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La prime ? Pour verser des arrhes pour frais d'obsèques ?

 

Pendant la crise,

les ignobles se déchaînent.

A défaut d'indulgences,

ils activent les aumônes.

 

 

La prime ? Pour verser des arrhes pour frais d'obsèques ?

En gros comme en détail, si nous examinons le procédé lancé depuis Bercy par le gardien des coffres pour le compte de la rente et immédiatement vanté par les chiens de garde, avec ce hochet des 1000€ agité devant les micros et caméras,  c'est dire aux salarié.e.s : "Grâce à l'argent que votre travail nous a permis d'accumuler, nous allons vous donner de quoi croire que nous avons le soucis de vous. Mais en attendant fermez vos gueules et, dans la peur, bossez !".

Ce message,  distillé depuis leur poste de télé travail par les planqués du front sanitaire - ces commandos de choc de l'arrière depuis leur bunkers étanchéîsés - devant calmer la colère sociale qui monte.

Ces tambours et trompettes aussi pour ne pas entendre le bruit des thunes qui tombent et s'amassent dans les escarcelles des profiteurs de la crise, ces profiteurs qui voient le gouvernement continuer de sabrer dans le droit social pour les aider à pousser l'exploitation au nom de l'union sacrée.

Les labo de l'industrie pharmaceutiques, les embusqués  qui sont branchés sur les caisses de la sécu, et qui, à chaque acte médical fait par ceux mobilisés en première ligne, voient se gonfler leur tiroir caisse, ceux à qui le pouvoir et l'UE viennent d'annoncer subventions, aides et garanties bancaires, par centaine de Milliards, combien vont-ils mettre au pot pour que ceux qui les gavent vivent, eux et leur famille,  un peu moins mal au plan financier ? 

Le complexe militaro-industriel qui tourne à fond dans la période en obligeant ses personnels à venir travailler, quelle contribution à l'effort demandé à tous ? Doit on imposer des travaux pénibles dans la promiscuité obligatoire des corps dans les soutes, cales et coursives des Versailles des mers en construction, au mépris de la santé de celles et ceux qui les fabriquent ? Idem pour les magnats de la grande distribution qui eux téléchargent les chiffres d'affaire mais se tiennent à des centaines de mètres des caissières alignées en première ligne. Que dire de ces hobereaux de la FNSEA qui depuis le pont de leur yacht  ou de leur villa sur les côtes tendant leur sebile pour toucher leur part d'un gateau dont ils savent se baffrer mais aux abonnés absent pour contribuer.

Ce vendredi soir le préfet du Morbihan, le département de l'ouest le plus touché intime l'ordre de revenir au travail "au nom de la lutte pour sauver l'économie". Il ne peut pas tenir ce type de propos sans avoir la couverture de sa tutelle.

Face à ces provocation en cascades et pour ne pas avoir à rendre de comptes, la mise nécessaire entre parenthèse de la vie publique leur sert d'alibi pour encager la démocratie et les droits constitutionnels. 

Le gouvernement annonce ce jour le droit seigneurial des patrons de disposer des congés de leurs salariés voir leur suppression quand ls ont été antérieurement acccordés. 

Il faut le dire : ce COVID-19 leur est une aubaine dont ils usent sans  retenue de façon écoeurante.

Devant de telles pratiques l'urgent est de trouver des formes de ripostes. Le fait de se protéger et de se retirer des situations dangereuses, son action collective est la première des solutions à portée de main. Il faut, dès que constaté l'état de dangerosité, d'urgence l'utiliser.

Fabriquer des objets qui n'auront pas d'usage durant des mois où qui telles les armes et moyens de les faire ne peuvent encore moins que d'habitude être de saison,  la tenue des livres et la gestion pour le compte du capital et bien d'autres activités de ce type n'exigent pas de risquer sa peau. 

Qu'on nous site une seule compagnie d'assurance qui depuis le début de la crise sanitaire ait accéléré voir même normalement traité les dossiers d'indemnisation des sinistrés des dernières tempêtes. Par contre pas de problèmes pour par tous les moyens y compris en entassant la chair à produire dans les transport en commun pour controler les appels à cotisations. 

Ces 1000€ à comparer aux centaines de milliards qui s'entassent pour soutenir le capital sont une injure qui complète les propos insupportables de la danonette de Grenelle et son remake de la charte du travail tout comme ceux proférés par un Darmanin qui doit avoir conscience qu'il mange son pâin blanc.

Oui, trouver le moyen d'une expression collective de la solidarité avec celles et ceux qui sont en première ligne face à la maladie ET dire la colère face à la façon dont ce pouvoir se moque d'eux et d'une population qui vit dans l'angoisse, cela devient une urgence. 

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