Le ministre et son préfet délinquants

Publié le 21 Décembre 2019

 

Le défenseur des droits

demande au procureur

d'engager des poursuites

 

Le ministre et son préfet délinquants

Décidément, Jacques Toubon n'en finira pas de surprendre Canaille le Rouge. En 1985,  maire du 13e et  adjoint de Chirac, il envoyait les CRS contre les cheminots qui s'opposaient à la casse du centre ferroviaire Austerlitz. Aujourd’hui , le même, défenseur des droits, devant la violence et l'illégalité des pratiques du berger Lallement et son maître, vient de saisir le parquet de Paris et son procureur (nommé par Touthenmacronaparte contre l'avis du Conseil supérieur de la magistrature) pour que soient engagées des poursuites avec demande de sanction administratives et pénales pour arrestations arbitraires hors de tout cadre juridique.

Voici ce que nous apprenons ce 21 décembre 2019 en lisant la presse : 

"Le 2 janvier 2019 à Paris, 43 « gilets jaunes » avaient été empêchés de manifester. Le Défenseur des droits Jacques Toubon a qualifié les contrôles d’identité d'« interpellations déguisées », avant de recommander des sanctions contre la hiérarchie policière.

C’est désormais au parquet de Paris d’ouvrir ou non une enquête judiciaire pour des « atteintes à la liberté par personne dépositaire de l’autorité publique ». « Le commissaire divisionnaire A et sa hiérarchie ont donné l’ordre de faire transporter 43 personnes d’urgence et de procéder à des « contrôles d’identité déportés », en dehors de toute procédure légalement prévue et sans que l’autorité judiciaire, garante des libertés individuelles, n’en soit informée », constate Jacques Toubon dans une décision anonymisée rendue le 10 décembre.

La fin des contrôles d’identité délocalisés ?

Les manifestants, qui tentaient de gagner les Champs-Élysées, avaient été emmenés au commissariat du 13e arrondissement et « privés de liberté » pendant deux à trois heures, estime le Défenseur des droits. En conséquence, il « recommande l’engagement de poursuites disciplinaires à l’encontre du commissaire » et de sa hiérarchie.

Jacques Toubon recommande aussi au ministre de l’Intérieur « de mettre fin à la pratique des contrôles d’identité délocalisés », qualifiée de « récurrente ». « Cette décision totalement inouïe étrille les pratiques policières à l’œuvre et qui sont un stratagème pour dissuader de la liberté », a commenté auprès de l’AFP Me Vincent Brengarth, un des avocats des manifestants.

« Elle est un signal extrêmement fort adressé au ministère de l’Intérieur, qui plus est dans un contexte de fortes mobilisations sociales », a-t-il ajouté. Autorité indépendante chargée, entre autres, de veiller au respect de la déontologie des forces de sécurité, le Défenseur des droits avait traité 1.228 saisines sur ce sujet en 2017"

La Canaille ne peut que se féliciter de ce parcours de celui qu'il eu alors en face de lui mais qui affiche prioriser maintenant une rigueur républicaine qui mérite d'être saluée.

L'histoire de notre pays est ainsi faites  : chargés d'ex-porteurs de valeurs progressistes dérapant s'enkyster  dans les ravins de la pire réaction tel les Clemenceau, Daladier, Mollet, Valls ou autres aujourd'hui Ligueur Rassis s'Espérant Ministrables, les fardiers et chars à bancs de la droite croisent parfois un fiacre faisant le parcours inverse qui de Hugo à Zola Bernanos et trop peu d'autres peuvent aussi véhiculer un Toubon pour se joindre au défenseurs de l'esprit républicain.

Autre point d'histoire, il faut rappeler même si cela était un peu trop discrètement oublié, en Février 1984, Canaille le rouge alors ne l'avait pas remarqué, J. Toubon  avait été condamné pour  « injures ou menaces envers le président de la République française » (article 73 du règlement de l'Assemblée nationale),pour avoir rappelé  le comportement pétainiste du francisqué vichyssois François Mitterrand durant la Seconde Guerre mondiale. Un point d'histoire maintenant de moins en moins contesté, à mettre au crédit d'une conception républicaine de la France.

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