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Criminels de guerres génocidaires et peine de mort

 

Pas deux poids deux mesures

 

 

Criminels de guerres génocidaires et peine de mort

Des voix commencent à se faire entendre qui détonnent dans le concert ambiant.

Canaille le Rouge va tenter de mettre son grain de sel à partir  de deux ou trois réflexions qui ne se sont pas spontanément décantées pour en arriver à ce qui suit.

Comment dépasser la pulsion qui porte plus ou moins le besoin immédiat de vengeance pour se recaler sur la rigueur d'une réflexion qui n'en rabaisse pas sur la condamnation mais ne fasse pas se vautrer dans la même bauge que ceux qui doivent rendre compte de leurs actes.

Comment  ne pas rejoindre non plus la cohorte des bonnes âmes qui montent en chaire pour juger du point de vue de leur morale idéologiquement dominante, eux qui, géniteurs et cohorte des BHL, Kouchner & Cie , ont souvent été plus que partie prenante du désastre déstabilisant les régions, ont soutenu au nom de leur morale impérialiste, et cela depuis les frères musulman en 1956, puis les talibans, jusqu'à tous ces mouvements intégristes qui dans l'idéologie comme leur pratique se révèlent être fascistes.

Les mêmes en France ont joué des communautarismes pour briser les solidarités sociales dans les zones d'habitat populaire pour casser les ressorts des luttes sociales,les livrant à tous les intégrismes possibles participant aux ghettoïsations qui alimenteront les recruteurs de "djihadistes".

E.I., DAESH, El Qaïda, Talibans, tout comme le pourvoir à Riyad ou dans les émirats sont des variantes géographiques d'un fascisme qui comme toute l'histoire des fascismes, marie pratiques barbares, justifications théologiques et théocratiques pour asservir l'autre ; autre toujours écris au féminin mais aussi l'autre qui ne partage pas la visée dominatrice et ségrégative d'une société qu'ils rêvent d'organiser à l'aune de leur obscurantisme.

A ce titre ces fascismes doivent être combattu par tous les moyens y compris à chaque fois que nécessaire en leur opposants la violence défensives face à la haine sanglante aveugle que ses acteurs font déferler.

Aucun compromis sur le terrain de l’affrontement armé, application des conventions de Genève pour les prisonniers et procès pour les auteurs et responsables de crimes de guerre.

Ensuite se pose la question des peines.

Nombre de ceux qui s'expriment du bout des lèvres sur la question en se lavant les mains de leur "distanciation" au nom du "droit" en vigueur ailleurs ne peuvent masquer combien ils regrettent que chacun des présentés devant les tribunaux du camp des vainqueurs ne soit mort au lieu d'être capturé tant cela éviteraient de slalomer entre des balises flottantes d'une conscience à géométrie variable.

Sauf que ces  "chacun" sont vivant et doivent être juger, que leurs crimes sont impardonnables mais que se comporter comme eux, comme les potentats de Riyad (jusqu'à ce jour, c'est là que massivement on massacre), comme les armées impérialistes et coloniales, ce n'est pas faire justice mais s'abaisser au niveau de ceux qui doivent être punis.

Devant la barbarie, les pratiques déshumanisé des auteurs des crimes la question de la peine de mort ne pouvait pas ne pas être sujet de débat.

Pour Canaille le Rouge, arriver à une affirmation claire n'a pas été simple. Mais au bout de la réflexion,  la position est claire. On ne peut être contre la peine de mort et accepter des entorses à cette position de principes.

Si elle veut se garder un horizon, la collectivité des hommes ne peut s'abaisser à manier les pratiques de ceux qui en usent pour la détruire. Les peines si elle doivent être exemplaires, les conditions de leurs exécutions tout autant, ainsi que la garantie durable de l'impossibilité pour les condamnés de pouvoir récidiver, la peine de mort outre qu'elle fabrique des martyrs idéologiquement engrais pour la culture du pire, elle n'est pas admissible tant elle rabaisse au niveau de ceux que la collectivité des hommes doit juger. Neutraliser n'est pas tuer.

La France en la matière à une double expérience : celle de ses criminels de guerre, génocidaires, de l'empire colonial et les guerres menées pour cela, aux persécutions sur le territoire métropolitain et en Afrique du nord durant la seconde guerre mondiale.

Nos galonnés tortionnaires coloniaux ou collabos massacreurs de populations civiles serait-ils moins coupables qu'un fou de dieu fanatique partant aux cotés des alliés et suppôts de ceux qui nous achètent des armes pour massacrer les populations civiles ? 

Pourquoi laisser appliquer en 2019 une rigueur pénale que notre pays, pour crimes équivalents  de ses ressortissants n'a jamais eu à l'époque où la peine capitale était une pratique "habituelle" ?

Combien de miliciens, d'anciens membres de la SS de nationalité française sont morts dans leur lit après avoir retrouvé des droits civiques (pour ceux à qui ils avaient été ôtés) ?

N'est-il pas curieux de remarquer que c'est parmi ceux qui alors y ont échappé que se recrutent les plus chauds partisans de peine de mort pour ceux qui ont poursuivi au 21e siècle leurs propres pratiques du 20.

Comment ne pas relever que la France s'est félicitée (à juste titre) que le tribunal pénal international ne pratique pas la barbarie du talion pour des génocidaires patentés (Rwanda par Exemple) mais ne mobilise pas toutes son énergie pour que d'autres génocidaires échappent à la peine que ne subiront pas (et Canaille le Rouge s'en félicite) les protégés des pouvoirs occidentaux dont la France.       

L'argument de la souveraineté judiciaire des pays où siègent ces tribunaux est-il recevable de la part de ceux qui se démènent pour faire pression sur le système judiciaire de pays jugeant d'autres types de crimes et délinquances ? Les principes sont-ils à géométrie variable ?

Exiger l'humanisation d'une détention pour un escrocs de haut vol bien en cours quand ont abandonne des enfants et leur mère, certaines certes coupables, est-il digne de la France ?

Exiger du Japon des adoucissements de son droit pour un capitaine d'industrie failli et rester silencieux ou faire le minimum  pour d'autres de ses ressortissants quels critères moraux pilotent ces démarches?

A moment ou nous allons commémorer les serments des survivants au nazisme, après avoir vu le déboulonnage des dictatures génocidaires du 20e siècle, ce ne sont que quelques réflexions que jamais La Canaille, n'aurait pu penser qu'elles puissent devoir redevenir sujet de débat. 

 

 

 

La peine de mort, c'est comme les barricades, il n'y a que deux côtés. Vouloir rester du côté de l'humanité ne conduit pas à absoudre les assassins de leur crime mais, en exigeant un châtiment qui ne marque pas l'humanité de la tâche que ces inhumains n'ont pas hésiter à imprimer, à faire le pari de vaincre la barbarie sans avoir recours à ce qui fonde les pratiques de celle-ci.

 

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