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Paris brûle-t-il ?

 

Ou "quand le charcutier de Beauvau

fait son cinéma"

Paris brûle-t-il ?

Pour que les choses soit ici bien claires, il ne s'agit pas ici de prendre fait et cause pour les pratiques ayant eu lieu ce samedi à Paris.

Elles ne peuvent être représentative de la colère sociale -elle, légitime- qui s'exerce à travers le Pays tant autour des "gilets jaunes" que dans les entreprises, l'université  et les convergences qui se produisent,  mais bien de pointer que "black-blocs" et "groupes fascistes" tels deux bras d'une pince manipulée par le même opérateur interviennent à chaque fois que le pouvoir est en difficulté face à un mouvement social qui se renforce en durée, détermination et puissance.

Comment faire passer sa loi anticasseur quand l'ONU, les ONG internationales défendant les droits humains, le défenseurs des droits ont installé un rempart de protection pour empêcher Touthenmacronaparte de peaufiner son dispositif permettant d'interdire toute contestation sociale de sa politique laquelle met en pratique la définition du fascisme par Gramsci* ?

  • Verrouillage du débat d'idées avec les chiens de garde médiatiques.
  • Organisation d'une fausse opposition sur sa gauche.
  • Tapis brun déroulé pour sa faire valoir préférée d'extrême droite.
  • Organisation de la conquête du terrain historique de la droite classique, ne manquait que le détonateur.
  • Opération de type "nuit et brouillard idéologique" pour tout ce qui pourrait se mettre en travers des exigences du capital.

Vite les officines à la mode Daudet-Déat- Pasqua pour installer dans un lieu le plus médiatisable possible une provocation annoncée depuis huit jours sur tous les réseaux sociaux ; c'est à peine si Facebook ne diffusait pas le bristol à retourner avec la mention "tenue ultra sportive exigée, gilet de camouflage conseillé".

C'est bien connu quand on ne peut contenir un incendie, la politique de la terre brulée pour faire contre feu est la solution.

Le kéké des boites de nuit l'a bien compris quand il annonce revoir la "doctrine du maintien de l'ordre" en précisant pour que tout soit clair :

" Nous devons faire un retour d’expérience complet sur les événements de ces dernières semaines, de ces dernières années ", 

Il fait ainsi référence aux violence ponctuant certaines manifestations des Gilets jaunes, mais aussi aux manifestations autour de la Loi El-Khomri, ou à l’évacuation de Notre-Dame-des-Landes mais persistant délibérément à ignorer les actions fascistes et racistes diverses et variées à travers le pays où la doctrine du "Laissez faire ça nous sert !" est la boussole de son patron jupitérien et le cap qu'il trace à ses subordonnés.

Face à la "spontanéité" de cette convergence sur des positions préparée à l'avance, le vieil adage de la police à retourner à son ministre : "à qui profite le crime " et nous saurons qui en est l'instigateur, comment et par qui sont recrutés les acteurs et par qui ils sont payés.

*le fascisme est pour le capital la continuité de l'exercice de son rapport social d'exploitation dans des conditions où sa crise exige un état encore plus violent pour garantir sans contestation ses profits.

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