Bolivie et syndicalisme

Publié le 16 Novembre 2019

 

Pour mesurer

le niveau et le contenu

des solidarités

 

Bolivie et syndicalisme

Voici les deux dernières déclarations des confédérations ou fédérations internationales au plan syndical portant appréciation sur la situation en Bolviie

Celle de la CSI (où la CES est adhérente active) sur son site le 12 novembre (dernier affichage à ce jour):

"La crise politique en Bolivie doit être réglée aux urnes

La CSI condamne l'ingérence de l'armée dans le processus électoral en Bolivie. Le président de gauche du pays, Evo Morales, a été poussé à la démission et a fui le pays, profondément bouleversé par le processus démocratique et l'état de droit. Il a maintenant quitté le pays, craignant pour sa vie."

Avis de Canaille le Rouge :

1) c'est un peu court.

2) En notant que depuis des années sans AUCUNE fraude à charge du MAS et de d'E. Morales. Les urnes sollicités par la CSI parlent et ne cessent de répéter la légitimité d'Evo Moralès et sa majorité,

3) Pas de condamnation des violences fascistes alors que les travailleurs assassinés par les balles de la réaction s'entassent) 

La Déclaration de la FSM 

La Fédération Syndicale Mondiale (FSM) condamne le coup d’État contre le président élu de la Bolivie, Evo Morales.

Nous dénonçons aux yeux de la classe ouvrière mondiale le sale rôle des États-Unis et de l’Organisation des États Américains (OEA) ainsi que des forces réactionnaires de la Bolivie qui ont organisé le coup d’´État fasciste.

Ce coup d’État contre le peuple bolivien confirme que l’impérialisme agit sans scrupule. En Bolivie, presque les mêmes méthodes sont à nouveau appliquées qu’au Chili, lors du coup d’État du dictateur Pinochet; quand Salvador Allende y a resté et lutté contre les putschistes, devenant un symbole héroïque.

Nous exprimons notre solidarité internationaliste à la classe ouvrière, les indigènes, les paysans et le peuple bolivien qui résistent contre le coup d’État et les marionnettes des impérialistes.

Nous exigeons qu’ils arrêtent immédiatement les meurtres, les enlèvements, les incendies criminels contre ceux qui défendent le droit des peuples de décider librement et démocratiquement de leur présent et de leur avenir.

Nous appelons les syndicats affiliés et les amis de la FSM en Bolivie à rester sur la première ligne de la lutte, en informant le peuple que le coup d’État a été perpétré pour permettre aux capitalistes de piller les richesses et de détruire la civilisation de la Bolivie.

Au nom des 97 millions de nos affiliés dans 130 pays sur les cinq continents, nous ajoutons notre voix à celle des peuples qui résistent contre les impérialistes; nous pensons aussi que c’est une bonne occasion pour ceux qui se font encore des illusions et croient en la collaboration de classe pour qu’ils tirent leurs conclusions, s’ils sont capables de le faire.

La leçon que nous maintenons est que la lutte des classes continue. Elle ne s’arrête jamais.

George Mavrikos

Secrétaire général de la FSM

Avis de Canaille le Rouge

Pas grand chose à ajouter en approuvant et appuyant fort sur cette dernière phrase : "la lutte des classes continue. Elle ne s’arrête jamais."

Maintenant, dans un débat qui se poursuit dans notre CGT, à chacun de mesurer comment doit-on se positionner dans l'espace international, quelle place la CGT et son histoire doit-elle venir occuper pour rendre efficace sa solidarité.

A chacun de se positionner mais personne ici ne sera surpris de la défiance de La Canaille envers la CES et son  langage jésuitique  insupportable devant le putsch fasciste en Bolivie.

Le regard de Canaille le Rouge persiste à se tourner vers la FSM telle qu'elle agit dans le monde d'aujourd'hui.

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