailler avec le Covid, et notamment comment utiliser le matériel de protection comme les masques ».

Un manquement que confirme également le jugement qui souligne que, malgré les « kits de formation » présentés par Renault, accompagné d’un guide pratique, l’entreprise « ne rapporte pas la preuve qu’une formation pratique et appropriée à chaque poste ait été dispensée à chacun des salariés ».

Quand on est patron de Renault, c'est combien le prix du timbre sur sa carte CFDT ? 

Rédigé par Canaille le Rouge

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