Les barricades n'ont que deux côtés. Il faut maintenant que chacun clairement se positionne.

Publié le 4 Février 2020

 

Soutenir les grévistes

ou leur réquisition.

Les barricades n'ont que deux côtés. Il faut maintenant que chacun clairement se positionne.

Déjà marqué par un silence de cimetière après 20h00 en matière d'expression de solidarité avec les salarié.e.s travaillant à Paris. Ceux en luttes pour défendre la retraite construite sur les valeurs portées par la Libération, la déclaration du maire adjoint de Paris chargé de la propreté ne peut pas être laissée sans que la Maire -et sa majorité municipale- soit interpelée pour clarifier les choses.

Anne Hidalgo a-t-elle ou pas demandé à mot couvert à l'état de réquisitionner les personnels grévistes ?

Va-telle ou pas enfin se rappeler qu'un des identifiants historiques majeurs des valeurs de gauche est de se mettre au service et de participer à la victoire des luttes sociales, que c'est ce positionement qui permet l'élection de municipalité de drapant dans ces valeurs ?

 Paul Simondo, adjoint en charge de la propreté à la ville de Paris, a déclaré ce 4 février à France Info à propos des ordures qui s'entassent dans Paris à cause de l'obstination du pouvoir 

"C'est une question sanitaire, une urgence. On ne peut pas laisser des déchets s'accumuler de cette manière. La maire a demandé au gouvernement une intervention pour qu'on récupère cette capacité d'incinération des déchets et qu'on puisse reprendre la collecte sur un rythme normal et rattraper le retard."

Cette collecte, on la réalise comment ? Avec des drones ?

Le même de préciser que sans compter les conséquences sur l'environnement,

 "Il y a des conséquences écologiques car actuellement sans ces usines, la région parisienne envoie des déchets à l'enfouissement en décharge, ce n'est écologiquement pas acceptable, il faut que cette situation cesse au plus vite." explique Paul Simondo

Les usines comment les faire fonctionner ? en mettant aux manettes de comande des fours et à la conduite des engins pour les charger les permanents de LREM et des volontaires qui piaffent d'impatience dans les permanences du PS ? 

Qu'en disent les élus et candidats du P"c"F ? Canaille le Rouge en connait qui pourtant sav(ai)ent ce que faire grève veut dire.

Dire "La maire a demandé au gouvernement une intervention pour qu'on récupère cette capacité d'incinération des déchets et qu'on puisse reprendre la collecte  l'adjoint précisant "il faut que cette situation cesse au plus vite".

Ne va non seulement pas dans le sens de cette solidarité mais est plus un soutien de fait apporté au gouvernement dans son refus d'entendre les revendications.

Le calendrier permet des rapprochement. Outre le 75e anniversaire de la capitulation sans conditions de l'Allemagne nazie, celui du retour des survivants de l'univers concentrationnaire et le rôle de la population parisienne dans leur accueil, la place des services publics parisiens alors en pleine construction, en 2020 la France va commémorer le 75e anniversaire des ordonances de la libération dont celle organisant la protection sociale parmi lesquelles ces retraites par répartition et leur critère de niveau objet des attaques du pouvoir.

Quand les travailleurs de la propreté se battent pour garder leur statut et les conditions sociales pour ne pas mourrir avant l'age imposé par le pouvoir et le patronat, le choix de la municiplaité demandant au gouvernement de prendre en main le dossier dont elle est normalement chargée, connaissant les choix du pouvoir, cela n'est pas neutre. Elle choisit son camp ; celui de la droite.

A coup sûr Dati doit se frotter les mains et Griveau voit repoindre pour lui une lueur d'espoir.

Quel salarié du nétoiement des autres services publics de la ville, quel.le professeur.e des écoles ou des collèges sous tutelle de la ville-département, qui à la RATP, EDF les cheminot.e.s, gaziers, les salarié.e.s du commerce qui habitent dans le parc social de la ville ira voter pour ceux qui font le choix de légitimer Macron alors qu'ils étaient attendus pour le combattre ?

Oui les barricades n'ont que deux côtés. Le Conseil de Paris réunis les 4 et 5 février va-t-il clarifier les positions de chacun ? On attend.

Rédigé par Canaille le Rouge

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