Le Peuple et les statuts ou le Monde et les tribunes? Canaille le Rouge préfère Le Peuple.

Publié le 22 Avril 2019

Après une tribune parue dans le Monde

signé de l'ex Secrétaire Général de la CGT

Le Peuple et les statuts ou le Monde et les tribunes? Canaille le Rouge préfère Le Peuple.

Avant même d'aller sur le fond d'une déclaration de l'ancien secrétaire général de la CGT qui ne surprend pas Canaille le Rouge, quelques observations.

Il va de soit que comme tout syndiqué actif ou retraité Bernard Thibaud a parfaitement le droit d'émettre une opinion et de donner son point de vue dans le débat d'orientation*. À la CGT chacun compte pour un, mais que pour un. C'est d'ailleurs ce qui s'était passé quand le CCN de la CGT a appelé à voter NON au traité de l'UE en 2005 quand le secrétaire général de la CGT d'alors, lui, pesait plutôt pour un vote oui.

Ensuite, la pratique statutaire veut que ces débats se tienne soit dans le cadre de la tribune de discussion ouverte avant le congrès soit dans sa structure de base d’organisation en occurrence sa section de retraité de son syndicat de rattachement.

L'histoire démontre que rarement voire jamais l’intérêt du monde du travail n'a jailli des presses possédée par le grand capital.

Enfin rappeler à l’ancien secrétaire général de la fédération des cheminots ses interventions lors des congrès statutaires où il était en responsabilité quand devant la demande de revoir la représentativité des sections de retraités dans les organismes de direction, il rappelait que la nature du salariat et les conditions de la lutte revendicative faisait que c'était avant tout aux actifs de porter l'orientation ce qui est singulièrement indispensable pour mener l'action au plan international. Lui comme La Canaille sont retraités et donc aux deux de se plier à ce principe qu'il avait fait admettre.

Cela étant dit Canaille le Rouge ne fera que rappeler ce qui est sa position depuis des années : le bilan de la CES demande un débat au regard des objectifs revendicatifs définis par la CGT dans ses congrès. Un bilan qui examine les potentialités et la façon dont celles-ci ont été utilisées. Regarder si les positions de la CES ont permis un combat efficace voir un combat tout court contre le capital et ses appendices politique au sein de la commission, les orientations antisociales du Parlement européen. Le cadre statutaire de la CES a-t-il garanti l'indépendance des choix fait ou ont-il été inscrits dans la logique d'un traité que notre peuple à massivement rejeté ?

Poser la question de quel syndicalisme international les salariés ont-ils besoin en contournant ces données tord la possibilité d'un débat réel et serein tel qu'il doit se mener dans nos rangs. 

En l'interpellant à partir de notre profession commune, quel positif établir venant de la CES concernant les services publics, le transport ferroviaire en particulier de quelle avancée la CES peut-elle se targuer ? 

À la lumière de ce débat Canaille le Rouge ne demande pas une sortie de la CES et une adhésion simultanée à la FSM . Ce serait oublier une étape décisive et passer d'une inclusion organisationnelle à une autre au plan international. Non. D'abord regarder notre propre histoire ce que la CGT a su et pu apporter à la dimension internationale à l'action revendicative comme syndicat de classe et de masse, ce qu'à sa place avec modestie mais fierté de son histoire elle peut apporter au combat émancipateur du monde du travail au plan international, les aides qu'elle en tirera pour sa propre action.

À partir de là établir des contacts sur des bases de luttes anticapitalistes et anti-impérialistes avec toutes les forces syndicales qui partagent cet objectif. Avoir des relations bilatérales permettant des coopérations avec les autres en tant que besoin.

La FSM s'est transformée avec des avancées que La Canaille considère comme positives si nous nous remémorons les objectifs initiaux de la conférence de Washington d'il y a 75 ans ayant conduit à sa création, puis les dérives et échecs que celle-ci dit vouloir dépasser.

Des coopérations de luttes dans des branches ont pu voir le jour via la CES. Sa direction a-t-elle joué son rôle de coordination et d'impulsion pour les faire grandir et les rendre victorieuses ou les a-t-elles contenues sur le terrain consensuel de l'acceptation de la concurrence libre et non faussée des traités permettant les directives antisociales ? 

C'est ce débat dont à besoin la CGT pas de quelconques tables de la Loi dictée depuis les rives d'un lac alpin ou des couloirs de Bruxelles. 

La façon de poser le questionnement , l'appel à se ranger sans débattre derrière une idée ne sont pas représentatif de l'histoire de la CGT et de la façon dont les choix doivent être fait. 

Oui, c'est d'un vrai de débat de congrès dont nous avons besoin pas de controverses par tribune interposée. Il est décevant de voir comment certains cherchent par ces moyens à s'affranchir du besoin d'en passer au débat dans les syndicats et les syndiqués. Cela s’appelle le respect du fédéralisme sans lequel il n'y a pas d'issue durable et efficace.


Mi Avril 2019

Délibérément ce propos n'intègre pas la dimension supplémentaire de voir celui qui à la tête de la CFDT ne fait que défendre le bilan et les méthodes brutales du pouvoir en France et est annoncé comme futur N°1 de la CES.

L'arrivé de Berger à la tête de la CES serait un casus belli dont on ne voit pas comment se dépêtrer sans rupture avec la CES ou risque de crise majeure dans la CGT.

Il est évident que Canaille le Rouge mise sur l'unité dans la CGT pour construire l'union et l'unité dans les luttes.

* il serait surprenant que le Monde traite sur un pied d'égalité les propos de Canaille le Rouge, qui ne le demande pas tant il continue de privilégier la démarche statutaire

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