Vertige, inconséquence politique majeure et responsabilités

Publié le 16 Mars 2020

Ce que montre l'entretient

complètement surréaliste

de l'ex ministre de la santé

dans le Monde de ce jour.

Vertige, inconséquence politique majeure et responsabilités

Soyons clair. Il ne s'agit pas ici de prendre la défense ou pas d'une des principales responsables de la casse sociale qui, compte tenu de sa profession et son image de marque, aura permis à ce pouvoir dont elle a été un pilier de pousser ses feux jusqu'au constat de faillite qu'elle met elle même maintenant en évidence.

Il s'agit juste à la lecture de ce qui suit de montrer l'irresponsabilité d'une équipe qui arrivée au pouvoir par défaut et des soutiens qui se confirment contre nature est composé d'une brochette d'opportunistes rassemblée pour permettre à pousser les feux d'un modèle économique dont la crise sanitaire démontre non seulement la perversité mais aussi la faillite et l'urgence de s'en séparer .

les propos de Buzyn porte éclairage malgré elle de la nauture du système qu'elle a su si bien défendre.

ce qu'on y lit donne le frisson.

Qui gouverne ce pays ? De quelle façon.

Cela n'explique-t-il pas les incroyables attermoiements puis coup de gouvenail sans cap du pouvoir ?

Voici, à partir de la partie disponnible du journal, ce qu'on découvre.

C'est quelque part affligeant.

« On aurait dû tout arrêter, c’était une

mascarade » : les regrets d’Agnès Buzyn

Catastrophée par la crise sanitaire, l’ex-ministre de la santé revient pour « Le Monde » sur sa campagne à Paris et son départ du gouvernement en pleine crise du coronavirus.

« Je me demande ce que je vais faire de ma vie. » Agnès Buzyn est enfin rentrée chez elle, lundi 16 mars, en milieu d’après-midi. Elle vient de « fermer la porte du QG » de sa campagne parisienne et a posé son sac, seule, « effondrée », dit-elle. Elle pleure, et ses larmes n’ont rien à voir avec celles « d’émotion » et de « déchirement » essuyées entre deux sourires lors de la passation de pouvoir au ministère de la santé, il y a un mois. Ce sont des larmes lourdes, de fatigue, d’épuisement, mais aussi de remords. Elle se livre sans fard et l’aveu est terrible. « Quand j’ai quitté le ministère, assure-t-elle, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu. » A mots à peine cachés, l’ex-ministre de la santé reconnaît ce qui la déchire : fallait-il abandonner son poste en pleine tempête, alors qu’elle devinait le drame à venir 

Agnès Buzyn n’est arrivée qu’en troisième position à Paris et sans attendre les directives de La République en marche (LRM) ou l’annonce du report du second tour, a annoncé ce lundi qu’« en raison de la situation sanitaire et dans les hôpitaux », elle se retirait du jeu. « C’est ma part de liberté, de citoyenne et de médecin. » L’avait-elle donc perdu, ce libre arbitre, durant son aventure électorale ? Ses propos le laissent deviner. « Depuis le début je ne pensais qu’à une seule chose : au coronavirus. On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. La dernière semaine a été un cauchemar. J’avais peur à chaque meeting. J’ai vécu cette campagne de manière dissociée. » Le mot dit tout. A-t-on jamais gagné une élection en affichant pareille dualité ?

Tragédie intime

En politique aussi, l’inconscient parle. Dimanche 15 mars, Agnès Buzyn est allée voter dans le 5e arrondissement, près de chez elle. Essayer de voter, plutôt. La tête de liste de LRM avait d’abord oublié sa carte d’identité chez elle, dans un autre sac. Le temps que son équipe s’active, elle a fait le pied de grue devant le bureau de vote. Au moment de glisser son bulletin, impossible de débloquer la pompe du flacon de gel hydroalcoolique… Mauvais karma, mauvais signal.

Le soir, elle a été distancée par la maire socialiste sortante, Anne Hidalgo, et par Rachida Dati. Benjamin Griveaux aurait-il fait mieux ? « Sûrement pas, tranche-t-elle. Quand je suis arrivée, il était à 13 %. » Par tempérament, Agnès Buzyn n’est pas du genre à jouer les supplétifs. Si elle s’est présentée, c’est avec la conviction qu’elle pouvait bousculer le jeu. C’était son moment, pensait-elle. Ou son calvaire, vues les circonstances. Aujourd’hui, c’est toute cette séquence qui lui revient, jusqu’à faire de sa confession l’expression d’une tragédie intime.

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