La photo

Publié le 5 Mars 2019

 

L'arme étant réputée non létale,

la question, elle, qui tue.

 

La photo

L'histoire se passe sur facebook. La photo ci dessus montrant de joyeux contribuables équipés de pieds en cape pour aller traquer les brins de muguets dans les bois de Chaville pendant ce printemps précoce, un déontologue de l'image s'insurge en posant la question certainement la plus pertinente que Castagner était en droit d'attendre :

" Elle sort d'où la photo ? " (sic):

Techniquement, à coup sûr d'un boitier. Vue la date de prise de vue, certainement numérique ; ou bien d'un de ces engins tout autant pixeloréférençables dont le rôle premier est d'établir des liaisons téléphoniques mais capable d’enregistrer de bonne façon des témoignages visuels de ce à quoi servent nos impôts.

Ce qui est très intéressant c'est que l’interpellant ne pose pas la question de ce qu'elle montre  ; chacun sait que tout à chacun peut se procurer en vente libre le matériel arboré par l'homme placé au centre, certainement un démonstrateur, la caméra vidéo permettant ensuite de faire l'article pour vanter le fait qu'on peu l'avoir à l’œil si on se débrouille bien.

Pas d'affichage trop ostentatoire; notons, n'est-ce pas curieux, que si le brassard est absent, tous ont lacets et chaussures du jaune fluo qui permet de les identifier comme étant, même sans gilet de couleur, infusant parmi ceux qui en porte un, à distinguer par leur bleus camarades casqués des fois que ça chauffe de trop près.

Donc en résumé la photo sort d'un appareil du même nom, de même que les photographiés sortent à coup sûr d'un établissement répertorié comme hébergeur de fonctionnaires en tenue bourgeoise ou en uniforme par les services du charcutier de Beauvau Castapon-Paner appelé commissariat.

Souvenir de ce que Canaille le Rouge alors en activité professionnelle devait savoir dans les années 70-80 , une instruction générale de la police des chemins de fer datant de 1837 les autorisaient à monter sur les locomotives des premiers trains alors circulant mais ordonnait qu'ils soient alors équipés d'un chapeau, d'un parapluie et d'une paire de gants. La mode a bien changée même si sous Touthenmacronaparte les pratiques ont si peu évolué. 

Rédigé par Canaille Lerouge

Publié dans #police, #repression, #provoc, #tenue bourgeoise, #mémoire, #manif

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