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"CES". A qui sert-elle ? La question doit-elle être posée ? Et si oui , comment la poser ?

C'est une question pertinente.

Elle doit venir en débat

dans toutes les organisations

de la CGT.

C'est une question de congrès.

"CES". A qui sert-elle ? La question doit-elle être posée ? Et si oui , comment la poser ?

Vous trouverez en pas de cette page ce que Laurent brun, secrétaire général de la Fédération CGT à mis en ligne sur sa page Facebook à propos de la place tenue par l'UE dans la crise COVID19 et celle de la CES.

Canaille le Rouge ne s'abritera pas derrière ses propos pour trouver justification des siens d'autant que L Brun n'est pas obligé de partager les avis de La Canaille sous prétexte que ce dernier trouve de l'interet à ce qu'il dit.

Pour autant, dire que Canaille le Rouge se retrouve dans ce texte ne surprendra pas ses lecteurs.

Au-delà de la convergence d’opinion, cela permet de revenir sur une question qui ne peut être traitée par un arbitrage au sein de la direction confédérale (CE ou BC) de la CGT.

Au mieux, dans ce moment, cela ne peut qu’appeler le CCN - organisme souverain de direction de la CGT entre deux congrès- à prendre une mesure de type conservatoire en attendant que le vrai débat ait lieu dans la CGT.

La question est-elle de quitter ou pas la CES ? D’intégrer ou pas la FSM ?

Du point de vue de Canaille le Rouge, poser ainsi la question ne répond pas à celle plus fondamentale : devant les dégâts humains environnementaux et économiques, la question de fond de comment affronter un capitalisme qui sur la planète dispose de tous leviers de pillage et d’exploitation exige de construire une réelle réponse anticapitaliste. 

Comment s’organiser au plan international pour que l’humanité se débarrasse de ce parasitisme global par l'émancipations du monde du travail ? Que celui-ci maîtrise la totalité de la richesse nécessaire à bien vivre et fasse éclater ce lien de subordination qui lie le-la salarié.e à son patron régissant les conditions de l'exploitation.

Certains disent "la CES a failli, a trahi". Est-ce la bonne question ? Non !

On ne trahit que quand on change de camp pour passer à l’ennemi. La constitution de l’UE a été l’occasion pour la CES d’intégrer officiellement le giron, du capital. Que la direction confédérale d’alors ne s’y soit pas opposée est un des éléments de la discussion à venir.

Il est évident que la CES n’est pas et ne peut être un outil au service de la défense des intérêts du monde du travail tant cette organisation est structurellement imbriquée et statutairement inféodée à une UE dont chaque jour démontre sa nocivité. 

Fallait-il y entrer ? Pour casser l’ostracisme qui visait la CGT au plan de l'Europe géographique oui, et disons le, La Canaille a alors défendu cette idée. 

Vue sa trajectoire, fallait-il intégrer ses rouages de direction? L’expérience montre que non.

L’expérience propre de Canaille le Rouge comme syndiqué et en responsabilité lors de l’entrée dans la CES et jusqu’à ce jour confirme l’état des lieux de l'UE fait par Laurent Brun qui ne souffre pas contestation. La CES est un des outils qui agit dans son interet.

Se pose alors la question de ce qu'était la FSM, ce qu'elle travaille à devenir.

La CGT a-t-elle eu raison de quitter la FSM ? Quand le choix a été fait, Canaille le Rouge assume ses choix, oui. il n’était pas possible de défendre une conception qui portait une caporalisation du fait syndical.

Faut-il  ré-adhérer à la FSM ? A l’heure actuelle si c’est certainement l’organisation la plus en phase avec les préoccupations des travailleuses et travailleurs de la planète, la question mérite d’être posée, d'autant que des organisations de la CGT, souveraine en la mayièr y ont répondu favorablement (certaines ne l’avaient pas quitté).

Pour autant décider de façon administrative de rejoindre la FSM sans débat de fond préalable dans les syndicats n’est pas la piste la plus féconde. Y compris pour la définition du contenu des décisions qui présideraint à une éventuelle adhésion. 

Il ne s'agit pas de changer de trottoir ou de crémerie mais bien d'une question qui doit impacter la vie quotidienne d'un syndicalisme de terrain en prise avec le combat planétaire de lutte contre le capital.

La CGT a besoin pour construire une conception de classe de ce que doit être une activité internationale d’avoir une profonde réflexion tirant bilan de 75 ans d’expérience. Une analyse où le syndicalisme français porteur de son héritage non pas rejoint, mais participe à enrichir réflexions et actions. 

Cela demande qu’un congrès y consacre part importante de ses travaux d’autant qu’à l’intérieur même de la CGT, si la déclaration critiquée fermement par L Brun a pu recevoir la signature de la CGT c’est bien que le débat pour le moins existe dans l’organisation et que seule une décision d’orientation démocratiquement décidée peut valider les choix à faire.

Donc, soyons clair. Face au bilan de l’incapacité de la CES à porter les intérêts du monde du travail voire à accompagner les mesures servant le capital et justifiant la régression sociale, la CGT doit porter une appréciation publique (pour Canaille le rouge, ele est négative). 

Le point de vue défendu par L Brun est ferme et mesuré. Il permet d’engager ce débat. Le CCN du 4 juin devrait prendre décision de poser le débat dans la CGT et pour y aider, adresser un courrier public et officiel à la direction de la CES la demandant de clarifier les questions sur son refus de prendre le point de vue du travail et de défendre celui du capital dans la traversée non terminée de la crise mondiale sanitaire. Questions que se posent un nombre grandissant de syndiqués de la CGT. 

Ensuite, jusqu'au congrès, au CCN de décider de maintenir ou pas la signature de l’appel qui fait débat dans la CGT et d’établir un positionnement conservatoire quand la participation à ses organismes de direction jusqu’à ce que le congrès confédéral décide des choix de la CGT en matière d’activité internationale, d’affiliation desaffiliation. Le CCN étant chargé de mettre cette question à l’ordre du jour de ce congrès et mettre en place les moyens pour que ce débat se tienne.

Il y a là de quoi permettre une franche discussion, de faire des choix non pas au détour d’une fin de réunion, mais à la suite d’un vrai débat de fond.

Quand ce débat viendra, il est clair que pour celui qui ici signe Canaille le Rouge, se prononcera pour le retrait au moins de l’exécutif de la CES et certainement une rupture. Ce sera la bonne décisions tant que le cap de mla CES au service des exigences du capital sera la norme.

Ensuite, et sous réserve de quelques éléments complémentaire à examiner, un parcours voire un réaffiliation à la FSM ne serait pas une incongruité. 

Seuls les objectifs et contenus revendicatifs devant prévaloir et comme, contre le concept de syndicalisme rassemblé, toute primauté à des entassement de sigles sans fond revendicatif commun devant être rejetée.

Pas sur que cette approche soit unanimement partagée mais persiste et signe.


 

Le texte de Laurent Brun :

 

Non l’Union Européenne n’est pas la sauveuse de notre économie !

Le soi disant plan de relance franco allemand pose en lui même un certain nombre de questions (nouveau recul de souveraineté en matière de politique économique, conditions de remboursement qui pourraient amener une étape supplémentaire vers le fédéralisme, critères de sélection des projets...).
Mais c’est surtout une gigantesque arnaque idéologique qui vise à présenter l’Union européenne comme la solution à la crise alors qu’elle en est une des causes.
Pour les services publics, par exemple, les règlements de l’Union européenne consacrent l’obligation de mise en concurrence, le principe du « bénéfice raisonnable » (donc de la profitabilité du service public), et surtout les instruments « indépendants » de contrôle bureaucratique et financier qui ont fait grossir les « têtes » administratives et réduire les effectifs de production, un des problèmes révélés au grand jour dans cette crise.
Je ne développe pas sur le rôle de la banque centrale qui n’aide plus au financement des grands projets mais uniquement à la protection de la bourse et des grands patrimoines, sur les critères de convergence ou les contraintes budgétaires qui imposent aux états la réduction des budgets sociaux, sur la libre circulation des capitaux qui a organisé les délocalisations, etc...
Je ne reviens pas sur le fait que l’UE a été immédiatement au chevet des bourses mais n’a pas organisé une seule seconde la lutte contre l’épidémie (démarches de coopération des labos publics de recherche, mobilisation des forces productives pour fournir masques et matériel... nous n’avons rien vu de tout ça, ils n’ont même pas idée que ça aurait pu être leur rôle tellement ils sont éloignés de la coopération... tout juste parlent ils de raté sur la coordination des mesures prises par les États membres alors que justement cela n’a aucun intérêt car les états ont décidé les mesures en fonction de leurs capacités hospitalières, et des caractéristiques de leur pays).
Tous les maux ne viennent pas de l’Union Européenne mais l’Union Européenne est la caisse de résonance de tous les pires dogmes de ultralibéralisme.
Donc je ne soutiens pas le plan de relance européen. Et je regrette profondément la déclaration unitaire des organisations syndicales qui le soutiennent.

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