SNCF : Malgré toutes les diversions, la question de la sécurité est posée

Publié le 22 Octobre 2019

 

Organisation du travail,

la droite contre le droit

 

SNCF : Malgré toutes les diversions, la question de la sécurité est posée

La direction du ministère du travail contre ses inspecteurs ? C'est ce que le Monde annonce en fin de mâtinée.

Cela en dit long sur la panique à bord du vaisseau amiral de la macronie, lequel -amiral- n'a pas eu un mot de compassion pour les victimes de l'accident bléssés ou (et) traumatisés, ni pour le cheminot qui  a réussi a faire qu'un accident grave ne tourne pas à la catastrophe.

En France "on" décore les commissaires matraqueurs, gazeurs, noyeurs et flashballeurs mais "on" ignore les héros du quotidien comme ceux qui tout en faisant partie de ce quotidien se hisse dans l'exceptionnel.

Quand à l'école de la République Canaille le Rouge usait trop de ce "on", un crayon rouge rageur écrivait "on est un cochon". Là, non, "on", ce sont des porcs !

Mais quelques soient les tergiversations ministérielles, les numéros de trapèze volant tentés par les voltigeurs de la piste aux étoiles de St Denis, la question est sur la table ils ne peuvent y échapper.

Sous trois angles convergents, les inspecteur du travail légitiment la réaction des cheminots et à partir d'une batterie d'incidents et d'accidents, des lois de la République , au regard de la loi mettent la direction de la SNCF en garde.

Il semblerait que cela soit insupportable à la BSN-Dassault-Danone Manager squattant la rue de Grenelle en se rappelant que l'adjudant Pennicaud, issue comme Pepy du cabinet de Martine Aubry  a été condamné pour 671 infraction au code du travail comme directrice de l’organisme public Business France avec 600 000€ d'amendes .

Voir que "ses" fonctionnaires assermentés considèrent que les outils techniques d’assistance aux cheminots pour servir la sécurité ont un autre usage que de permettre d'isoler les salariés et d'économiser des postes de travail. 

L'exercice du droit de retrait de situation dangereuse pose les attrape par le col et rebondit comme une baffe en pleine figure des Enarcotraficants de mains d'oeuvre et de liquidation du tissu social et économique qui pilotent le pays.

Depuis que les inspecteurs du travail ont parlé, les "preneurs d'otage" on été évacués de la une des journaux remplacés par des agriculteurs*, en évitant au passage de trop parler du milliardaire qui au Chili ratisse les rue de Santiago à la façon de Pinochet et fait tirer sur la foule ou encore des crimes de guerre commis par l'armée turque au Kurdistan avec la tolérance active de l'OTAN.

Ils auront beau user de toute les diversions, user de tous les éteignoirs les cheminot.e.s viennent de réinstaller au grand jour le débat du service public.

Les gens savent maintenant que le niveau de sécurité évolue de façon inversement proportionnel aux tarifs et à la fréquence des dessertes : plus c'est cher et rare moins c'est de bonne qualité. La privatisation voulue par les énarcotraficants sus-mentionnés ne faisant qu’aggraver les choses 

L'accident des Ardennes, si le cheminots blessé l'avait été plus grièvement et n'avait pu arrêter à temps le train arrivant en face aurait fait les mêmes "une" que Bretigny ou Nangis.

Le gouvernement aurait annoncé une commission d'enquête pour noyer le poisson, le président de la SNCF aurait félicité les sauveteurs mais les deux, tout en s'acharnant sur le chauffeur du convoi exceptionnel qui manifestement est d'abord victime dans cette affaire, aurait agité la non responsabilité de l'entreprise et de sa tutelle, aurait à la truelle, manié l'erreur humaine avant même qu'il y ait enquête et l'éteignoir pour qu'on ne parle pas des conditions de la sécurité ferroviaire.

Ce que viennent de réaliser les cheminots va porter loin laisser des traces et pose les bases d'une reconquête du service public.

Il faut de tout coeur les en remercier.

*des agriculteurs qui pour certains sont certes victimes mais qui pour le plus grand nombre sont complices de ceux qui les maltraitent et qui persistent à rester sous la coupe des semenciers et autres fournisseurs du poison qui va les tuer. 

A midi l'une d'elles disant dans le fenestron que s'il ne sont pas écoutés ils allaient passer à d'autre moyens plus radicaux.

Mais là, pas d'études universitaires  ou de fiches type sur des radicalisables ou radicalisés. Pas de note blanche pour exclure ceux et celles qui tiennent de tels propos des chambres d'agriculture...ou des conseils d'administration du crédit agricole.

Imaginez un cheminots  responsable des la CGT laissant un train en pleine voie et tenir de tel propos ! le soir même il est en taule.

Rédigé par Canaille le Rouge

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