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Bahamas suite

 

Le Paradis fiscal

des riches et fraudeurs ; 

un enfer pour les pauvres

 

Bahamas suite

Tous les média tournent en boucle sur le désastre humain au Bahamas.

Mais les larmes sont à géométrie variable. Souvenir des îles paradisiaques  mais d'un Paradis avant tout fiscal  pour les non-résidents. Il est maintenant un enfer pour ceux qui encore vivant n'ont pas les moyens de fuir.

20 000 $ la fuite possible par avions par personne dans un pays où le revenu moyen (incluant la pincée des milliardaires au côté de la masse des descendants d'esclaves) est de 19 000$ annuels par habitant.

L'aéroport a été ré-ouvert au trafic mais si les plus riches peuvent fuir, les secours n'arrivent toujours pas ou au compte goutte.

Le pire est à venir, à mesurer à l'aune du Tsunami de 2004 dans le pacifique et l'océan indien.

«La population doit se préparer à des informations inimaginables concernant le nombre de morts et la souffrance humaine», a annoncé le ministre de la Santé, prédisant un bilan définitif «vertigineux». (400 000 habitants dans l'archipel avant Dorian )

Les autorités ont commandé 200 sacs mortuaires pour les îles Abacos et les disparus se comptent par centaines, voire par milliers. Certains, emportés par les flots, ne seront peut-être jamais retrouvés.

Un photographe de Reuters qui a pu se rendre jeudi à Marsh Harbour, la principale ville de Grand Abaco, a décrit l'odeur de cadavres se dégageant des décombres

Gageons que les sauvegardes financières offshores informatiques auront été mis à l'abris, les pactoles trouvant refuges vers les îles Caïmans, la Barbades ou  autres lieux confidentiels.

Rappelons qu'en marge des Panamas Paper's les "Bahamas Leaks" révélaient que  les registres des réfugiés fiscaux totaux ou partiels représentent 1,3 millions de fichiers et portaient sur 175 888 sociétés offshore.

Leurs détenteurs et bénéficiaires ne se bousculent pas pour faire l'équivalent d'un sauvetage de Notre Dame.

Alors que la France depuis les Antilles avec les Pays-bas ont réagis dans l'urgence, pour l'instant pas d'appel de ses voisins US ni de la Grande Bretagne tutelle des Bahamas pour assurer le moindre pont aérien ou maritime, pas la moindre réquisition des paquebots qui sillonnent les caraîbes pour aller porter assistance et hébergements. Rappelons que Dame Elisabeth numéro 2 exerce au nom de la couronne britannique la souveraineté coloniale sur les Bahamas. 

 A croire que pour le 10 downing street le "Bahamasxit" est consommé alors que le Brexit est sur le feu.

Selon Forbes toujours bien informé, la fortune de la famille Royale Britannique s'élèverait à 88 milliards de dollars US.

Gageons aussi qu'une fois de plus, Cuba proposera son rôle internationaliste ... si Trump ne l'interdit pas. 

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