Désertion en temps de guerre, ça va chercher combien ?

Publié le 27 Mars 2020

Quand les ZZZélites de l'économie

depuis leur manoir

envoient la chair à produire

au front 

Pendant la crise, les messages porteurs de colère et d'espoir continuent. 

Restant chez lui, Canaille le Rouge invite chacun.e. à en faire autant.


Un nombre conséquent d’internautes, par ailleurs pour certains vétérans de la lutte de classe entame sur les réseaux sociaux des études de pharmacie et toxicologie pour pouvoir devenir expert arbitre entre différents traitements allant de la chloroquine au bain de siège de Rika Zaraï. 
Canaille le Rouge ne sent pas compétence pour s’engager dans de telles formations.

Par contre, militant citoyen, La Canaille tente de garder les yeux ouvert et de braquer ces projecteurs sur quelques points justifiant colère et mobilisation.

Par exemple, non seulement les grands groupes de l’hospitalisation privée malgré l’insistance de leurs personnels soignants de toutes catégories ne sont pas réquisitionnés, mais le MEDEF se complait dans une satisfaction non dissimulée à chaque annonce antisociale gouvernementale.

"Nous sommes en guerre" a dit le 16 mars le maréchal des logis en chef du faubourg St Honoré.  Son  caporal de la Santé n’a de son côté pas hésité à prononcer le mot de confinement, intimant aux Français de limiter leurs contacts à cinq personnes par jour et de reprendre l’appel de tous les soignant : "Restez chez vous". 

S'il y a eu demandes, prières, appels à la raison, supplications, appels d’artistes, se sportifs, de personnalités, vous noterez qu’on n'a pas vu beaucoup de VIP de la Banque ou (et) de la Grande industrie se mêler à cet appel à l'union sacrée. 

L’appel à la raison ne suffisant pas, pour ceux qui s’affranchissent de l’état de guerre, ce sera amende et prison si récidive. VIDOC-22, l'adjudant de Beauvau est charger d'exécuter.
2020-03-16/coronavirus-christophe-castaner-

Mais alors que dire de la désertion en temps de guerre de généraux de certains corps d’armée qu’on nous présente comme l’élite des commandos pour sauver la France ? Ces Bazaines de la rente , les Ganelon du coupon.

Où sont passés et à quelle date les responsables du MEDEF et du CAC 40 présents à Paris le 18 mars et sillonnant les média depuis leur lieu de confinement ou à 1 ou 2h00...de jet privé de leur lieu OBLIGATOIRE de résidence

Alors que dès le 19 mars le Maréchal des logis, puis son Vizir appuyé par VIDOC-22 en appelle au patriotisme, à la discipline, et assurant que les sanctions seront prise pour désobéissance, Roux de Bezieu ci devant Patron du MEDEF avoue avoir quitté l'Île de France le 22 mars et être passé à l’ouest, dans son manoir du Croisic où il reçoit la presse.

Les Versaillais ont chacun retrouvé leur Koblenz.

Mieux. Alors que pour faire son jogging chacun dispose d’un cercle de 1km de rayon - soit environ 6 minutes - de footing en distance linéaire, Le Patron du MEDEF  est vu le dimanche 22 mars au soir à Paris, à 1h00 de vol en jet privé de La Baule, puis le 23 en duplex depuis son HLM côtier pour répondre en direct sur BFM-TV.

De quel Ausweiss bénéficie-t-il pour pouvoir narguer la plèbe ?

Plus que les vertus de la chloroquine ou la décoction des simples il semble qu’il y a là un terrain d’expertise pour les militants afin de rassembler même via la toile pour faire s’exprimer la colère face a celui qui se permet d’ordonner aux salarié.e.s d’aller se contaminer dans des activités professionnelles qui non seulement sont inutiles pour mener cette guerre mais participent à offrir des victimes à l’ennemi. 

Alors que les mesures prises au nom de l’économie poussent à revenir à un siècle et demi en arrière en matière de condition de travail, la branche chrétienne et sociale du patronat ne reste confinée …. que dans son silence sauf pour – avec toute la chorale médefienne – entonner un Te Deum pour pleurer l’effondrement des marchés, en se frottant les mains avec la semaine de 60 h 00 et la suspension des barrières à l’exploitation, puis retourner  prier afin que la grâce divine sortant de Bercy vienne se pencher avec bienveillance sur l’état de ses coffres-fort en attente de vitamines.

Donc pour Roux De Bezieu, bien à l’abri derrière ses doubles vitrages, normal de voir les personnels de chez Amazon, ou de Mittal, à la Poste, les transports non indispensable, Chez STX à deux pas de chez lui,  de devoir bosser dans la promiscuité en ce moment vénéneuse des corps et sans protection autre que la promesse de masques. Pas normal de parler Salaire. De plus pour le Hobereau de la presqu'île gurandaise, la prime éventuelle de 1 000€,  c’est à l’état et donc ultra majoritairement aux salariés de (se) la verser.

Silence du même, depuis son castel, sur le ruissellement exceptionnel de dividendes (B Le Maire les a priés de rester discrets) alors qu’on nous dit qu’il n’y a pas de sou pour financer la guerre sanitaire.

Comme le MEDEF a confirmé les faits et couvre les agissements de son président, qu’il refuse de participer à la mobilisation civique pour rester chez soi, le patronat est de fait disqualifié et ne peut plus en matière "d’effort de guerre" avoir voix au chapitre. 

Quelles sanctions pour le Particulé du littoral et ses  accolithes agissant en bande organisée quand on sait que le 26 mars, deux familles voisines s’en sont pris pour 635 € pour avoir pris l’apéro au-dessus de la haie de leur jardin ? 

Oui désertion en temps de guerre , ça va chercher combien ?

 

La presse nous apprend que :

Finistère - Coronavirus. Près de Brest, la gendarmerie lance les contrôles par drone

 

Il n'en n'ont pas un ou deux du côté de la Baule-le Croisic ?

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