Quand Macron va chiner chez Trump

Publié le 18 Avril 2020

Du 22 février 2020 -

salon de l'agriculture,

au 18 avril 2020 -

confinement du Charles De Gaulle,

les 55 jours d'un singulier Pékin.

Quand Macron va chiner chez Trump

Pour nombre de personnes, la Chine n’existe dans leur tête qu’à partir du moment sinistre de la révolution culturelle des années 70 , ses gardes rouges et de ses suites.

Pas ou peu de connaissance sur ce pays, sur ce qu'il était avant ces violents et brutaux grands coups de gouvernails lesquels ne sont pas du tout un modèle pour Canaille le Rouge.

Rien sur le parcours de ce peuple qui arrive en 2020 à être à la fois quasiment la première puissance industrielle du monde avec une économie dirigée et planifiée mais entre les main d’un capitalisme des plus brutalement exploiteurs.

Pour autant entre ceux qui ne savent pas et ceux qui ont la mémoire courte, il y a tout un espace entretenu pour ne pas se rappeler d’où vient ce pays et comment il en est arrivé là.

Grâce à sa révolution qui fut en même temps une guerre de libération, la chine en 1947 s’est sortie d’un empire féodal aussi terrifiant que celui qui règne aujourd’hui en Arabie Saoudite ou au Soudan. 

Sur plus d'un siècle, jusqu’à 1947, à l’initiative principalement d’abord de la GB et de la France rejoint par la Russie et les USA elle a été infestée par l’opium instillé de force par les puissances impérialistes pour s’emparer et se partager l’espace chinois (voir la cinématographie et les 55 jours de Pékin ou la canonère du Yang Tsé, la littérature de Malraux à Bodard et bien d’autres.

Puis dès 1937 la chine va subir une invasion et occupation japonaise aussi barbare voire plus que l’a été l’occupation nazie son alliées en Europe.  Qui sait ou sde souvient que le sac de Nankin, en six semaines de massacre, fera qur des centaines de milliers de civils et de soldats désarmés sont assassinés (300 000) et entre 20 000 et 80 000 femmes et enfants sont violés par les soldats de l'Armée impériale japonaise.

Ce pays où la famine faisait que par centaines de milliers les villes et campagnes étaient jonchées cadavres, dès la révolution victorieuse, a enrayé puis éliminé la disette. Elle donné un toit à tous. Il n’y a plus de bidonvilles en Chine. Elle a éradiqué l’analphabétisme endémique et crée un système de santé qui en ce moment démontre qu’il n’a rien à envier à celui des sociétés qu’on nous offre par ailleurs en modèles.

Alors on a le droit, c’est le cas de Canaille le Rouge, de ne pas être d’accord avec le régime chinois. On peut - et à juste titre - lui dénier l’appellation de communiste au sens où le mouvement ouvrier de nos pays à construit l'acceptation de ce qui est un objectif global et émancipateur des peuples. Mais on n'a pas le droit d'ignorer comment ce pays est arrivé là à notre moment de l'histoire et de cette crise sanitaire que nous traversons.

Voir les caciques repus du G3,5,6,7,etc. les multinationales envoyant leur cadres sup là bas en séjour triénnal, entendre péroréer  les stipendiés des thinktanks qui ont théorisé sur l’intérêt de délocaliser de leurs bases industrielles  historiques européennes vers ...la Chine  pourrait presque faire sourire si ce n'était pas si grave ! Un peu de calme les roquets, un peu de pudeur si vous savez encore ce que ce mot veut dire.

Sur le 20 dernières années, on meurt plus d’épidémie, misère, absence de protection sociale aux USA qu’en Chine. Les déchaînements météorologiques n’ont pas en Chine - Pays de typhon et au sud de la mousson, - les effets dévastateurs qu’ont les tornades aux USA.

On est en droit de se demander pourquoi.

Le COVID19 fait démonstration. Dans un rapport démographique favorable pour les USA - 330 millions d’habitants et 1 milliard 400 millions pour la Chine - quel nombre de mort officiels ou officieux ? Que dites vous éditorialistes chroniqueurs, chiens de garde et autres ?

Pour autant, pour Canaille le Rouge la Chine n’est pas et ne peux être un modèle.  L’organisation politique, le PCC parti unique ne lui convient pas. 

Mais le premier responsable d’un pays qui ici met 3 semaines à installer quelques marabouts marqués d’une croix rouge, qui au nom des manœuvres en mer Baltique autorise la contamination par le COVID19 de la moitié de l’équipage d’un porte avions pourtant déclaré stratégique alors que les risques étaient déjà devenus réalités, un gugusse qui laisse se dérouler sur son territoire une rencontre sportive devant 30 000 personnes dont la moitié vient d’une zone contaminée, celui qui organise des élections quand le poison va instiller les isoloirs, ce soit disant chef d’état est-il crédible quand il dénonce et alimente par sa possession des leviers médiatiques le pays qui installe un hôpital de plusieurs centaines de lits de très haute technologie en moins de deux semaines et qui endigue avec des méthodes que le corps médical déclare efficace une épidémie que l’impéritie des autres a refusé de prendre en compte ? 

Oui, la Chine sur sa conception de l’exercice du pouvoir et de son approche de la démocratie est à contester voire à combattre. Mais il faut porter en permanence l’idée que son peuple doit trouver les chemins de progrès qu’il a librement à construire, lui exprimer sa solidarité et interdire toute tentative d'agression impérialiste pour laquelle du Bureau Ovale à la rue du faubourg St Honoré les occupants   tente de chauffer l'opinon publique.

Entendre Macron critiquer la Chine, c’est comme un sanglier sortant de sa bauge pour dire à la volaille de la ferme comment entretenir leur poulailler, c’est Déroulède critiquant Lamartine ou la collection Arlequin se déclarant la Pléiade.

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