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En parcourant la presse confinée

Mieux vaut avoir

une assistance psychologique

pour ne pas risquer l'infarctus

En parcourant la presse confinée

Cela a été comme un coup de poing dans poitrine.

On s'en remet,  la couenne est épaisse. Mais là, c'est comment dire, un choc.

Un peu comme si la chaisière  du Sacré Coeur découvrait que sa cousine pensionnaire au carmel depuis 15 ans s'affichait transgenre sur les réseaux sociaux.

Reconnaissez que ce n'est pas ce à quoi, même en période d’effondrement, ont peut s'attendre.

"Choisir entre sa santé et ses finances :

le dilemme de millions d’Américains

Les conséquences des inégalités sociales en

matière de santé n’ont jamais été aussi criantes

aux États-Unis"
 

Le Figaro (31/03/2020)

"Difficile, sinon impossible, pour un Français d’imaginer le dilemme qui se pose lorsque vient le
moment de décider qui, de la santé ou des finances d’un malade, doit prendre le pas sur l’autre. Et pourtant, des millions de gens affrontent ici régulièrement cette situation aux États-Unis"


 

 

Voir le Figaro de ce mardi vanter le système de protection sociale en France face à la violence du système éliminatoire et ségrégatif des USA, reconnaissez que rien ne nous préparait à cela.

Le Figaro traiter Trump d'irresponsable !

Pourquoi pas "Les Echos" demander la nationalisation des moyens de productions et d'échanges, ou "Le Chasseur Français" demander l'interdiction de la chasse, "Paris Turf" la nationalisation des hipodromes ?

Dans huit jours, vont-ils titrer "Des soviets partout!" ?.

Bon, ensuite , preuve qu'on ne rêve pas, les marchés financiers ayant des exigence que le Figaro n'ignore pas, Ses soucis sont plus focalisés sur Wallstreet  que sur le Bronx. Mais quand même, cela restera un des moments exotique voire extra-ordinanire de cette crise.

Cet extrait de l'édito de "l'organe centrale du capitalisme en France" (et oui, ce dernier ,lui, ne s'est pas démuni de ses ouils de lutte)  est saisissant :

L’immensité du pays et sa structure fédérale risquent même de compliquer l’endiguement d’une épidémie qui se répand encore plus vite qu’ailleurs. Et, à force de tergiverser, Donald Trump donne le tournis : il n’a renoncé dimanche à « chevaucher l’épidémie comme un cow-boy » que devant le spectre de « deux millions de morts », répété seize fois en conférence de presse. Ses conseillers espèrent que la prolongation des consignes de « distanciation sociale » jusqu’à fin avril limitera le nombre de victimes « entre 100 000 et 200 000 ». En année électorale, ce serait un lourd bilan à assumer pour le champion solitaire de « l’Amérique
d’abord ». Il faut croire que nous sommes tous égaux devant le coronavirus, car la première puissance
économique et militaire de la planète n’apparaît pas mieux préparée que le reste du monde. Elle semble même particulièrement vulnérable en raison de son organisation sociale profondément inégalitaire. Avec le système de santé privatisé le plus cher du monde, les États-Unis comptent moins d’hôpitaux et de médecins par habitant que la plupart des pays développés.

 

Lire cela dans le Figaro est un indicateur majeur de la gravité de la crise et de ses implications systémique. Comme le dit Fr.Lordon, un moment Potemkine . https://blog.mondediplo.net/le-moment-potemkine (à lire et faire lire sans modération)

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