Entre les étoiles, les triangles et les croissants...

Publié le 10 Juillet 2019

... visage d'un terrorisme

concordataire d'Etat 

Entre les étoiles, les triangles et les croissants...

La Pologne franchit un cran de plus dans l’ignominie. Mirador affecté à la surveillance de l'est depuis  l'UE, le pouvoir polonais se surpasse tandis que les zélateurs de l'espace de liberté annoncé de Maastricht à Lisbonne ne font autre chose que de dire "c'est pas bien" quand ils ne détournent pas franchement le regard.

L'avantage du mirador, les kapos des camps de Pologne ont su transmettre, c'est qu'on peut surveiller large et organiser la répression : la résistance communiste au nazisme sortie de la mémoire et criminalisée, les droits des femmes laminés, plus ou moins ouvertement avec l'agrément de Netanyahou les juifs stigmatisés, et bien sûr - sinon la liste n'aurait pas eu toute sa cohérence - les homosexuels mis au ban de la société. Le tout sous les auspices d'un clergé catho intégriste qui n'en cède en rien aux prédicateurs, évangélistes, imams et autres rabbins plus agiles avec la férule, le sabre et le bâton qu'avec les neurones, ils se répandent sur la planète. Leur internationale noire fabrique maintenant ouvertement les directions politiques des états et écrivent leur lois les imposent aux peuples. 

La dernière en date nous conduit tout droit au retour des triangles rouges et  roses en Pologne.

Voici ce que nous apprend la presse de ce mois de juillet 2019 en notant bien que le cadre légal de ce qui suit est instauré sur demande de l'église polonaise laquelle se confirme comme vecteur d'un terrorisme concordataire d'Etat au sein de l'UE : 

En Pologne, la «liberté de conscience» peut désormais s'appliquer dans le champ des services. Par une décision de justice récente, celle-ci est en effet devenue un motif valable permettant à des commerçants de refuser de servir des clients au nom de leurs convictions religieuses. En ligne de mire : les LGBTQI+, mais pas seulement. Explications.

L'histoire remonte à 2016 et vient de trouver son épilogue le 26 juin dernier, par un arrêt de la Cour constitutionnelle polonaise contrôlée par le parti ultraconservateur Droit et justice (PiS).

Un imprimeur polonais originaire de la ville de Lodz (centre) avait refusé la commande d'une association LGBT qui souhaitait acquérir des Roll-Up (des éléments de signalétique s'apparentant à des affiches, ndlr). La raison : «ne pas contribuer à sa promotion», s'était-il alors défendu.

L'imprimeur en question avait certes été condamné en première instance en 2017 mais le ministre de la Justice polonaise, Zbigniew Ziobro, s'était ému de cette condamnation et avait saisi la Cour constitutionnelle.

A la question de savoir si un commerçant peut refuser de servir des clients non hétérosexuels au nom de sa «liberté de conscience», celle-ci a donc finalement répondu de manière détournée par l'affirmative, en déclarant que la sanction du refus de vente était contraire à la Constitution. En clair, un commerçant qui refuse une vente ne peut être sanctionné.

UNE INTERPRÉTATION QUI LAISSE LA PORTE OUVERTE À TOUTES LES DISCRIMINATIONS

L’hebdomadaire polonais Polityka, relayé en France dans un article du Courrier international, a consacré sa couverture du 3 juillet à cette affaire sous un titre sans équivoque : «Nous ne servons pas ces clients».

Pour le magazine, cette interprétation de la Cour constitutionnelle polonaise, très large, ouvre ainsi ni plus ni moins la porte à toutes sortes de discriminations.

«(La Cour) laisse pratiquement sans protection les personnes handicapées interdites d’entrée aux restaurants, ou bien les mamans refoulées des magasins lorsqu’elles donnent le sein. […] La droite catholique a obtenu une clause de conscience dans le secteur des services», peut-on y lire.

 

 

S'il appartient aux polonais eux même de construire le sursaut qui montrera qu'ils n'ont pas sombré de nouveau dans les eaux noires de leur histoire, il est impossible de dédouaner les pouvoir s(commission et Etat de l'UE) qui de Kiev à Varsovie en passant par les capitales des Pays Baltes ont aidé à la remonté des forces nazies et ultraconservatrices dans ces Pays.

Ils ont jouer à l'échelle du continent de la stratégie de Mitterrand pour faire que les ultra libéraux soient  "le seul recours" face à une extrême droite que pour marginaliser les mouvement émancipateurs des peuples et pour pouvoir être ce recours, ils ont décidé de porter.

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